‹ Recherches Sur Les Ossemens Fossiles (volume 3)Chapitre 14 sur 73 · RONGEURS · texte numérisé non relu

RONGEURS

faille beaucoup que cette assertion ne soit exacte.

M. Kargy qui a décrit nouvellement carrières et toutes leurs productions (i), parle de trois espèces de rongeurs qui en auraient été extraites. L'une d'elles est, selon lai, ia souris domestique j dont on lui assura qu'on avait trouvé plusieurs individus; mais il reconnaît que l'échantillon qui lui fut montre pour tel dans le cabinet de M. Lavater^ n'était peut-être qu'une racine de cypérus.

Une autre est le muscardin , dont il doit y avoir un individu au cabinet de Mersbourg; il a cinq pouces de long, est tout courbé et comprimé I et ne conserve presque rien de ses membres; je voudrais donc qu'on eût dit comment on a pu reconnaître que c'était jost&ment un muscardin.

Enfin la troisième et la plus grande^ déposée dans le cabinet de M. Ziegler a Win« •teribur, la seule qui ait été gravée, et sur

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■ (1) Mém. de U Soc. des Kat. de Souobe, t. Iji p. 34 et S6.

laquelle nous puissions par conséquent donner nos propres conjectures, a été regardée par M. Jean Gesncr, comme un cochon d*Inde^ et rapportée aux rongeurs , seulement d'une manière générale, par M. Blumeabach; mais M. Karg soupçonne que ce pourrait bien n'être qu'un putois.

Il serait singulier que Ton eût pu regarder comme animal du pays le cochon d^Inde qui vient d'Amérique, et qui n'en avait sûrement pas été encore apporté en Souabe , quand les schistes d'OEningen se sont déposés; d'un antre côté, il est assez difficile qu'on puisse soutenir qu'un animal soit d'un pays quelconque, quand on n'est pas encore sur s'il est de Tordre des rongeurs ou de celui des «amastiers^ si c'est un putois ou un cochon ^Inde.

Cherchons donc à voir par nous^méme ce que ttMis pourrons y reconnaître.

Deux assez bonnes figures de ce fosôle ont déjà été publiées; la première, dans les Mémoires de l'Académie de Lausanne, tome m, page Si, où elle avait été envoyée par M. Wild; la seconde, qui représente la contrecpreuve,

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dans ceux deiaSociété^LesnaluralistesdeSoita^ be, où elle accompagne le Mémoire de M. Kai^. C'est ôelle-ci que nOHS avons lait copier à moitié grandeur, pi. 204 » %• 18, en y ajoutant, fig.Y4f latéiie, etfig. iS, le fémur, tous deux de grahdeurnaturelle, d'après la figure de Wild.

Depuis ma première édilion , j'ai vu dans le portefeuille dé M. Blumenbach , une troisième figure de ce même fossile et celle d'un autre individu qui , d'après sa grandeur, pourrait être de la même espèce , faites l'une et l'autre par Schellenberg , en lySS. J'en ai aussi objservé moi-même et fait dessiner sous mes yeux, au Muséum brîtannique, un troisième individu, provenant de la csoUection de feu le docteur Lavater. Il y en a aussi dans le 1»binet de Carlsruhe un individu mieux cour serve peut-être que tous les autres, et où l'on pourrait encore découvrir plusieurs os fort distinctife. Je l'ai vu en 181 1 , mais je n'ai pu ni le travailler ni le dessiner; c'est une tftdhe qqe j'invite les naturalistes chargés de ce cabinet, à toaloir bien remplir.

Toutes ces figures, tous ces échantillons montrent des traces de dents qui marquent un rongeur, sans aucune équivoque. Lès

l^andes incisives arquées^ les moiaîre9 Oûiïsi'^ posées de lames y paraissent bien exprimées-.

« c'était un putois ou tout autre eartiassier^ il serait bien extraordinaire que ses fortes ea« ojn^ et ses molaires tranchantm a'eufiseat point laissé de vestiges.

J'adopte donc l'avis exprimé par M. Blu^ menbacb , dans son Archœologia telluris , que c'e3t ici un rongeur {Scalpris dentatum )•

Mais lorsqu'il dit ailleurs que c'est une es* pèée-déterminable, tout en ajoutant que c'est un lif d^eàu ou quelque animal semblable , je pensé ({tiëee savant professeur va un peu trop loin.

Ce n'est d'abord point le rat d^eauf car là grandeur du squelette fossile est de près d'un qoart supérieure à celle de nos plus forts rats d'eau, et surpasse aussi plus ou moins celle du rat commun et du surmulot. Je ne trouvé dans le genre des rats proprement dits, à dents molaires simplement échancrées par les bords, que le rat de Java^ appelé perchai par Bufibn, que l'on puisse comparer à celui-ci pour la {prandeur} mais la fossile montre véritablement plusieurs caractères qui se tMliVétit dafls

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