‹ Recherches sur les origines de l'ÉgypteChapitre 6 sur 87 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

un grand nombre de coutumes ; mais la distinction entre les usages indigènes et ceux des Egyptiens pharaoniques ne peut être faite qu'alors que nous connaîtrons la vie des pré-Egyptiens. C'est de ces faits, qui ne les concernent pas au point de vue de l'observation, que les égyptologues seront appelés à tirer des conclusions.

Quant au parti pris avec lequel, suivant certain linguiste, je suis censé avoir écrit mon livre, l'opinion que j'émettais en 1895 démontre qu'il n'a jamais existé. Ce parti pris serait d'ailleurs partagé par les nombreux savants qui ont été témoins de mes découvertes, qui ont reçu sur le terrain les explications qu'ils désiraient obtenir, et qui, convaincus comme moi par les faits, se sont rangés à mon avis. Si ma bonne foi a été trompée, la leur l'a également été et peutêtre, d'ailleurs, que ceux qui s'arrogent le droit de juger de mon impartialité ne sont pas bon juges en pareille matière et obéissent à des sentiments personnels n'ayant rien de commun avec la science.

M. Amélineau, dont les découvertes à Abydos sont, sans contredit, de la plus haute importance, a eu tort, à mon sens, d'interpréter les documents dont il disposait en les attribuant aux dynasties divines. Je lui avais, sur le terrain, conseillé la prudence, l'incertitude sur l'époque précise des rois dont il venait d'exhumer les tombeaux. Il a cru devoir persister dans son opinion et la publier ; sa bonne foi ne peut être mise en doute, et, dans tous les cas, son erreur ne saurait justifier les termes dans lesquels son opinion a été combattue.

M. Flinders Pétrie, exécutant des fouilles dans des nécropoles de la même époque que celles explorées par M . Amélineau et par moi-même, a émis une opinion que je com-

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