‹ Recherches Sur Les Ossemens Fossiles (volume 3)Chapitre 29 sur 73 · OTO · texte numérisé non relu

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cgApiTRïi y.

DES OSSEMENS FQSfiliCB VPPBNTÉS.

Les edentes fossiles se réduisaient jusqu'à irësent à deux ; le megalonjx de M. Jeffer- (oa y dont on a déterré quelques os dans 'Amérique septentrionale , et le grand aninal fossile du Paraguay y auquel j'ai imposé le nom de megatherium, et qui appartient à in genre très-voisin du me^lonyx; mais je riens de recevoir une phalange onguéale qui, k elle seule , m'annonce un troisième genre ^ une troisième espèce , non moins remar- {uable par sa grandeur que les deux autres.

Nous commencerons par le megalonjrx, précisément parce que n'ayant qu'une partie 3e ses os, il donne une occasion plus évidente iVppliquer notre méthode fondée sur les lois des coexistences zoologiques.

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PREMIÈRE SECTION

SUR LE MÉGALONYX.

M. Jefferson , ancien président des États- Unis, dont les vertus et les talens ont fait le bonheur du peuple qu'il gouvernait et l'admiration de tous les amis de Thumanité, et qui joint à ces qualités supérieures un amour éclairé et une connaissance étendue des sciences, auxquelles il a procuré de notables ac*croissemens, est le premier qui ait fait connaître cette intéressante espèce d'animal fossile. Il annonce dans un mémoire lu le lomars 1797, à la Société philosophique de Philadelphie , et imprimé dans le t. IV , n® XXX, de ses Transact., p. 346, qu'on en découvrit les ossemens à une profondeur de deux ou trois pieds, dans une caverne du comté de Green-Briar, dans l'ouest de la

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Virginie. Il y a beaucoup de ces cavemes dans cette contrée, dont le sol, depuis les noiontagnes Bleues, est généralement de pierre calcaire, et qui ressemble par conséquent beaucoup aux cantons d'Allemagne et de Hongrie , où l'on trouve ces fameux ossemens fossiles qui appartiennent pour la plupart à des espèces d'ours dont nous avons parlé dans notre volume précédent.

Feu Washington avertit M. Jefferson de cette découverte le 7 juillet 1796, et le colonel John Steward lui envoya peu de temps après une partie des os que l'on avait trouvés. Il en reçut encore quelques-uns de M. Hopkins.de New-York, qui avait aussi visité ces cavernes ; mais le plus grand nombre fut enlevé et dispersé par différentes personnes.

Les os remis à M. Jefferson furent, dit-il , nn petit fragment de fémur ou d'humérus, un radius complet, un cubitus complet cassé en deux , trois ongles et une demi-douzaine d'autres os du pied ou de la main.

Comparant ces os à leurs analogues dans le lion , il trouve que le mégalonyx ( c'est ainsi qu'il nomme cet animal , et nous adopvnx, SO

So6 MBOALomrx.

terons ml dénomination ) ^ il troure , dis-je, qu'il derait avoir cinq pieds el quelque choie de faaut^ et peser environ 895 livres. 11 tn conclut que e'ëtait le plus grand des ongui» etilës^ et qu'il était peutrétre rennemi dd mammouth ( le mastodonte ou anioial fiMk file de rOhio), comme le lion l'est de Télé^ l^ant.

Il ajoute que les plus anciens historiens des colonies ahglo-américaines font mention d'animaux semblables au lion , et que rpn voit sur un rocher y à Tembouchure du Kanhawa dansVOhio^ des figures d'animaux qui doivent avoir été tracées de la main des sauvages, tant elles sont grossières , et parmi lesquellAs il y en a une qui représente le lion. Elle n'ft pii être prise du puma ou prétendu lion d^Amirique ( Felis discolor) , puisqu'il n'apas de trtniéré. Enfin des voyageurs , parmi lesquels il y en a encore de vivans, ont entendu pendant la nuit des rugissemens terribles qui effrayaietit les chiens et les chevaux. Ces récits et ces images ne prouvent-ils pas, ajoute M. Jefferson , l'existence de quelque grande irapèoe inconnue de earnassier dans l'intérieur de )\\s)érique , et cet animal redoutable bc serai tril pas précisément le mégtJoivfrx F

MÉGALONYX. ^7

, C'est à peu près sur des raisonncfi)ens de ce genre que feu M. Fayjas s'appuyait Iprsime^ dfiii nson Essai de Gëplogi^j 1. 1^ p. Sig, et avec sa légèreté ordinaire, il prétendait contester le rapprochement que j'arais £rit 4ç pft fuii/vial avec les paresseux. Iln^j vojfùt^ 4if|^-U^ que. Pafiiis 4*u(iç, méthode artificielle fjf^r çqiitTMttdre , pour aifisi dire, la nature à ^Ç P^r H' ^* fila^sijicqtipns factices qu^elle fie connut jamais j il soutint que ce/ animal fos^ sile, n^ ayant pu exister qu^en détruisant beau-cmêp\f^ 0 déi avoir uécessq^ireinent de grands nmfrmis Saiiaque et de défense contre d'autre animaux, etc. , ei que l^on ne pommait le metf^ sur la même ligne que les paresseux , ces êtres malheureux , faibles , indolens , etc.

Mais dèa ce temps-là il se trouvait des naturalistes habitués à une marche plus précise^ et qui avaient envisagé ces débris sq.us leur vrai point de vue.

Dans le même volume des Transact. de

Philadelphie , n*" LXXVI , on trouve une description de ces os, accon^p^gaée de ligures très-exactes, par le docteur Wistar, professeur d'anatomie à l'université de Pensylvanie. Cet homme habile ne manqua point de s'a->

So8 MEGALONYX.

percevoir qu*il devait exister quelque îogie entre ce pied fossile et ceux ^ ^-^ paresseux, tels qu'il les connaissait seuIemeÂt d'après la description de Daubenton ( i )•

Il est en effet très-facile^ surtout d*apréi les descriptions que nous avons données, dans nos précédens chapitres, des squelettes des paresseux, des fourmiliers et des tatous, de reconnaître

I® Que les animaux dont proviennent ces os fossiles n'étaient point du genre des l^is, ni même de la famille des carnasûers;

a? Qu'ils avaient en grand toutes les formes , tous les détails d'organisation que les paresseux offrent en petit , et quQ les effets de ces organisations devaient être semblables ;

5* Que s'ils s'en écartent en quelques points, ce n'est que pour se rapprocher des genres d'ailleurs les plus voisins, ceux des fourmiliers et de certains tatous;

4^ Que le rapprochement de ces animaux

(1) MTistar, loc. cit. , f. 530.

MEGALOMYX. SOQ

fossiles et des paresseux , et leur classification dans la famille des édeniés en général , ne sont pas arbitraires ni fondés sur des caractères artificiels I mais qu'ils sont le résultat nécessaire de l'identité intime de nature des uns et des autres.

Il est de mon devoir de témoigner iei ma reconnaissance de deux puissans secours qui m'ont mis à même de faire cet examen approfondi des os du megalonjx.

Je dois le premier à M. Peale» si célèbre par le beau muséum qu'il a formé à Philadelphie. Il a bien voulu m'adresser des plâtres moulés avec le plus grand soin sur les os indiqués par M. JefTerson, et m'a donné par là la faculté de les décrire tous de nouveau^ et d'en donner des figures faites sous des points de vue un peu différens de celles de M, Wistar.

L'autre m'a été fourni par feu M.

de BeauvoiSy membre de l'Académie des Sciences y savant botaniste et voyageur courageux, qui a bravé les climats les plus terribles pour augmenter nos connaissances dans les deux règnes organisés. 11 s'était procuré , pendant le séjour qu'il fit à Philadelphie ^ à 1^ suite

10 MBGALOMYX.

Ses premières révolutions de Sâdnt-DôimiH gne, deux morceaux trouvés daAs la mëinë caverne que ceux de M. JefFerson ; l*^ùn Aei deux, qui est une dent, était surtout imjpb'rtant f parce qu'il achevait de faire cdnnàiii€ la naturelle l'animal, déjà si bien annonce par seft pieds. M. de Beauvoiis a bien toulu tne permettre de dessiner ces deux pièces ^ et de les employer à compléter moh travail autant qu'il peut l'être.

Eiktrotis maintenant en matière; éi, pour det éfibt, ebiamitions d'abord les quatre os représentés de suite , fig. i , a , 3 , 4* U^ ^'^^ ticulent bien l'un avec l'autre , et forment les quatre parties d'un doigt; M. Jefferson et Mi Wistar les ont rapprochés comme nous.

I^i nous prenons la dernière phalange ou l'os onguéal, fig. i ^ nous ne pourrons méconnaître ses ressemblances avec l^os analogue d'uil paresseux ou d'un fburmilier , et ses différences de celui d'un lion ou d'uh tigre.

i^ La face articulaire a dans son milieti une arête bien marquée , qui en resserre fortement le ginglyme avec la phalange moyenne. Cela est ainsi dans les paresseux , dans les

MÉSALONYX. 3 ti

Jburmiliers et dans les cabassouSf doot les doigts sont toojcmrs plus on moins ^ênés. Dans les ohats^ qai ont toutes les artioulfttiipns de leqrs doigts plus libres^ cette arèto est presque effacée.

a* La partie supérieure de cette facette se prolonge plus en arriéra que Tinférieure; d'où il résulte que cette dernière phalange ne peut s'étendre sur ravantrdemière au-delà de la ligne droite , ni par conséquent se redresser et porter sa pointe vers le ciel , mais qu'elle peut se fléchir tout-à-^t en dessous.

C'est là un caractère particulier aux pare^'seux^ awLjbunniliers, qui tiennent leurs on* gles dans ce dernier état, et en posent la convexité à terre en marchant, lorsqu'ils ne s'en servent p«. Les doigts externes des ca-^ ia9saus partagent cette conformadoB. C'est tout le contraire dans les chats; ils redressent leurs ongles : aussi la facette de leur dernière phalange se prolonge*t-eUe en arrière à sa partie inférieure seulement , ce qui iait qif elle peut se redresser , mais non pas se fléchir.

S"* La plaque osseuse inférieure , percée de deux trous pour les vaisseaux sanguins

Si a MEGALONYX.

qui vont nourrir le périoste sous Tongle, est parallèle au tranchant de la phaL^igey et fait un angle droit avec le bas de sa fiioetie articulaire.

Cela est encore ainsi dans les paresseux et dans les fourmiliers f ainsi que dans les cabassousj mais dans les chats cette plaque est presque perpendiculaire au tranchant, et parallèle à la partie inférieure de la facette.

^ La hauteur de la phalange , mesurée en arrière^ ne fait guère que le quart de sa longueur, comvie dans les édentés que nous venons de citer; dans les chats ces deux dimensions sont presque égales , ou même c'est la première qui est la plus grande.

Je conclus de ces comparaisons que c'est ici un os onguéal de paresseux ou àe fourmilier^ ou tout au* pi us de cabassou.

Je peux en conclure autant et par les*mêmes raisons pour les deux autres onguéaux trouvés au même endroit et appartenant probablement au même pied , représentés fig. 5 et 9.

Quant à la forme générale de ce$ onguéaux,

hegalouyx. 5i3

c^est parmi \e& fourmiliers qu'on leur trouve le plus d'analogie : les cabassous les auraient obliques , les paresseux plus longs ^ et un peu canalicuiés au lieu de carénés qu'ils sont en dessous.

Ces trois phalanges onguéales sont fort inégales; la plus grande a o^iS de long sur 0,07 de hauteur;

La moyenne, o^ i5 sur 0;05;

La plus petite, 0,09 sur o,o35.

A cet égard l'animal fossile diffère également des paresseux et des chats , qui ont les uns et les autres tous leurs ongles à peu près égaux.-

Mais il se rapproche plus particulièrement des fourmiliers et des cabassous f qui les ont comme lui très-inégaux.

La première de ces phalanges n'a point de gaine osseuse à sa base.

La seconde en a un vestige d'un côté , qui part de la plaque inférieure , et s'élève parallèlement au corps de Tos jusqu'au tiers de sa hauteur.

Sl4 MÉGALOi^Y^-

La troisième en a une, aussi d'un c6të tiea*

lemént, mais qui s'élève ati- distons da dos

de Tos.

* Les paresseux f les cabassous, les fourmi'

tiers y ont aussi de ces gaines qui partent des

côtés de la plaqué inférieure et qui se réiré-

clssent vers le dos de Tos; mais ils en ont

des deux côtés et à tous les doigts.

Dans les chats ^ au contraire , ces f>;aliies s'élargissent vers le haut de l'os, et l'embrassent en s'unissant ensemble.

Nouvelles preuves que c'est iôi un des édenlés dont nous avons parlé y et non un chat

La seconde phalange, fig. 2, nous doDoe les mêmes indications.

1° Son articulation antérieure 6ftt en poo^ lie, dont le milieu est un canal très-profond, pour recevoir l'arête correspondante de l'ongtiéal. Dans le lion et dans tous les chats, cette articulation est en simple portioii de cylindre, sans aucun canal.

a"" L'os est à peu de chose près symétrique, et ses deux côtés à peu près égaux. Cela est ainsi dans les paresseux, dans les fourmiliers

HÉGALOIfYX. Sl5

et dans tons lés animaux t[ui né k^fedSefii pas l'ongle vêts le ciel ; mais les Ubhs et totis les chats ont à cet égard un caraotëre tmtt particulier. Comme il faut que leur dernière phalange^ qiUBtnid elle se redresse, trouve une place entre les avant-dernières , celles-èi ne sont jamais symétriques ; elles ont un côté concave et Tautre un peu convexe : on dirait que ce sont des os malades et déformés. On voit que ce caractère manque à nos os fossiles.

3* L'articulation inférieure fait une saillie arrondie en dessous , et cela était nécessaire pour que Fôngùéal, qààiVd II se fléèhit, pût tourner dessus comiinre une poulie; k même taison produit le ttiéme effet dans les édenlés susmeiltiotinés; mais cek n'était ^fc liécés* saire dans les thàl^^ bù l'ongiiéai . ilë pëttt se fléchir. Aussi le dessous de eettte atticUlMiôft ékt-il de niveati avec le reste du dessous ût l'ôè^

4'' En arrière de cette poulie, sous l'os, £At îin creul qui reçoit , lors de la flexion , l'extrémité inférieure de Tarticulation dé l'onguéal ; il n'y en à point dans le liDn} malè cielùi-ci a un tel creux en arrière, pour Un ligàiUeut ou pour uU tendon ; creux dont potre os fossile rôauque à son tour, lès

3i6 MEGÀLOAYX.

édentés que nous avons cités ressembleot encore au fossile par ces deux points.

Je conclus donc que cette seconde phalange est une seconde phalange de l'on de ces genres d'édeniés.

La même conclusion s'applique à la seconde phalange de la fig. lo^ qui parait avoir porté l'onguéal de la fig. 5.

La deuxième phalange de la fig. 2 a 0,075 de longueur.

C'est moins de moitié de la longueur de Tonguéal. Dans Vunau ces deux os sont égaui; dans Yaï et les fourmiliers le premier n'est que le tiers de l'autre. Ainsi notre fossile se rapproche plus sous ce rapport du paresseux tridactyle que du didactjle; mais par la grosseur de cette phalange c'est des fourmilien et cabassous qu'il se rapproche le plus.

La première phalange, fig. 3, est encore plus caractéristique que les deux autres ; elle sépare notre fossile de tous les animaux connus, pour le rapprocher uniquement des/wreiseux , des Jburmiiiers et des cabassous p etelk lëloigne surtout beaucoup des chais^

En effets dans le lion , comme dans tons les animaux, la première phalange est la plus longue; dans notre fossile , comme dans les pares^ seuXf dans le médius desjburmiliers et dans les doigts externes des cabassouset encouberts, c'est la plus courte des trois; sa longueur est la plus petite des trois dimensions. Elle ressemble à une plaque concave des deux côtés» et si Ton n*en voyait pas de pareilles dans les animaux que nous venons de citer , on aurait bien de la peine à la reconnaître pour une phalange.

U faut remarquer encore le canal profond de l'articulation postérieure de cette phalange» qui en fait un ginglyme serré sur Fos du métacarpe.

Le lion a cette concavité peu profonde et arrondie en tous sens, ce qui fait de son articulation une àrthrodie , et lui donne beaucoup plus de liberté.

Les paresseux sont encore plus mal partagés à cet égard que notre animal fosûle ; les os sésamoïdes s'y soudent à la partie inférieure I et y prolongent la facette articulaire au point de presque anéantir le mouvement de la première phalange sur le métacarpe. C'est ce qui fait que les deux os

5i8 M^kLùiiyx.

se soudent en un seul dans Taï, et que ks doigtai ne gardent que deux ^f^cles mahih^

Les fburmiliem ont de même cette phAlangtf extrêmement courte dans une partie de leii^ doigts , et dans le ^urmilier didaf^tftè elfe se seade aussi avec Tàge; mais ce n'est ^pÉB avec Tos du métacarpe , c'est avec la deuxième phalange que se (ait cette union; caractère distinctif très-essentiel : un autre^qui ne Test pas moins, c^est que cette forme n'a pas lien danstous les doigts, maisseulement dans le médius; les autres ont leur première phalange ^e formeordi naire, et elle reste toujours distincte.

JP^s unions eacore plus hétéroclites ont iieo dans les cabassous , comme nous Tavons vu en décrivant leur main.

Ainsi I les trois phalanges de ce ^igt fossile sont des phalanges d,e Yax^ des genres ou sons-genres d'édentés que nous avons allégués ; les mouvemens qu'elles peuvent exécuter l'une sur l'autre sont aussi gênés , aussi peu libres que ceux de ces édentés ; ils se font dan^ la même direction : tout le monde en conclura sans doute avec moi , que ce doigt est un doigt de Pwi de ces genres ou sous- genres.

L'osdu métacarpe , fig. 4; cstsingulieremen|

lfB4^ALpi«YX. $ig

gros et court. On juge par sa tête supérieure que 0'est le médius du côté gauche; oï\ y voît àmm facettes carpiennes , dont l'externe est plan étroite et finit plutôt en arriére; l'autre ^Moeqdçn avant et y est fort concfive, l^a^aoiilîé^térieu^ de son bordinterne est cpQtîg^f à me fiieftte iMrrondie qui descend sur le côté 4^ Tm pour l'articul^tioa avec un afitrp in^taoerpiea qui a été .trouva en même tejpps, et qui venait manifestement (le I4 mên^e main.

Celui-ci est représenté fig. 8; c'est à lui qii^ont probablement appartenu la deuxième phalange de la fig. 10 et la troisième de la fig. 5; mais on n'a pu les y lier faute d'avoir la première phalange, qui leur servait de moyen d^union. Sa tête supérieure est triangulaire; son bord interne est le plus grand ; l'antérieur est échancré. Il y a à Vup, des côtés de la tête supérieure une facette qui répond bien à celle du métacarpien du médius, et il est s^isé de voir que ces deux os étaient placés à côté l'un cle l'autre; ils s'écartaient un peu par le bas. Le second Cbt sensiblement plus mince , et monte un peu moins vers le carpe que celui du médius , mais il descend aussi bas vers les doigts ; et, d'après la grandeur des phalanges, les ongle» de ces doigts devaient avoir leur3

Saô BlRGALONYt.

pointes à peu près au même niveau. Ces dent métacarpiens se caractérisent bien pour mëtah carpiens de Tun de nos édenîés , par Tarêle mince et saillante de leur tête iniëriearBi arête dont la ligne antérieure est de plus pra* que droite, et permet par conséquent tréa-pea de mouvement ( dans le lion cette partie est ronde et large en avant, etc.); mais leur énorme grosseur et l'irrégularité de leor forme les rapproche infiniment davantage des fourmiliers et des cabassous.

Voilà deux doigts bien restitués dans leur totalité.

Il s'agit maintenant de savoir si le plas mince des deux était au côté interne ou au côté externe de l'autre, ou en d'autres termes si c'était l'index ou l'annulaire. D'après la comparaison que j'ai faite de ses articulations supérieures avec celles des animaux voisins, j*ai tout lieu de croire que c'était Y annulaire ; et cette circonstance aurait rapproché notre ^n\r vûdXàe^cahassous plus que des founni/ierSf ou c est rindex qui est le plus grjs et qui porte le plus grand ongle après le médius.

Une seconde question non moins importante serait de savoir de combien d'autres doigts

MiOALOMYX. 3^1

'deos-'là étaient accompagnés : j'ai pour le léopUYi^ir, 1 ** j£S faceitoS' que les dettx os ciieMUS eu métacarpe montrent aux côtés par li|K|iieb ils ne «e touchent pas entre eux; iT les os que Ton a trouvés avec ceux dont ntt» venons de parler; S^ l'analogie^des autres pansmux f fourmiliers et cabassousé

^our les facettes» il y en a à chaque os : celle de Tannulaire» qui portait le petit doigt ou son vestige, est médiocre; mais elle indique toajours l'existence au moins d'un tel vestige : ceMcdu médius est bien plus grande : il y avait donc un métacarpien (Pindex plus ou moins considérable.

les os , il y a d'abord ce troisième ongÉjâdde la fig. 9, qui prouve qu'il y avait au moins encore un doigt complet différent des denx que nous avons décrits. ^

Il y a ensuite un os de métacarpe, mais d'«M forme entièrement différente des autres, fig. II. Il est allongé; sa facette articulaire inférieure et simple est sans rainures; sa tête supérieure est élargie et présente une large facétie par où il devait s'articuler avec le métacarpien d'à côté, et qu'il ne serait pas imj)OSsible do raccorder avec la facette que celui du VIII. 21

333 ME6ALONYX.

médias présente a son index. NéaniDoins j'h^ sitais à admettre qu'il appartint à la méÀ main que les deux précédetia^ 'aashi Iob§tefmps que je n'ai pas connu les^lnajiM éos fourmiliers et surtout celles des cabassmu, L^inégalité des métacarpiens, d^à'ttéa-graâde dans les premiers , se troitve ékùs Ita aèooDds parfaitement analogue à celle que>nous observons ici. Leur métacarpien de l'index est de même plus grêle et plus long que celui Afï médius , et sa tête inférieure est aussi sans rainure.

Si l'on ajoute que l'onguéal de Findex dans ces animaux est très - semblable à celui de notre fig. 9» on regardera comme prolf^ble que cet onguéal et ce métacarpien de la fig. 1 1 s'appartiennent , et qu'ils appartiennent tous les deux à l'index de notre mégalonyx.

La facette que ce métacarpien de l'index porte sur la proéminence de sa tête supécieure indique qu'il existait dans cette main au moins un vestige de pouce , comme il a dû y en avoir un de petit doigt. M. de Beau vois m'avait communiqué un os que je représente à moitié de sa grandeur, fig. i4 » ^t qui pourrait bien avoir été l'un ou l'autre de ces vestiges. On lui

MÉGALOFIYX» SdiS

imt une facette en c , pour le niétàcart>lëh au- |tfél il adhérait; une autre en d, pour le MM» ; an a uttè empreinte d'insertion mmett*^ iMre ; et sa tenninafeoft inférieut^ b re^seM^ bla assea à oelié des autres os dtt métacarpe; l'artMMilatîion qu'oB y 'vôil indique quelle de*^ rait porter au miMus iln^ phalange. Cet as n'ett pas sans quelque rapport arec celui ffbiy danslecâ3â^5ou^ jtient lieu du métacarpe et des deux prëqiiéres phalanges du petit doigt . et il serait pdlB&lble qu^l eut le même oiSfice dans le Bjégaloxîyx.

D'après ces rapprochemens , le mégfilonyx aurait eu au moins deux doigts bien com-« plets^ le médius et Tannulaire; ils étaient gi*os^ courts^ armés d'ongles très-forts. Ûu index plus grêle y dont l'ongle était moins puissant^ les accompagnait ^ e t de plus il y avait au lAotos des vestîgaadu pouce e« du petit di^^igt ^ ce qui au total faisait inconAestablexDent une main d*édeniép et très-prohablemenC une malà piafs ▼oiiine de celle du eaias$oa qiie d'âmeuiie' autre.

Les dé de Tavant-bras ne peuvent pas notas fbarnir des caractères aussi frappàns que ceux daadoigtS; pailce que tes mouvement ftexiov

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