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Pratiques d'embaumement.
Tous les crânes qui m'ont fourni des matériaux pour cette étude présentent, à un degré plus ou moins grand, des traces de procédés de conservation. Les marques extérieures sont très nettes sur la majorité des crânes de Beit-AUam, de Kawamil et surtout de Guebel- Silsileh. Elles ne manquent pas non plus pour les autres stations, bien qu'elles soient moins apparentes. J'y reviendrai tout à l'heure en examinant chaque série en particulier, mais je tiens, tout d'abord, à trancher une question de principe.
L*année dernière, dans la courte note que j'ai publiée sur les crânes d*El-Amra, en appendice du livre de M. de Morgan sur Les origines de VÉgypte *, j'avais affirmé que dans plusieurs des crânes, notamment chez les n**» 3, 7, 11 d'El-Amra, on trouvait des matières bitumineuses dans la cavité craniene et qu'elles y avaient été introduites par le trou occipital à défaut de toute autre voie. Le professeur Virchow émit, sur la valeur de mon observation, des doutes dont l'éminent professeur Schweinfurth voulut bien me faire part dans une lettre que je reçus le 18 février dernier. Je répondis au professeur Virchow pour défendre ma manière de voir et je puis ajouter que toutes mes observations, sur plus de cent crânes nouveaux, n'ont fait que corroborer mes premières observations et affermir ma conviction.
Il existait, le plus souvent, dans les crânes de l'époque de la pierre taillée en Egypte, des dépôts de bitume mêlés à la matière cérébrale, et jamais, je puis l'affirmer, ce bitume n'avait pu être introduit parla voie nasale. Il n y avait pas lieu de recourir à ce procédé parce que la matière cérébrale n'était pas extraite. On en trouve d'assez gros amas dans certains crânes (Kawamil, n^^ 5 M, 15 F, 32 M; Négadah sud, no» 1-26; Beit-AUam, n«8).
L'hypothèse d'une décollation préalable, que j'avais émise parce que l'observation des faits me l'imposait, se trouve vérifiée et confirmée par les explorateurs. M. Flinders Pétrie, dont le livre n'était