OST£OLOGIE
en dedans pour former une apophyse, 69. qui porte la fourchette ^y^, (ig. 21 ; ensuite il y t une forte échancrure arrondie, g, âg. 6 et2i| qui marque le col de Tomôplate,
Au bout du col serait simplement , dans les autres quadrupèdes , la face articulaire j mais Tos se continue au-delà' en complétant une face articulaire concave, A, plus haute que longue, et se renflant ensuite pour former une partie inférieure, /i , épaisse et rhomboîdâje, qui s'articule avec la première pièce impaire du sternum, k^ Qg. 21, avec une autre pièce, m m, paire, dont nous reparlerons, et avec le manche de la fourchette', n*
Cet os en forme d'Y grec, que je compare i la fourchette des oiseaux , se compose dans les jeunes individus de trois pièces; une impaire, elle-même encore en forme "d'Y, et deux transverses qui complètent les branches et vont s'articuler avec les omoplates.
On voit très-bien cette division dans notre squelette d'ornithorhynque , où d'ailleurs ces parties sont les mêmes que dans Téchidné, sauf de légères variétés dans les proportions, et la division en deux moitiés de la pièce du
DBS MONOtRitMES. 2l85
Bttrnam qui porte Tos en Y. Voyez pi. aiS, %^ 5' et 6 9 où les lettres sont les mêmes que dans les fig. 6 et ai deFéchidné.
n est incontestable que ces deux pièces transverses représentent les clavicules. Quant i h partie de l'omoplate qui, après avoir con? couru à la formation de la foçse articulaire , lient s'appuyer sur le sternum , elle est tout uni incontestablement le représentant du tu* bereuleou du bec coracoide des autres quadrupèaËs. Ce tubercule concourt en effet constttKnent à la composition de la face articulaire deTomoplate; et il y a long-temps que j'ai prouvé que, dans les oiseaux c'est son analogue qoii après avoir aussi concouru à cette conformation, va s'articuler au sternum , et avait été|.à cause de cela, considéré à tort comme hdavicule par les anatomistes qui m'ont précédé.
DkBS les. lézards, il y a aussi un os en Y corn* posé de trois branches.
L'os coracoide y est également fort développé, et s'y appuie de même contre le sternum. 1 y donne même une branche qui va s'appuyer ontre la branche latérale de l'os en Y, c'est-
a86 OSTÉpLOGIE
ii-(lirc contre la clavicule; mais ce qui estpkl remarquable, une troisième branche de flU os porte un cartilage plat et large en formeà rroÎHsaiily qui repose en partie sur le manche flo los en Y 9 et représente parfaitement k piÎH^c (pie nous avons marquée m dans M monotrèmes.
Ainsi il n*y a {lointdedçutequerépaûte^ nos monoirèuies ne soit formée sur lemodib de wlle des lézards beaucoup plus quedd mammifères (i).
Lii oomplication que nous avons obsemiB dans la disposition du sternum et de la clavh culo du oabassou n^offre qu'une analogie ap* patvnto , où tout au plus la première pièce da slornuuî pourrait élre considérée comme reprôsoiitani lospooe de manche de Tos en Y.
vT Siv SvorAitl Home a neprtWnié la stmcnire ibgD' lït^iv *hi stiM'num ii»' roir.-.thoihxnque dass les Tia>»« l^h•.U^s. *îi* iSlS. v'. 11. i;.;. iî . cî >î. iVotYrov-Saùit-
DES MONOTRÊMES. a!&*J
Ce manche est en effet dans les lézards^ aussi bien que dans les monotrèmes, une partie du sternum.
L'humérus (pi. 2\^ et 2i5, fig. 7^ 8 et 9) est aplati dans un sens à sa partie supérieure, et dans un sens contcaire à l'inférieure , mais trèfr^largi à toutes les deux.
La tête articulaire supérieure est comprimée, et sa position dans la fosse articulaire de Tomoplate empêche le corps de l'os de s'éloigner de la direction horizontale; en sorte que son bord inférieur se trouve à peu près dans une position verticale.
On dirait qu'il y a deux crêtes deltoïdales.
Le condyle interne est surtout singulièrement dilaté ; le trou qui le percé dans un si g^nd nombre d'espèces existe ici , mais presque au milieu de la largeur de l'os.
La face articulaire inférieure n'occupe guère plus du quart de la largeur de l'os. Elle offre une petite concavité en dehors et vers le dedans une convexité hémisphérique en avant, et qui 8Ç oontourne en se rétrécissant vers le derrière de l'os. La concavité et la convexité antérieures sont pour le radius , dont la tête est oblongue,
riSâ OSTÉOLOGffi -*
et a en dehors uti rebord pour cette obneà-
vile.
La convexité postérieure est pour le cubitus (fig. 10^ II et 12) dont la facette agoudde est simplement creusée en cuiller.
L'olécrâne/ un peu relevé » est dëprin^ transversalement y tronqué obliquement ^ de manière que son angle interne est ïe plus saillant. Le i*este du cubitus est comprimé et
concave en dehors.
Le RADIUS est grêle , assez rond et renflé aux deux bouts. L'articulation des deux os eaxn eux permet quelque rotation.
Le cARPa(fig. i3) rappelle celui des «carnas^ers.
Il n*y a qu'un seul os pour l'articulation avec le radius ; et l'os scaphoide ( si c'en est un) est rejeté en arrière comme un os sur- .numéraire ; il ne s'articule que très^pdu avec la face postérieure du radius et nullement avec le trapèze. Ni le tràpézoide ni le grand gs ne sont divisés. Le métacarpien du petit, doigt toucha à f unciforme. Lé pisiforme est médio* crement saillant , et l'on trouve sous la paume de la main tantôt un, tantôt deux os surnu-
DES iioitATRàifEs. dSg
reSy qtii résaltent, comme flans les \p -de rossification de partie des tendons Ichissenrs.
I réohidné^ les métacarpiens et les deux ers rangs de phalanges sont singulièreoqarts et gros ; ik sont plus grêles dans Jlpiiiy nque. Les nombres des phalanges es mêmes qu'aux autres mammifères à ioigts^ deux au pouce et trois aux autres.
{Proportions des doigts forment une main rt arrondie dans Téchidné; les ongles sont ;rands, déprimés et mousses. Dans Forrhynque^ ils sont plus grêles et pluspoin* lais déprimés et nullement crochus.
ARTICLE III
De l'extrémité postérieure.
ÉASsiif des monotrèmes (pi. ai4 et diS, 4) ne ressemble point à celui des repmais bien à celui des marsupiaux ^ du là l'égard des os surnuméraires articulés PUBIS et enchâssés dans les muscles du
ntre.
viix. 19
2Çp OST£OU>GIB
Leur |iUc^ es|t la wêipe, et ils soui autant §t mi^HX prononcés que ceux d'apcan d^dat phe f surtout par la largeur de leur bas^, qnj occupe presque tout le bord antérieur do pubis. '
Sn dehors de ces os le pubis dotirie , dails rornithorhynque, encore deux apophyses poiih tues , Ttine dirigée en dehors, l'autre eti avant L'os des îles est court , prismatique , peu élargi de son bord antérieur ; l'ischion ^sa tubérosité en pointe dirigée en arrière , et ne sç soqde point au sacrum compie dans d'autres édentés; les trois os concourent comme à l'ordipaire i la fosse çotyloide ; mais ce qui est remarquable, c'est que le pubis et I'ischion concourent également à la formation de la symphyse, en sorte que cette partie du bassin est fort lai^e et divisée en croix par leur suture. Les trous ovalaires sont médiocres et à peu prés ronds. La fosse çotyloide n'est point échancrée du côté du trou ovalaire ; mais, dans l'échidné , son fond ne s'ossifie point ^ et il y raste un grand trou dans le squelette.
L'os SACRUM se forme de trois vertèbres daD# l'échidné , et de deux seulement dans romithorbynque.
DES MONOTRBMES. ^a^I
Le FÉMUR (fig. i5 y 16 et 17) est courte large et fort aplati d'avant en arrière.
OaoB réehidné il descend de son grand trochanter le long de son bord externe une crête Baillante qui dépasse le milieu de sa lon*guauT) tout le bord interne est tranchant.
Dans Fornithorhynque il n'y a point de érête , et le petit trochanter est presque aussi saillant que l'autre.
Ia tête inférieure est beaucoup plus large transversalement que longue d'avant en ar-* rière. Sa poulie rotulienne est large , plate et nullement creusée.
Les crêtes du tibia (fig. 18^ 19 et ao) sont peu marquées; celui de l'ornithorhyuque est arqué , et cet animal tourne ordinairement sa jainbe comme les phoques et les lézards , de fliianière que les ongles se dirigent en arrière, et que le tibia et le pouce sont vers le dehors ^ le péroné et le petit doigt vers le dedans.
Le PERONE ( idem ) est droit , bien distinct et assez fort. Il a en dehors de sa tête supérieure une grande apophyse large comprimée qui s'élève de beaucoup au-dessus de sa tète , et
agjl osT£OLo6iE
qni doit donner aux muscles de dé c6të une insertion fort étendue.
On trouve quelque chose d'analogue dans les marsupiaux pédimanes, qui ont aussi le péroné fort élargi dans le haut et muni d'un os surnuméraire qui s'élève plus que sa tête.
Le TARSB (fig. 22), quoique singulier, a plus d'analogie avec les mammifères qu'avec les reptiles.
Celui de Féchidné a un astragale, un calcanéum , un scaphoïde , un cuboïde , trois cunéiformes et deux os surnuméraires ; l'un ai^ticulé en dessous y entre l'astragale et le scaphoide, et l'autre sur l'astragale seul , où il porte l'éperon venimeux qui caractérise les mâles de cette famille.
Dans l'ornithorhynque il y a un os de plus, parce que le cuboïde se divise en deux os , qui sont comme des cunéiformes pour le quatrième et le cinquième doigt : celui de ce dernier est le plus petit.
Le CALGANEUM dc l'omithorhynque a sa tubérosité courte et obtuse , et sa forme est presque carrée. Dans l'échidné sa tubérositéest pointue et dirigée vers le bord interne du pied , et presque dans le même sens que les doigts.
DES MÛNOTRÂMES. ^gS
L'astragale de rornithorhynque ( fig. ^3 et a4 ) présente une poulie à deux gorges sail* lantesau péroné et au tibia; et sur la face interne une fossette dans laquelle entre une pointe un peu crochue du tibia, comme dans les paresseux. ^
Les doigts ont les mêmes nombres d'os que dans les mammifères; les ongles sont plus arqués qu'aux pieds de devant.
ARTICLE IV
Des 08 du tronc.
Malgré les rapports de la partie antérieure da STERNUM et de Tépaule avec les lézards , le reste du sternum reprend dans lesmonotrêmes one composition analogue à celle des quadrupèdes. Ce sont des pièces successives et non pas une dilatation cartilagineuse comme dans les lézards, ou un disque composé originairement de cinq pièces comme dans les oiseaux.
J'en compte quatre sans y comprendre l'os en Y ^ ni là cartilage i^iphoïde, qui i dans Tor-^
^94 t>STéOLOGIB
nithprhynque , s'ossifie et en forme ané cioquiéme ; c^est donc six en tout.
Celle qui suit l'os en Y est plus large que les autres , et dans rornithorhynque elle portt des traces d'une division longitudinale.
La moitié sternale des côtes eet ossiftée comme l'autre, ainsi que dans les oiseaux, et s'y joint par une portion cartilagineuse; mais il n'y a pas cette apophyse récurrente aux côtes dorsales qui se voit dans les oiseaux. Dans la cinquième et la sixième côte de l'échidné la partie sternale est fort dilatée. Dans les cinq ou six premières fausses côtes elle est aussi très-dilatée, mais non ossifiée , et ces dilatations s'étendent jusqu'à la huitième dans l'ornithorhynque. Elles se recouvrent comme des tuiles.
Ijjes trois dernières Êiusses côtes n'ont q^e 4e fort petites portions inférieures dans œi ^eux genres.
Il y a dans l'échidné six côtes vraies et neuf fausses de chaque côté.
Dans l'ornithorhynque on trouve deux fausses côtes de plus; mais il n'a que deux verlombaires et l'échidné en a trois.
DES WOÏ^&tÈkMVS. âg5
Les deux genres en ont sept eertieales , oommë les mimiAîf&tes. Elles notti ^tes en déêMiit dtetts rëeiiiâné, et y portent nne crête Aitx)yèttite dftM romithorfa^nque. Iknd ce étfhi€ty1lAèû iijpi'Adnlte'ponf lesl âtittes os, <m ¥OiC Mieori? diétinetëttreni \eê Mitures qui unissent 'les âpophyties trknsverdës an corps de la vèMèbi'e; ntpl>ort tetisibte âtec léi reptiles.
Les quatre premières vertèbres dorsales de rornithorhynque ont aussi de petites crêtes en dessons qui manquent à Téchidné.
L'échidné n'a à la queue que douze verlcbres , promptement rapetissées en cône.
L'omithorhynque en a au moins Vingt, avec des apophyses transverses larges et dilatées, formant une queue déprimée comme celle du castor.
Les apophyses épineuses de tout le rachis sont en général peu saillantes, surtout dans rornithorhynque.
Les vertèbres autres que les cervicales ne conservent pas plus long-temps que dans les mammifères les sutures de leurs parties.
3g6 08TÉOLOGIB
L'os hyoïde de ces deux genres, que l'on aurait pu supposer en quelque rapport avec oelui des reptiles , est au contraire pour le fond un véritable os hyoïde de mammifères ; mais il se lie d'une manière singulière avec le cartilage thyroïde , qui lui-même est divisé d'une façon singulière en quatre lobes. Nous reviendrons ailleurs sur ce sujet curieux.
DBS MONOTR&MR$.
ensions des squelettes de Monotrèmes.
TÉTK.
I condylef occipiUiiz jusqu'au bord ur des m inciiifr
iitie la plus saillante d'uue a|iodu temporal k l'autre
ide largeur du crâne. .
lu crâne entre les yeux.
lu museau prise fers rextrémité de ture nasale
lu crâne depuis le bord inférieur idjlea jusqu'à la crête occipitale.
du muaeau prise au commence»
s routerture nasale
lu bord inférieur du trou occiptel 1 postérieur de la Todte palatme.
du bord ahéolaiio è
de la niachoire inférieure depuis ijrle aiticulaire jusqu^aubord an-
Oytll
o,oi5
o,o34 o^o3ii 0,011
o,oa5
o,oi3
5oo
OSTEOLOGI'E
Loognenr da radins.
Laigcvde si tête supérieure
ItL infSérieitie
Longaenr de U main piise an doigt médins. Laigenr des gûm| os dn métacarpe
nTEÈUTÂ POSTÉRIEURE.
Longnenr dn bassin depnis la crête antérienm de l'os des îles insan'an bord pos-
térienr de l'iscbion.
pos-
Distance entre la crête antérienre de l'os des îles et le bord antérienr de U cavité cotjlotde •
Largent dncol
Diamètre de U cavité cotjloîde, LoBgnenr dn tron ovalaire. • • , Sa largenr. • b • • ^ ; • • • • .
Longueur de la sympbyse. • • .
Longnenr dn bord compris entre la sjmpbyse et U tubéroiité de nschion. . . .
Distance entre les épines externes de l'os des iles
Id, les bords antérieurs dcsca-
▼ités cofjloides « . . . .
o,o38 OyOi3 OyOi4 0,010 0,008 0,017
o,on9
o»oo4
o^oi3 o,oo5
Oy006
0,006 o,oo5 o,oto
o,oso
hËÈ uoncmàuEs.
Soi
ï cuire les extrémitét miénciiTet ■bérotités de rr '
ir de l'os mmiipUL
ir du fémur prise da toniiiiet du trochanter ta Imis da ooodyie ex-
) de la pins grande saillie de la tête I du grand trochanter
d'un trochanter à l'antre.
I de la tête. •.••••••••.
inférieure entre les denz condyles.
largeur de l'os • • .
X da péroné
r de Papophyse de sa tête snpéxienre.
ir dn tibia. . • • .
de sa tête supérieure
I dn pied prise an second doigt. .
AcilDHlk
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