i4 1I£GAL0NYX
et d'extension ^ de pronation et dé siliMnatiûa que ces os déterminent, sont autant et plai parfaits dans les pat^esseux, et dans ipirluM fourmiliers que dans aucun carnassier ; 0^ pendant ces os sont encore assez fiuâles à reft connaître pour ce qu'ils sont , et sans aueoD doute 9 c'est au grand fourmilier que notre aninal ressemblait le plus par Tavant-brai.
Le radius du mégalonjrx est dessiné au tien de sa grandeur, de deux côtés, fig. 6*
I* Le contour de sa tête supérieure est circulaire comme dans les paresseux et dans le grand fourmilier. Dans les chats , ainsi qae dans les autres carnassiers, il est irréguliére' ment elliptique; dans les /^/oi/^, il est transversalement oblong.
2"* Sa partie moyenne et inférieure est for" tement aplatie et presque tranchante par ses deux bords , encore comme dans les par€9-' seux et \es fourmiliers. Il s'en faut bien qu'elle le soit autant dans les chats ni même dans les tatous.
3"* Dans les chats il y a vers le bas , au bord interne, une apophyse en crochet, qui est presque effacée ici, comme dans les paresseux^
MRGALOtnrx. Sa5
Cette différence tient à la mobilité dp pouce ^ans les uns , et à ion peu de mobilité ou à sa disparition dans les autres. C'est que c'est sur cette apophyse que passe le tendon de l'abducteur long du pouce.
4* L'apophyse interne de la tête inférieure est moins saillante que dans les chats ^ etc.
Ce radius du mégalonjrx a de longueur totale y 0,4s » largeur de la tête supérieure , Oyo6; vers le milieu ^ O;08; de la tête inférieure, 0;io5 ; petit diamètre de la têteinfé* rieure, 0,076^ etc.
II est à celui de Tunau comme 5 à :i , et triple de celui de l'aï ; mais il ne fait que les trois cinquièmes de celui .do mégathérium, qui a 0,76. Son rapport avec le tamanoir est aussi A peu près comme San.
Le cubitus , représenté aussi au tiers de ses dimensions, fig. 7, donne un résultat semblable dans sa compamson.
i** La facette articulaire humérale regarde le côté interne , comme dans les paresseux. Dans le iion, elle est plutôt dirigée vefs Texlêrne.
•^a6 MBGALONYK.
a* La facette articulaire radiale BtipériéiA est nn aimple disque rond , légèremeat eo»oave f r^rardant la face interne de Fos ^ enodke comme dans les paresseux. Dans le Uou^ émit une portion concave d'anneau.
St"" La tête inférieure n'e^t poii^t pi^^t^gée en dpux appphyses par une échaQctqre^^^ fonde comme dans le lîon; elle est simpfement tronquée par une facette carpienne ^Kkir que, etc., toujours comme dans les paresseux.
L'olécrâne est plus considérable et dirigé plas en dehors que dans les paresseux. Tonte la forme de Fos ressemble à celle de son ana*logue dans le mégatliériwn , mais il est beauçoiip mpins grand.
Il a de long o,5o, de hauteur verticale audetaiitde l'articulation aveoVhuméms, o,iS; la longueur de rolécrftne est de 0,08 ; la lap» geur de la partie inférieure^ 0,075. Le cubitus de Yunau n'est que d^ o,ig, mais celui du mêgathérium â 0,76, c'est-à-dire Un tiers de plus.
Le cubitus du tamanoir a o,2i{, oa un peu
mdjns de moitié.
Ainsi le radius et le cubitus , considérés séf
parement I ëtaht un radius et un cubitus de paresseux ou de ^um/i/'/Zer plutôt que de tout autPQ animal , je peux conclure à bon 4foit qoë r avant-bras , ainsi que le pieé^de devant , fôrment une fambe de devant de paresseux ou tout au plus de fourmilier j c'est-à-dire que toute cette portion Ife Membre indique un ^enre à^édenté.
J'ose croire maintenant qu'aucun naturaliste |i*aura plus besoin de voir le reste du corps de cet animal fossile pour être certain que toutes les parties ont dû y observer le même Record avec celles des êtres singuliers auxquels je l'associe; mais comme dans ces matières l'évidence est toujours préférable au simple raisonnement y surtout quand il n'est fbndéque sur Tinduction, quelque concluante qu'elle puisse d'ailleurs paraître^ j'ai du faire tous mes efforts pour me procurer d'autres os de mégalonyx ; ils n'ont abouti jusqu'à ce jour qu'à me faire connaître une seule dent isolée, celle que.m'a prêtée M. de Beauyois; mais c'était de tous les morceaux celui que je désirais le plus ^ puisque les dents^iont avec les doigts l(»d parties qui fournissent les caractères les plus décidés, précisément parce que ce sont <tfelles qui ont l'influence la plus directe et la
SdS MKGALONYX.
plus aisée à calciilor sur l'économie génénJe des aDÎmaux auxquels elles appardeniieBt.-
Elle m'était d'ailleurs particulièreme^ilHJ cessaire dans le cas présent, puÎAqu'elle sei^ pouvait mettre un terme aux douces qui restaient encore^ et décider entre les fourmilien et les autres ifenres auxquels j'iu comparé œt animal. On sait que les premiers n'ont point de dents du tout.
Cette dent est représentée dç grandeornaturelle ^ fig. 1 4«
La longueur de ce qui en reste, à! a en b\ est de o^oSy.
Sa largeur transverse en haut , de c en c\ de o,o56, et au milieu du fust^ de d en d, de 0;04.
Son diamètre antéro-postérieur, de b enb\ de o,oi8.
Elle est, ainsi que l'autre ossement que j'ai eu en nature, d'un jaune d'ocre; sa substance est peu décomposée; le milieu du creax deb couronne est d'un brun foncé.
Je l'avais crue d'abord nécessairement de
MÉGALONYX. 3^9
pdresseuûcj ràais anjonrd'hui que je connais mieux Tostéologie des divers tatous, je trouve qu'elle ressemble au moins autant à une dent de Tun des grands tatous.
Dans ces deux genres., les dents sont de simples cylindres de substance osseuse enveloppés d'un étui de substance émailleuse. La couronne de la dent s*use et oflre un creux dans son milieu avec des rebords saillans, parce que l'os plus tendre que Fémail s'entame plus profondément , et on sait du reste qu'aucun Carnivore n'use ainsi ses dents.
Je n'ai pas besoin de dire que dans les herbivores les dents ne seraient pas si simples, et que la substance émailleuse s'y mêle toujours plus ou moins à la substance osseuse, pour former des lignes saillantes à la couronne.
Les dents des cabassous et de la plupart des tatous sont comprimées comme celle-ci , et j'y trouve la même tache brune au milieu de fat couronne.
Le rapprochement du mégalonyx avec les autres édenlés n'a donc rien d'artificiel; il ne fait aucune violence à la nature; mais il est
330 MLGALONYX.
au oontraire invinciblement indiqué par elle dans tout ce que nous avons retrouvé jusqum de ce sing;uHer quadrupède.
Je n'ai pas besoin de dire que le wégalQuyx n'a jamais été vu rivant. Gela est suffisamfuent prouvé pour quiconque a une légière teinture d'histoire naturelle; cependant son vôlmne aurait dû le faire remarquer s'il existait. Son avant-bras est d'envi roh un sixième phiB long que eelui d'un bœuf ordinaire ; il est probable que les autres parties avaient au moins la même pro[K)rtion , et que )*anima} entier égalait les plus grands bœufs de Suisse ou de Hongrie.
.i^<^^i^>^^^%»%^%*<^%%<%%0»%^%^^^(»^ ^i^^i^oo^ »»■<»% ^mf^^^mtt^t^fm^%i^w^^0^0m
DEUXIÈME SECTION
son LE MÉCATHÉatVM.
C'est de tons les animaux fossiles de trèsgrande taille le plus nouvellement découvert, et jusqu'à présent le plus rare; et cependant c'est celui qui le premier a eu son ostéologie complétéihéht connue , parce qu'on avait eu le bonheur d'en trouver presque tous ïes os réunis , et que l'on avait mis aussitôt le plus gjrand soin à les monter en squelette.
Nom devons dire en effet à la louange des Espagnols, que ce sont eifà qui ont donné l^exemple utile suivi depuis par M. Pëalepoàr k mastodonte et par M. Adams potlr Fêlépbalit.
D'après Fou vrage de don Joseph Garriga(i),
■1— Éfcfcfc— — — — I* IÉ>— —1 ^^— M^— — — *W^mA|
(1-) Bie8cripci(tt de! es^uelett» de nn quaAftipedo^nniy
S5a MKGAThKRIUM.
il parait que l'on en a posBcdé en Espagne au moins des parties considérables de trois squelettes différens. Le premier et le plus complet est celui que Ton conserve au cabinet royal de Madrid. 11 y fut envoyé dans le courant de septembre 1789 par le marquis de LoretlOi vice-roi de Buénos-Âyres , avec une notiôe qui apprit qu'on l'avait trouvé dans des excavations faitessnrIesbordsdelarivièredeLuxaiii à une lieue sud-est de la ville du même nom, laquelle est à trois lieues ouest-sud-ouest de Buénos-Ayres. Le terrain dans lequel il a été trouvé n'était élevé que de dix mètres audessus du niveau de l'eau. Un second , arrivé en 1795 au même cabinet, y avait &é envoyé de Lima; et un troisième, que possédait le père Fernando Scio, des Écoles pies, lui avait été donné en présent par une dame venant du Paraguay; mais selon MM. Pander et d'Alton , qui se sont occupés plus nouvellement de cet objet, il leur a été impossible en 1818 de retrouver des traces soit du squelette de Lima, soit de celui que le père Scio avait possédé, et qui, d'après le rapport de ses con->>
corpulento y raro qae se conserva en el real gabinele de liistoria natoral de Madrid , in-fol. , Madrid , 1796.
frèteèf ne pouvait être que peu considérable et ne (levait consister qu'en quelqaes fragmens.
Le jpremier, oelui de 1789, fut monté par Jean-Baptiste Bru, prosecteur du cabinet royal de Madjpd, qui en dessina l'ensemble et les difii^i^tes pv^tî^ sur cinq planches qu'il fit gra^gÏTry ei en composa une description très^ détaillée.
M. Roume, correspondant de l'Institut^ et alors réprésentant du gouvernement français à Saint-Doraipgi^ey passant par Madrid aa Gommencemept dci 1795, eut occasion de s'y procurer des épreuves de ces planches « et les^ envoya à l'Institut sans description et seulement avec une couite nofice de sa façon. Ce fut sur ces pièces que je fis à la classe des Sciences , au mois d'avril de la même année , un rapport, détaillé dont on imprima un court extrait dans le Ma|(^ih * encyclopédique , avec une mauvaise copie de la figure du squelettfe; entier.
Je développai dès-lors l'aflSnitéde cet animttl avec les paresseux et les autres édentés , affinité sur laquelle je m'expliquai d'une mavièk^ plus précise encore dans mon Tableau élémentaire de l'histoire des animaux ^ ea-plaçaut le''
SS6 . MÉ6ATURtIUir«
donne comme une forte objection contre b place que j'assigne à cette espèce , que tous les autres édeniés pourraient danser dans sa carcasse.
M. Lichtenstein y professeur à Helnistaedti dans un morceau d'ailleurs fort obligeant pour moi ^ inséré dans l'écrit de M. Schmeisser sur rétat des sciences en France ^ t. II , p. g5^ suppose que ce squelette pourrait avoir été composé avec des ossemens appartenant à des individus de grandeur différente ; que par conséquent tous mes raisonnemens sont incertains ; que les véritables proportions de ranimai ont pu être beaucoup plus semblables à celles de l*éléphant qu'elles ne le paraissent dans ce squelette. 11 en conclut que l'on doit plutôt regarder cet animal comme une cin- ([uième espèce d'éléphant propre à l'Amérique méridionale. Mais comme chaque os ^ consi' déré à part et indépendamment de ses proportions avec les autres, porte des caraclères qui le rapprochent de Tos analogue des pares^ seux ou des autres édentés el qui réloigncnt de ceux de l'éléphant, cette objection tombe d'elle-même.
Depuis ma première édition , un savant
MEGAtHéRlCM. 557
^anatomiste livonieni M. Fander^ et un habile artiste allemand , M. d'Alton^ ayant ikit yn yoyi^e en Espagne ^ en 1818, y ont observé le mégathérium avec rinstruction préalable pour le bien juger et le bien décrire 9 et en ont fait paraître à Bonn ^ en i8ai (i)^ une description faite d'après nature et des planches plus exactes que celles de Bru. Ils lui ont doi\né le nom de paresseux géant que j'avais indiqué, mais^**c je n'avais pas cru devoir adopter y et que je n'adopte point encore , attendu qu'avec les caractères qui le rapprochent des paresseux , le mégathérium en offre aussi qui l'en éloignent beaucoup , tels que la proportion dé ses extrémités et la composition de ses mains.
Mous profiterons de ce travail de*MM. d'ÂI- 'ton et Pander pour perfectionner notre description, qui n'avait été tracée d'abord que sur celle de Garriga , sur les planches de Bru et sur quelques dessins envoyés de Madrid par un artiste nommé Ximenès. Nous avons même jfait substituer, pi. ai 7, à nos anciennes
(1) Bas rieien Faultliicr ( Dradj-pus giganiens) , von jy Pander und O' d'Alton , Bonn, 1821 ^ in-fol. transv. y\\u 22
$3l8 MiàkrnÉMvIii.
plancha des copies réduites de celte ée M. d'Alton.
Sut des os de MEGATHERiiTii troupes dam ks
États-Unis , en Géorgie.
M. le docteur Mitchill de New-York a rçnda compte^ dans les Annales du Lycée d'Histmre naturelle de New- York ^ de dents tfouyées sur une île de la côte de Géorgie ^ qui resBeraUenl parfaitement à celles du mégathériam. DaAs le numéro du même journal de mai i8^, M. William Cowper donne un détail des os retirés des marécages de cette ile> qui se nomme Skidawaj. Il y avait quatre portions de mfichbire^ cinq fragmens de diJQTérentes dents, une partie de l'axis, trois autres vertèbres dont aucune entière , la tête inférieure de l'humérus, les têtes supérieures des deux fémurs , une portion du péroné, et d'autre fragmens moins déterminables , mais qui paraissent tous , aussi bien que les dents décrites par le docteur Mitchill , avoir appartenu au même individu. M. Cowper, d'après une comparaison soignée de ces débris avec les figures et la description des os de mégathériuA
MEGATHÉRIUBf. ZJf^
de ma première édition^ conclat qu'ils ^Cf^ .partiekinent à cette espèce. MM. Wàring et Habersham, médecins de Savannah, à qui il en avait dû la communication , assurent qu'avec un peu de travail on en trouverait beaucoup d'autres^ non-seulement à cet en-^ droit , mais dans un lieu de la côte nommé JVhitehluff^ et dans un autre un peu plus haut iâr la Savannah. Il serait fort à désirer que .)'6A parvint à obtenir quelque chose dé plus loibmplet. On constaterait ainsi que le mégathé^ riùm a existé à peu près aussi loin de Téqua-^ tèur vers le nord que vers le sud.
ARTICLE PREMIER
De la tête.
Le premier coup d'œil jeté sur la tête du mégaihérium f pi. tiij f fi{ï- 2^ 5 et ^^ïd^t saisir les rapports les plus marques avec celles des paresseux , et particulièrement avec celle de Vaî. Le trait le plus frappant de ressemblance est la longue apophyse descendante placée à la Base antérieure de l'arcade zygonMtique, £Ue est aussi longue à proporr
S^Ù MÉGAtHÉRIUH*
tion dans VaX que dans le mégalhériumj nuif icelui^i l'a dirigée plus vertiiaalement; il |i aussi l'arcade entière y tandis qu'elle est interrompue dans les deux espèces de paresmm^ même adultes; mais on ne laisse pi^* quA de voir dans cette arcade des traces de la structure propre aux paresseux.
Cette longue apophyse oblique, qui s'élève du bord supérieur de rarca4e, existe aussi dans l'aï, et est le prelongement de Tapophyse zygomatique du maxillaire : seulement dans l'aï elle n'est pas atteinte par celle du temporal y tandis qu'elle la rejoint 'et s'y unit dans le mégalhérium.
Le museau osseux est plus saillant dans k mégalhérium que dans \aïj cela provient d'une avance de la symphyse de la mâchoire inférieure, qui se retrouve aussi dans le paresseux à deux doigts ou Yunau , et d'une avance correspondante des inter^maxillaires: celle-ci est plus comprimée , mais se renfle vers le bout.
Les os du nez sont fort courts , mais pas plus que dans l'ai. Ce qui les distingue, c'est une pointe qui part de l'angle externe de chacun d'eux et se porte de côté. Entre
megatuerium; 54 1
ees pointes et là proéminence comprimée dêâ inter-maxillaires , il y a nécessairement de chaque côté de l'onverture du nez une échan« erure qui ^ d'après l'exemple du tapir ^ pourrait avoir servi à loger lés muscle^ d'une petite trompe. ^
On pourrait le croii^e encore , d'après la multitude de trous et de petits canaux dont la partie antérieure du museau est criblée; ils ont dû laisser passer des vaisseaux et des nerfs propres à nourrir quelque organe consi« dérable. Cependant si cette trompe a existé , elle a dû être très-courte , vu la longueur du cou, longueur qui parait bien naturelle, et ne point venir de ce qu'en formant ce squelette on aura réuni des vertèbres d'individus plus grands. Car cette tête n'étant point d'une grandeur démesurée, et surtout ne portant point de défenses, un cou long n'était pas aussi nuisible que dans Véléphant.
Les fosses temporales du mégathériuiki sont beaucoup plus étendues que dans les paresseux , et se rapprochent au-dessus du crâne de manière à y former une crête étroite bien que peu saillante; aussi la mâchoire inférieure est -^ elle bien plus lourde | et oflfre**
%^2 j^egathérium;
t«elle en dessous un renflement ^ 4ont on m trouve même dans l'éléphant qu'une l^^ère ressemblance.
En avant]^ elle donne une proéminence ^eni: blable à celle de l'unau, mais plus consir dérable.
Sa branche montante ressemble à celle de l'aï, mais est plus haute à proportion. Son angle postérieur est saillant , comme dans les deux paresseux.
Les dents molaires sont au nombre de quatre de chaque côté , tant en haut qu'en bas , et ont y comme celles des paresseux, une forme prismatique et une couronne traversée par un sillon^
Les paresseux ont' une dent deplu9 à la maphoire supérieure , et dans l'unau la première, tant en haut qu'en bas, est grande, prismatique et très-pointue. Dans l'aï, cette première d'en haut est plus petite que les autres et très-pointue ; la première d'en bas est comprimée d'avant en arrière.
Une autre différence, c'est que les dents du ffié^fiÛémvDLfûÇ. 27 f ont deux racinea^c»
BIKaATHERfUM. 343
qae je ne trouve point dans mes paresseux^ où dles sont toujours d'une venue.
On peut encore faire sur cette tête les ob* seryations suivantes :
La partie écailleuse du temporal est fort petite f comme dans les paresseux ; derrière le trou auditif est une forte tubérosité , qui se remarque aussi dans les paresseux ; la caisse , iQoins volumineuse que dans l'aï , ressemble en cela à celle de Tunau. Beaucoup de petites déchirures rendent les bords du trou auditif très-inégaux.
Bru dit que les apophyses ptérygoïdes sont épaisses , et semblables aux mamelons d'une vache : ce qui peut noijs faire croire qu'elles sont creuses à l'ijiférieury comme celles que nous avons décrites dans Yunau et dans Yaï a colliers mais^ autant qu'on en peut juger pa^ les figures y elles sont plus saillantes et plus pointues encore que dans ce dernier. L'aï ordinaire les a simples et comprimées^ comme la plupart des animaux.
Bru assure que les os propres du nez sont réunis en un seul os; que la proéminence interrmaxillaire est très-forte et très^dure ,
344 MÉGATHERIUIC.
creusée d'une quantité de petits ôanaui et de petits sillons qui se portent vers le palais , et qui sont criblés d'une multitude de petits trous. En dessous, elle offre aussi desémkieiH ces et des sillons qui se croisent et sont penSs de beaucoup de trous de diverses grandeurs.
Le bord inférieur^ dé l'orbite forme une proéminence )|ui se continue avec le bord antérieur de l'apophyse descendante de la base du zygoma ; et c'est dans le creux placé entre ce bord et la partie dentaire de Tos maxillaire, qu'est un trou sous-orËi taire d'assez petite dimension.
La proéminence post-orbitaire inférieure , qui appartient au maxillaire, est beaucoup plus marquée que dans les paresseux; mais ce léger caractère diminue fort peu f analogie que cette tête montre avec la leur dans toutes ses parties.
MéGAméEmi. S45
ARlrtCtiB II.
Dei os da tronc.
Si le nombre , de sept vertèbres que l'on voit au cou d^ ce squelettA est véritable ; comme Taûalogie avec les autres quadrupèdes le fait volontiers croire |> le mégathérium différera beaucoup en ce poiiit du paresseux aij qui luirimême s'éloigne par Ses neuf vertèbres cervicales de tous les quadrupèdes connus.
U y a dans le mégathénurh seize vejplèb^ dorsales et par cotiséquent seise côtes de chaque côté, et trois vertèbres lombaires; ce sont exactement les mêmes nombre que dans Tau
Les vertèbres du cou sont fortes ; leurs apophyses transversQS sont plus larges que dans l'a! y surtout aux trois intermédiaires ; l'axis est court ^ ce qui est encore un nq>port avec Fai. U est même ici plus court que les autres cervicales, tandis que dans la plupart des quadrupèdes il est plus long. L^urs apophyses épineuses vont en eroitsant jusqu'à là Bcp^
tième^ que dépasse la première dorsale ; mais celle-ci est la plus longue de toutes ^ et les autres dorsales vont en diminuant jusqu'aux lombes^ où elles reprennent de la hauteur ; au total cependant leurs sonitinités s'éloignent peu d'une ligne droite , comme dans le lamanoir, mais elles sont toutes plus hautes à proportion , sans I être assez pour pouvoir se comparer avec celles des animaux à tête lourde, tels que Téléphant, le rhinocérds et Thippopotame. Les apophyses transyerses paraissent y former de grosses tubérosîtés.
Les côtes paraissent moins plates et moins larges que dans les fourmiliers , et ressembler à peu près à celles des pangolins. M. Pandef dit qu'en montant le squelette on ne les a pas assez écartés à droite et à gauche , ce qui empêche de bien juger de la largeur du thorax, qui devait être au moins aussi large que le bassin.
C'est que l'on n'a point les cartilages des cotes , et qu'il ne s'est trouvé qu'un seul des os du sternum. On l'a placé entre les deux premières côtes; mais, d'après la face articulaire ronde qu'il porte en avant, il devait en avoir UO autre «u-4evant de lui. Le dessous en est
MSGAfWBRIUM. S^T
fitit en carène. (lette forme eylîncbiqM de son corps est encore un rapport avec les tamanoir et tamandus.
Le sacrum n*est composé que de cinq vertebres soudées ensemble , et doqt les. appphyses épineuses elles-mêmes se soudent en une crête dentelée ; ce qui , jpjipt à leur élévation , peut faire croire que lés muscles de la queue étaient forts, et que la queue elle-même avait quelque longueur. Cependant on est dans Tignorance sur ses véritables proportions , attendu que toutes les vertèbres caudales sont perduçs.
On voit, fig. 23 9 une vertèbre lombaire; fig. 2^9 1^ première vertèbre dorsale ; fig. aS, \m troisième cervicale.
ARTICLE m.
Des 08 des extrémités.
La proportion relative des extrémités n'est pas la même que dans les paresseux, où celles de devant ont presque le double de la Ion» Qnew des postétiéqres; ic} cetfe in^giflité e^t
54B MEGATHKRIUJtf.
beattltonp atbiijdrcf; en re^Nùû^Ave la ^ro8«tor démomrée des os de ta «iiisse et de Itf fklÊÎÊt^ dont on voit déjà des indices datis lésikÉtefrseuxy les tatous et surtout les pangolins^ est portée ici à un {K>int exceMlf ^ le fémur n*a|ttnt en hauteur que le double dé sa plus graçRk largeur^ ce qui le rend plus ^¥oif que «elùi d'aucun animal coniiu , même du graad mis* todonte de TObio. ,
Cette disposition générale des e^Btréraités doit faire juger que cet animal avait une démarche lente et égale , et qu'il n'allait ni en courant ou en sautant , comme les animaià qui ont les extrémités antérieures plus courtes, ni en rampant, comme ceux qui les ont plus longues ., et nommément les pares^eux^f auxquels il ressemble tant d'ailleurs.
Le détail des ditTérens os qui composant ces extrémités donne lieu à des observations non moins intéressantes que la tête.
§ 1. Extrémité antérieure.
L'omoplate à elle seule, fig. 5 et 6, indiquerait la famille de l'animal et le genre dont il
:M rapproche k plus ; noii*$eulemçnt elle a en grand les mêmes proportions que celle des/Mhresêeux y mais on y voit aiussi le trou roild qui s'observe dans ce genre ^ aussi bien qne dans le tamanoir et le tamandua , et , qui plus est , elle a en commun avec les paresseux ce caractère inconnu d'àUIeùrs parmi les mammifêlées 9 que son acromion se prolonge %n forme d'arceau et se porte en avant pour s'unir avec le bec coracoîde , et prêter àyec hii une articulation à la clavicule. C'est exac* tement la structure que nous avons décrite dans les paresseux tridactyles;Mulement dans le mëgatbérium rA*ceau formdpar Tacromion est beaucoup plus épais et plus conVexe que dans les paresseux. Ajoutons que l'angle antérieur est plus marqué ^ moins arrondi, f
La clavicule, fig. ai, est très-forte ,- légèrement arquée en Scomme celle de l'homme , plus grosse du côté de l'omoplate , plus miûce du côté du sternum. IVaprès les figures^et les descriptions il paraîtrait que cette clavicmle s'articulerait , non pas avec le sternum comme à l'ordinaire , mais avec le bas de la première QÔte qui est recourbée et présente une conca* vite pour la recevoir. Ce serait une singularité dont je ne connais pas d'exemple; mais peutr
350 MBGAtfiBRlAlC.
être a-t-ou été seulement indnit À attaoliâr la clavicule en cet endroit quaud joikS |i mdi|^^ squelette ; à cause de la fossette qa'offnlt k première côte^ et dont on voit iisMi qiielq[<lb vestige dans l'ai.
Cette présence des clavicules élo^gOà ôonjvdérableogtent notre mégathériuin de tous ks quadrupèdes qu'on aurait pu confondre avec lui à cause de leur taille^ comme réléphant, les rhinocéros et tous les granda ruminani^ dont aucun ne possède ces os.
L'humérus du mégath^rium, fi^« 7» ^ très-remarquable par la largeur de sa partie inférieure, qui est due à la grande surftce des crêtes placées au-dessus de ses condyles. On voit par là que les muscles qui y prennent leurs attaches y et qui servent , comme Ton sait , à mouvoir la main et les doigts , devaient être très*considérables ; ce qui est une nouvelle preuve du grand usage que notre ani-mal faisait de ses extrémités antérieures. Aussi cette grande largeur du bas de l'humérus se retrouve-t-elle surtout dans le JiÂu^ milier, qui emploie , comme on sait , * ses énormes ongles pour se suspendre aux arbres ou pour dédiirer les nids solides des tbermés.
&fiiaAtiin)«É. ^5i
ftllé y est méhie des troi^' cinquiênies de la lOB^ITàetar, tandis qu^elle n'est cpié de taoïûé àifM notre àninriA ; ce qui ett aussi la propùtûoi^ du fdurmilier écàilleux â lotfgûe ^ëue ou phàthgin. Dans le rkÙKWî^vs, cette lètrgfânr n'est que du tiers , et d9Lns V éléphant , dti qiMDrt de la longueur. -ISes ruminans^ qui Ée fbnt ^esquë aucun usage des doigté , ont ces crêtes presque nulles.
L'olécr^ne^ fig. i6-ia^ a dû donner aux extenseurs de l'avant-bras un avantage qui leur 'mwque dains les paresseux, dont l'o** lécràné. est extrêmement courte ce qui ne contribue pas peu à Timperfection de leurs mouvetnens. Toutefois il n'est pas aussi long que dans Ifft fourmiliers. U se fléchit obliquement en dedans , d!nïÈfi manière qui rappdle un peu la saillie que fait dans cette direction l'angle qu'y a le tamandir.
Une chose qui d'abord m'étonna beaucoup et me fit «même croire un moment que les honiérus avaient été transposés dans le squelette , c'est la grandeur supérieure du condyle externe. Ordinairement c'est l'interne qui est Ib plus saillant; mais j'ai encore trouvé dans ie fourmilier didactyle uiîe strtictttre anÂ^
logae à cdle-ci. Le condyle efltenu 7 ^^^e même très-saillant , tfès-etencHi ip hautjçpr, et distingué dttis le haut dq corpB de Tos^lpr uoe échancrurc^j mais l'interne y 'saillf. bonicoup {4u8 en dedans et vers H bas qiie dus notre mégathérium^ où de plus U né^joênk pas t[ue l'on voie le trou dç^% ce amafle c|t percé dans tous les animaux de cetf!^ famiUè.
Voilà les rapports de notre animal qui commencent à s'étendre. D'une teteet<l*une omoplate presque absolument de paresseux, nous Sommes descendus à peu près à un huménis de fourmilier. Cette nouvelle analogie va se soutenir.
Le cubitus y fig. lo, 1 1 et 12, est très-large dans le haut , et plus court à proportion que celui d'aucun des animaux voisins, comme on devait s'y attendre de l'énorme grosseur du mégathérium et du poids que ses membres devaient porter. On peut aussi remarquer que son olécrâne se jette plus en arrière , et que sa face articulaire est plus trans verse, ce qui tient à l'appui qu'il devait donner à rhuméms pour le soutien de cet énorme animal.
Le radius, fig. 8 et g, tournait libreuient sur le cubitus, comme dans les paresseiêx et
MÉGATflBBI0M. 355
les fourmiliers ; mais je dois remarquer ici qu'on l'a monté à contre-sens dans le squelette : sa tête humérale est en bas , et la car* pienne en haut ; les figures de Bru le représentent de cette manière fautive ; mais celles de M. d'Alton ont été corrigées d'après l'observation que j'afvais faite dans ma première édition.
La tête supérieure du radius est ronde et concave^ pour pouvoir tourner en pivotant sur la portion sphérique de la tête inférieure de rhumérus. Il a une arête sur sa longueur à la face externe , s'élargit vers le bas , et y forme un crochet comme dans les fourmiliers. Au milieu de sa crête antérieure est une large apophyse , qui dans les fourmiliers est à peine sentie, et qui dans ce mégatheriuin annonce une plus grande puissance des muscles supinateur et pronateur.
La main y fig. iSy appuyait entièrement à terre lors de la marche ^ ce qui se voit par la brièveté du métacarpe. Les doigts, visibles et armés d'ongles, n'étaient qu'au nombre de trois, et les deux autres étaient cachés sous la peau, comme il y en a deux dans l'aï et trois dans l'unauet le fourmilier didactyle. Ainsi ^