V. page 60, fig
forme conique : ce sont de simples morceaux de terre glaise, sans forme précise, appliqués sur l'embouchure du vase, sur lesquels on
Fig, 816, — Empreinte d*un cylindre (Abydos). 3/4 grandeur naturelle.
Fig. 817. — Empreinte d'un cylindre (Abydos). 3/4 grandeur naturelle.
Fig. 8r8. ^ Empreinte d'un cylindre (Abydos). 3/i grandeur naturelle.
a imprimé, comme de coutume, divers cylindres. L'un d'eux (fig. 816) donne le nom de bannière simple 1 1 , les autres (fig. 817 à 819),
le nom plus complet ll^^4»" *; le dernier porte les mêmes
I. La seconde partie du nom, et tout spécialement les signes v^^i^ , servent
aussi tous seuls à désigner le roi, à en juger par une petite inscription trouvée dans
le même tombeau, qui nomme un particulier avec le titre V <=^^J| K^^ ^^ « ^^cteur en chef du roi ». T T
signes qui, cette fois, ne sont plus renfermés dans une bannière, mais précédés simplement des titres de roi de la Haute et^Basse Egypte et de seigneur des diadèmes du vautour et de Turaeus
f ig. 819. — Empreinte d'un cylindre (Abydos), 3/4 grandeur naturelle.
MM PâMIIEp
Gi.J.
Fig. 820. — Empreinte d*un cylindre (Abydos). 3/4 grandeur naturelle.
Fig. 821. — Empreinte d'un cylindre (Abydos). 3/4 grandeur naturelle.
(fig. 820). Tous les autres portent au-dessus de la bannière, non pas comme d'habitude Tépervier seul, mais celui-ci accompagné de l'animal typhonien, groupe qui doit indiquer aussi la souveraineté sur les deux parties du pays. Deux de ces cylindres nous donnent en outre, cartouche, non crénelé cette fois, mais pas encore muni de
sa barre inférieure ; il est conçu ^
[, nom sur lequel j'aurai à
revenir plus loin. Toutes les inscriptions semblent, comme celles que nous avons vues plus haut, appartenir non pas au roi lui-même, mais
Fig. 822 et 823. — Jarres d'albâtre (Abydos). 1/9 grandeur naturelle.
à des fonctionnaires, étant donné que des titres qui n'ont rien de royal accompagnent toujours les bannières ^ Il en est de même d'un sixième sceau (fig. 821) dans lequel les noms du roi ne se trouvent pas.
En fait de vases, les plus beaux que M. Amélineau ait trouvés dans cette tombe sont deux grandes jarres d'albâtre absolument intactes, l'une de près d'un mètre de haut (fig. 822-823), l'autre, ornée sur la panse de cordelettes, comme celles qu'ont encore aujourd'hui au
I. Plus particulièrement le titre Jjvi si fréquent sous TAncien Empire, et qui n'a pas encore pu être lu et traduit avec certitude.
Caire les porteurs d'eau. Outre cela, on y a encore recueilli un bon nombre de vases d'albâtre de plusieursformes diverses, jarres, gobelets, coupes, et une quantité énorme de fragments de la même matière et de pierres dures diverses. C'est en albâtre aussi qu'est cette sorte de caisse rectangulaire dont nous ne pouvons savoir exactement Tusage (fig. 824) et qui devait être munie autrefois d'un couvercle de la même matière.
Fig. 824. — Cuve d^albâtre (Abydos). 3/i6 grandeur naturelle.
Fig. 825* — Fragments de terre émaillée en bleu (Abydos). 1/2 grandeur naturelle.
Parmi les nombreux silex trouvés dans diverses chambres du monument, la plupart sont assez grossiers de travail; les plus intéressants sont une douzaine de grands tranchets ou couteaux à queue, semblables à ceux déjà figurés dans te volume, et d'une exécution parfaite.
Les fragments sans apparence que représente la figure 825 sont cependant du plus haut intérêt : ce sont les plus anciens exemples
connus de cette terre émaillée en bleu qui joue un si grand rôle dans rhistoire du bibelot égyptien. Ceci prouverait en faveur de Topinion si vivement combattue dernièrement, que les carreaux de faïence verte et jaune qui ornent les parois de la chambre funéraire du roi Djeser, dans la pyramide à degrés de Sakkarah, sont bien de Tépoque de ce roi, soit de la III* dynastie*.
llneresteplusàciter,enfait d'objetsprovenantdu nouveau tombeau d'Omel-Ga'ab, qu'une très nombreuse série d'instruments de cuivre*
1. La porte de ccUe chambre, ainsi qu*unc parlie de son entourage en carreaux d'émail est actuellement au Musée de Berlin, où elle a été apportée par Lepsius. M. Borchardt,qui neconnaissaitpasd*émail sousTAncien Empire, croit que cettedécoration ne remonte qu'à la XXVI« dynastie {Zeitschrift fur Aegyptische Sprache, XXX, 83). Cette opinion avait déjà été émise antérieurement par M. Sicrn {Zeitschrift, i885, p. 90, note i). Des dessins représentant la chambre se trouvent dans Minutoli, Beise zum Tempel des Jupiter Ammon, pi. XXVIII et dans Yaleriani, Nuova illustratione istoricomonumentale delV Egitto, pi. C. (croquis colorié de Segato).
2. Je ne puis mieux faire [à ce sujet, que de citer in extenso la communîcation*de M. Berthelot à l'Académie des Sciences dans la séance du 24 mai 1897 {Comptes rendus de r Académie des Sciences, CXXIV, p. 1119-1125) : Histoire des sciences. Outils et armes de l'âge du cuivre pur en Egypte ; procédés de fabrication, nouvelles recherches par M. Berthelot :
« M. de Morgan m'a adressé, le 28 mars dernier, de nouveaux objets, les uns trouvés par lui, et d'autres par M. Amélineau, remontant aux âges les plus anciens de l'Empire égyptien : le tout m*e8t parvenu le 10 avril •
« Sur l'origine de ces objets, je ne puis que m'en remettre à la garantie de M. de Morgan, dont on connaît la légitime autorité en ces questions , la date ne pouvant être rendue absolument certaine que dans le cas où des objets de ce genre portent des inscriptions, telles que celles du sceptre de Pépi I«' en Egypte, ou bien de la lance du roi de Rish, à Tello. A défaut d'une inscription sur l'objet môme, la certitude, ou plutôt la probabilité, résulte de l'examen des objets trouvés dans la même tombe, jointe à la démonstration, que la tombe n'a pas été violée à des époques postérieures, comme il est trop souvent arrivé en Egypte ; les voleurs ayant pu y introduire ou y abandonner des instruments et objets divers, contemporains de leur temps.
u I. Le premier objet que j'ai examiné et le plus ancien est une sorte de cupule métallique rougeâtre, trouvée à Négadah, dans une sépulture royale extrêmement ancienne, en compagnie de divers objets et de courtes inscriptions en caractères très archaïques. Parmi ces objets figurent de longues lames de silex taillées, des animaux en ivoire et en cristal de roche, des vases d'obsidienne et de terre cuite, et quelques fragments d'or : ces antiquités seraient les plus anciennes connues en Egypte. La sépulture qui les renferme était composée de vingt-sept chambres; elle n'avait pas été spoliée, mais complètement brûlée, peu de temps après l'inhumation.
« Voici les résultats fournis par l'objet de cuivre que M. de Morgan m'a adressé.
« C'est une cupule de forme circulaire; elle présente à sa partie supérieure un diamètre de o'n,o52 dans une direction, de o",o54 dans la direction rectangulaire ; le rebord est plan sur une largeur de o™,oo5 à o»,oo6 et une épaisseur de o",ooi; puis l'objet est creusé en forme de coupe, profonde au centre de o™|Oio en tout, à compter depuis
et tout d'abord des vases, deux en forme de jarres, comme ceux d'albâtre (fig. 826 et 827) dont Tun est muni d'une anse mobile, et deux
Fig. 826 et 827. — Vases en cuivre (Abydos). 1/6 grandeur naturelle.
In surface supérieure du rebord, c'est-à-dire de o",oo6 au-dessous du plan inférieur imitant le rebord qui vient d'être signalé. L'épaisseur du métal au fond est de o™,oo5. L'objet est en outre recouvert d'une double patine : l'une verte formant enduit, l'autre blanche, irrégulièrement répartie.
« Cette cupule est fragile, c'est-à-dire facile à briser ; sans doute par suite de la desagrégation du métal, résultant de ce qu elle est oxydée à cœur. En effet, elle est constituée par du cuivre métallique en grande partie transformé en protoxyde. La matière ne renferme ni arsenic, ni autres métaux en proportion notable.
« L'enduit vert contient du chlore, de l'acide carbonique et du cuivre, c'est-à-dire de l'atakamite (oxychlorure) et du carbonate de cuivre. L'oxychlorure de cuivre a servi d'intermédiaire à la transformation du cuivre en protoxyde, conformément à un mécanisme régulier, que j'ai dcûni par des expériences et qui préside à l'altération progressive et continue des objets de cuivre archaïques, soit sous terre, soit même dans les musées. La portion superficielle de la patine, dans les régions blanchâtres, renfermait du carbonate de chaux, du sable et une trace de chlorures.
a Quelle était la destination de l'objet que je viens de décrire? C'est ce qu'il est difficile de décider, en l'absence de tout autre en relation avec lui. Toutefois, il semble difficile d'admettre qu'il constituât un ensemble à destination propre (sauf le cas d'amulette?;. C'était sans doute un appendice rattaché à quelque chose plus importante, formée de bois ou d'une matière organique (étoffe, cuir, etc.), qui a disparu : par exemple, Vumbo d'un bouclier, ou l'ornement de ces armes en bois, usitées chez les anciens Egyptiens, à Tépoque reculée où les métaux étaient encore trop rares et trop précieux pour être prodigués. En tout cas, l'absence de Tétain doit être notée.
« Les objets qui suivent ont été découverts par M. Amélineau, à Abydos, dans une tombe très ancienne , quoique probablement plus récente que celle de Négadah,
« II. Le plus important, sans contredit, est une hache plate, rouge, dure et compacte, un peu oxydée et vert-de-grisée à la surface; elle pèse 465 grammes. Je la mets sous les yeux de rAcadémie : elle est constituée par du cuivre à peu près pur, sans étain, ni p!omb, ni arsenic. La patine renferme, outre le cuivre, du chlore, de l'acide carbonique, de la chaux, un peu de sable. Mais la masse principale a conserve la dureté et la ténacité métallique. Elle est faiblement oxydée.
autres, plus petits (lig. 828 et 829) avec un bec recourbé, double et simple. Les autres objets de bronze sont d'une autre nature : en
8iâ SiO
Fig. 828 et 829. — Vases en cuivre (Abydos). i/3 grandeur naturelle,
tt Voici quelles sont les dimensions et dispositions de cette hache. Elle est en forme de carré long, dont deux angles fortement arrondis. Le dos delà hache, haut deo™,i3o, est rectiligne, un peu renforcé vers son milieu. En haut et en bas, il est coupé ù angle droit par deux autres côtés, rectilignes sur une longueur de o™,o8o environ, puis s'arrondissant de part et d'autre, pour former le tranchant ou quatrième côté. La distance entre le milieu du tranchant et le milieu du dos, c'est-à-dire la largeur maxima de la hache, est de o™,o85. L'épaisseur moyenne de la hache est de o™,oo4 à o°™,oo5 environ, assez uniforme, sauf vers le tranchant, qui s'amincit au centre jusque vers o"*,ooi, dans son état actuel, sans doute émoussé.
a Ce qui caractérise surtout cette hache plate, c*est son mode d'emmanchement. En effet, elle est percée, au milieu de sa hauteur, à une distance de 0*^,025 du dos et de o">,o5o du tranchant, par un large trou rond, d'un diamètre égal à o",oio, Ce trou servait évidemment à fixer la hache à un manche solide, au moyen d'une forte cheville, enfoncée dans le trou.
« J'observerai encore que la forme de cette hache répond à celle de certaines haches primitives et préhistoriques, trouvées en divers endroits d'Europe et d'Asie, et constituées soit par du bronze, soit par du cuivre pur.
«A cet égard, sa composition est caractéristique de l'âge de cuivre égyptien, c'est-àdire d'une époque où le bronze, plus dur et plus résistant que le cuivre, n'était pas encore employé dans la fabrication des armes.
« Parmi les autres objets trouvés dans le môme tombeau, il en est qui sont également caractéristiques à cet égard et fort intéressants par leur mode de fabrication : ce sont des aiguilles et un ciseau, dont la destination exigeait l'emploi du métal le plus dur qui fût connu à ces lointaines époques.
a Quatre aiguilles et objets de cette ordfe figurent dans l'envoi de M. de Morgan.
« III. Je citerai d'abord une grosse aiguille cylindrique, longue de 0*^,080, épaisse de o™,oo2. Celte aiguille est formée par du cuivre à peu près pur. Le chas, aujourd'hui obturé par l'oxydation, est en forme de losange. Le corps de l'aiguille même porte du haut en bas la trace d'une longue fente, à peu près verticale, visible d'un seul c6té. Cette disposition est très intéressante, car elle montre que l'aiguille a été fabriquée au moyen d'une lamelle étroite de métal.
u L'ouvrier a d'abord aplati au marteau un morceau de métal, obtenu par la fusion du minerai, de façon à constituer une feuille, épaisse de o™,ooi environ, puis il a découpé
première ligne, une douzaine de grandes haches arrondies du côté du tranchant, percées d'un trou, carré ou rond (fig. 830) pour être
Fig. 83o. — Hache en cuivre (Abydos). 1/2 grandeur naturelle.
dans cette feuille une longue lamelle étroite, destinée à fabriquer l'aiguille, et il Ta repliée dans le sens longitudinal, en forgeant Taiguille proprement dite.
« Vers la pointe, la fente cesse d'être parallèle à l'axe, en prenant une direction un peu oblique ; sans doute dans le but de constituer la pointe avec une seule épaisseur de lame, sans l'alfaibir par quelque superposition. Ces dispositions rendent compte d'ailleurs de la structure canaliculëe, que j'ai signalée précédemment sur une aiguille de cuivre, trouvée par M. de Morgan dans la nécropole de Toukh.
« Léchas même de l'aiguille, dont j'ai parlé plus haut, a été obtenu par une fente longitudinale, pratiquée à la partie supérieure de la lame de cuivre. Les bords en ont été écartés, puis chacun d'eux incurvé sous un angle à concavité intérieure.
a L'ouvrier a ensuite rapproché les deux extrémités libres, de façon à former le losange, soit au marteau, soit peut-être en le brasant, de façon à laisser ouverte la partie centrale. Le trou de l'aiguille a été ainsi obtenu sans Temploi d'un agent de perforation.
« Il est intéressant de rencontrer, dès cet époque reculée, des procédés de fabrication des outils métalliques, semblables à quelques-uns des procédés encore usités de notre temps, par exemple dans la fabrication de certains tubes et canons de fusil.
u lY. Les mêmes procédés ont été mis en œuvre pour la fabrication d*un objet beaucoup plus volumineux qu'une aiguille, je veux dire un petit ciseau métallique, trouvé en même temps que les aiguilles. Ce ciseau est constitué par une tige quadrangulaire, longue actuellement de o*,o8u, mais dont la partie supérieure manque. La largeur est de o™,oo4, l'épaisseur de o™,oo2 environ. La partie inférieure se termine par un biseau tranchant, aplati suivant un plan passant par l'axe du ciseau et parallèle aux faces les plus minces ; ce biseau aplati a environ o™,oo5 à oib,oo6 de large sur autant de longueur ; il se termine par un tranchant, qui devait être fort aigu dans son état primitif ; actuellement, quoique en partie ébréché et oxydé, son épaisseur ne dépasse guère 1/3 de millimètre.
u Le métal est constitué par du cuivre à peu près pur (industriellement parlant), sans étain; mais il est recouvert de vert-de-gris et d'une série de points ou granules sail-
fixés à un manche en bois, comme les représente le signe très ancien Puis viennent une série très nombreuse d^instruments de
Fig, 83 1 à 84o. — Objets en cuivre (Abydos). 2/3 grandeur naturelle.
lants, composés par du protoxyde de cuivre, résultant de l'altération du métal ; aussi l'objet est-il devenu fragile, en raison de cette désagrégation.
c< La tranche du métal, examinée sur une fracture fraîche, décèle le procédé de fabrication. L'ouvrier a pris une lame de cuivre épaisse de o™,ooi environ et de la longueur convenable, il y a tracé deux sillons parallèles distants de o™,oo4i sur la longueur destinée à former Toutil. A droite et à gauche de ces sillons, il a coupé la lame parallèlement, à une distance de o™,oo2 du sillon; puis il a rabattu les deux côtés sur la portion centrale, jusqu'à ce qu'ils se fussent rejoints de façon à constituer un barreau ou tige quadrangulaire des dimensions signalées plus haut; peut-être a-t-il brasé ensuite la jonction. En tout cas, on en aperçoit parfaitement la trace rectiligne et parallèle à Taxe du barreau, sur la partie centrale de l'une des deux larges faces de ce barreau, à l'exclusion des trois autres faces. Cette ligne subsiste sur toute la longueur; mais en se recourbant sous forme d'hélice de façon à passer sur la face étroite adjacente, jusque vers le point où l'on arrive au biseau, point auquel se produit une légère déviation ; ce biseau étant constitué par la réunion des lames, aplaties l'une sur l'autre pour former le tranchant.
A En somme, ce ciseau a été fabriqué par le môme procédé que l'aiguille décrite précédemment : la réduction du métal en lames minces. Le travail de celles-ci était sans
toutes formes, tels que couteaux, ciseaux, perçoirs, hachettes (fig. 831- 840) ou aiguilles faites d une feuille de bronze tordu (fig. 841-850).
Fig. 84 1 à 85o. — Objets de cuivre (Abydos). 2/3 grandeur naturelle.
doute plus facile que la fabrication directe d'une barre massive, pour les ouvriers de cette époque.
« Y. Cependant, uu procédé de fabrication un peu différent, quoique toujours fondé sur l'emploi des lames minces de cuivre, nous est révélé par l'examen d*un autre objet de même origine, que j'ai trouvé parmi ceux qui Wont été remis et dont la composition est également celle du cuivre industriellement pur. Cet objet a la forme d'une aiguille canaliculée, longue de o»,o55, d'un diamètre de o™,ooi. Il est constitué par une lame étroite et très mince, tordue en spirale, formant plusieurs tours sur sa longueur. Sa disposition rappelle la fabrication des canons de fusil rubanés et celle du tube hélical, en acier fondu laminé à froid, employé aujourd'hui dans la fabrication des cadres de certaines bicyclettes.
« VI, Un objet similaire, long de o",o85 et épais de o™,oo2 est constitué aussi par une feuille métallique étrpite, tordue en spirale, mais dont les parois n*ont pas encore été rapprochées en un système régulier. Elle parait représenter le début de la fabrication. Elle est composée de cuivre, avec une trace d'arsenic.
a VII. L'envoi de M. de Morgan renferme encore divers débris de cuivre, dont il n'est pas possible d'assigner la destination originelle, mais qui offrent ce caractère commun de représenter tous des lames ou fragments de lames, savoir :
« lo Un fragment triangulaire, irrégulier, en forme de triangle rectangle équilatéral, de o™,o3o sur on>,o3o, épais d'un millimètre : cuivre fortement arsenical ;
« 2** Un fragment plus grand, rappelant la forme de la hache ci-dessus, mais non troué; deo™,o6o au dos, sur o",o44 ^^ largeur maxima et o"*,ooi d'épaisseur : cuivre avec trace d'arsenic ;
« 3® Trois fragments semblables irréguliers;
« 4* Deux longues rognures de cuivre ;
« 5® Une très petite lame régulière, ou fragment de feuille.
« VIII. Je signalerai enfin une lame longue de o™,o85, large de o»,o5 à o"»,oo6, à bords irréguliers, épaisse d'un demi-millimètre : cuivre avec trace d'arsenic. Ce qui la dis-