‹ Recherches Sur Les Ossemens Fossiles (volume 3)Chapitre 3 sur 73 · I-& 09TB0L0GIB · texte numérisé non relu

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en avant de l'arcade, par retendue de los jugal, etc.

La tête du castor ( pi. :2o4 , fig. 3 et 6 le jeune, 8 et 9 Tadulte) a le profil en dessus, en ligne presque droite; ses larges arcades sont relevées au point de se trouver presque de niveau avec le crâne , et de rendre l'ouverture de l'orbite presque horizontale; l'intervalle entre les deux orbites se trouve par là bien plus étroit qu'aux marmottes et aux écureuils. L'apophyse post-orbitaire du frontal ^t obtuse et à peine saillante. Dans les adultes, les fosses temporales se rapprochent presque vis-à-vis de ces apophyses au point de former une crête sagittale qui occupe la moitié de la longueur de la tête; mais dans les jeunes c«s deux fosses ne se touchent point. La crête occipitale est tout-à-fait à l'arrière du crâne , et la iaoe occipitale est verticale et peu élevée.

L'apophyse post-orbitaire du jugal est grande et obtuse, et toute cette partie de l'os très-large. Les deux os du nez sont plus larges dans leur milieu. Les inter-maxillaires et les maxillaires viennent toucher les frontaux. Les maxillaires touchent aussi par leur apophyse montante aux lacrymaux, qui sont petits, surtout par leur partie hors de l'orbite, à la-

DES rVnoburs Vivans. fg

qqelle vtdnneiit aussi toucher le» jugittk ; qdi oocopent la plus grande partie de Varéâde. Le trou Mus-orblMire est très^petit et itoisltt db la autnre inter^maxillaîre. Il A aussi ime ptûlb eiéte en dehors. Les trous^jneulfs s'an^AtMK à la mtâre tMer-toaidllaire. LèWfkintà^ s'ft^ nisMtit d'asseiE bonne betirè ensemble; tM pariétaux s'unissent entre etiii et ateo t«M ft*o«Mtaux^ avant même que rifiter-pariétal ^oit entièrement confondu avec eux. L^interparlétal est triangulaire; ilf^tdpuble dan^ 0^ jeunes sujets, La suture entre les pariétaux^ Tintbr-pariétal et roccipital est en avant dei^ crête occipitale. Les côtés inférieurs de cette crête appartiennent aux rochers, l^ facette glénoîde est p|jis large que longue; 400 bpi4 externe ^ulemeilt appartient au îngfJ^$ miA bord postérieur est tQutii-£iit libre ; ^Ue i4t plus concave qu'à la mari^^atte. La oaisiQ eH tout entière formée ps^r l'oiP typ^panîqu^i Entre les deux caisses la région basilaîre ept creusée tellement que l'os y est en partie memfaMneuX; même dans des sujets asfsez

Le palatin prend dans le palais tin espacé triangulaire jusque vis-à-vis hllieconde fno^ liire.Il se termine en arrière eûft^ les deux ai-

aO OSTEOLOME

les ptërygoides, et ne parait pas dans la tempe; en sorte que c'est le maxillaire qui s'articule avec l'apophyse ptérygoide externe. Cette apophyse est médiocre en longueur et presque fectangulaire , et est percée à sa base d'un très-gros canal vidien , dans lequel donne un grand trou qui me parait tenir lieu de l'ovale, du rond et du sphéno-orbitaire.

L'apophyse ptérygoide interne est en forme de crochet, dont la pointe vient toucher celle de la cais^. Le sphénoïde postérieur touche un peu dans la tempe au frontal. Le trou optique est très-petit.

Le sphénoïde antérieur dans les adultes , lorsque les mâchelières sont descendues et que les maxillaires ne sont plus boursoufflés , a en dessous une partie comprimée par laquelle il s*unit aux maxillaires et aux palatins, et qui forme entre le fond des deux orbites une cloison simple, percée même de plusieurs trous.

Le trou analogue du sphéno-orbitaire est médiocre et près de la suture du maxillaire et du frontal; mais dans le premier deux trous représentent le ptérygo-palatin : l'un dans le maxillaire sons le trou optique; l'autre sur la suture du maxillaire et du sphénoïde posté-

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rieur^ dans ce grdi canal que j'ai appelé vidien. U y a deux tubercule^mastoides voisina l'un de Tautr»^ et appartenant , Tùn au ro* csher, l'autre à l'occipital. Le rocher s'wiit de très-bonne heure à la caisse. Une apophy$e pointue du temporal s'insinue entre eux derrière le méat auditif externe.

En dedans, la base du crâne est très-unie ; il n'y a point de selle ni d'apophyseï clinoîdes. Les trous optiques sont rapprcfeliés et fbrt petits; les trous sphéno-orbitaires, ovale et xondy n'en font qu*un. L'enfoncement pour la glande pituitaire est peu. sensible. Les crêtes des rochers saillent peu, mais le creux pour un appendice latéral du cervelet est très-concave.

Les ORYCTSRES OU rots-taupes du Otp ( Ba-ihjergus y IL ) ressemblent singulièrâïtoent au castor par la plupart des caractères de leur tète. Ils ont de même quatre mâchelières ^i haut et en bas; mais les replis d'émail y sont plus simplet et elles s'usent plus vite (pL aoa^ fig. 16).

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Lâar museau est allongé^ renflé par les côtés» et les os da mes ne font guère que moitié de sa largeur. Le maxillaire y oecupe bien nM>ini4'espaee; sa concavité est petite sous la IWM de l'aroade. Le trou sous-orbitaire est petit» près du bord de Forbite et son canal trèscourt. Les trous incisifs sont juresque en en«tier dans le maxillaire.

Je ne puis voir de suture lacrymale ^ quoi* que le canal.4e ce nom soit très-visible; le JAgal commence plus bas et au quart seulement de Farcade. La région de la tempe n'a point cette crête jtransverse du castor qu'on retrouvera dans l'ondatra y etc.

Il y a au contraire une crête longitudinale dans la grande espèce; les crêtes sagittale, oo^ cipitale , les sutures supérieures du crâne sont à peu près comme au castor; seulement dans la grande espèce les temporaux sont plus larges en avant , et y entament le frontal en avant du pariétal.

U y a au temporal derrière l'arcade une forte échanerure qui n'est pas fermée par le rocher. Les facettes glénoïdes sdnt à peu près pKMx longues que larges. L'apophyse ptérygoide externe n'a ni crête iii angle saillant. L'interpe est comme au castor.

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Le sphënôide abtërieur foritie dussi en dessous nne lame simple , mais qui n'est pas percée (i).

Le caractère commun àes itiâchelières ae l'oNDATRÀ et du RAT d'eau, et en général des exMVAGVOLS ÇHj-pudams , II.), consisté «tt trois masses partout^ formées comme de fÂistlnto triangulaires posés sur deux rangées longitu^ dinales(pl. 202, fig. ig).

En haut la première en a trois en dehors , deux en dedans; la seconde deux en dehot^s, deux en dedans i ta troisiètàë deux en dehoirs , trois en dedans^ dont les derniers se confbt>dent.

En bas la première en a quatre ou selon les espèces cinq de chaque côté; là sècbhcte et

petite esptee

pensU, Pall. ) Pall. Glircs, pL XXYI, fig. XVli, 17, maavsûse. Ole est austû représentée , Spix, Ceplialo- ^etiesis, pi. VU, fig. 10, mais d^une manière peu reconnaissaMè. ^

:i4 ostëologi£

la troisième chacune deux en dehors^ trois en dedans.

La détrition confond plus ou moins les prismes d'un côté avec ceux de l'autre.

L'ondatra et les rats d'eau se ressemblent beaucoup entre eux et ont de grands rapports avec le castor par la structure de leur tête.

Leur espace inter-orbi taire est encore \ûus

comprimé; mais leur crâne est plus plat et

plus élargi, surtout de la partie des tempo-

^rauXy au milieu desquels les pariétaux sont

comme enclavés en forme de disque.

Le temporal a même une partie saillante que Ton prendrait pour Tapophyse post-orbitaire du frontal. Cette dernière en effet n'existe pas.

Le creux de la joue avant l'arcade existe , mais le jugal est loin de remonter jusqu'au lacrymal. Il s'arrête en avant à peu près au milieu de l'arcade, et en arrière au quart. Le trou sous-orbitaire est assez grand, vertical et précédé d'une concavité particulière. Le lacrymal ne paraît point hors de l'orbite, il est caché dans le canal sous-orbitaire. Les trous incisifs entament les maxillaires jusque vis^à-vis la première molaire.

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Les deux ailes ptérygoïdes sont très-prononcées et égales; les internes vont s'articuler aux caisses; les externes y atteignent aussi. Elles traversent sur le trou ovale. Dans le fond

de la fosse ptérygoïde le sphénoïde a un espace membraneux. Le palatin ne parait pas dans Torbite ni dans la tempe; le maxillaire s'y unit aux deux sphénoïdes et au frontal jusqu'au lacrymal. Le sphénoïde postérieur s'unit dans la tempe au temporal et au frontal. Le pariétal est bien loin de l'atteindre.

L'inter-pariétal y les pariétaux restent longtemps distincts. Le premier est fort grand et va d*un temporal à l'autre.

Il y a un très-^rand trou au temporal der* rière l'arcade ^ lequel est en partie seulement fermé par le rocher. La suture du rocher et de la caisse reste long-temps visible; la partie occipitale du rocher ne forme point de tuber-* cule (i).

Le MusHudsonius a la même tête que le rat d'eau.

(1) Voyez aussi la télé da zocor ( Mus talpinus), Pall. Glires, pi. XYII, fig. S. Celle du lemmiog ( M. lent" f9Uis). Ibid., pL XXVn , fig. XVII, 9. Et Fischer, de OsÊC Epactali, pi. II » fig. 8.

^6 OSTEOLOGIB

Les RATS proprement dits ont trois mâcl lières en haut et en bas , dont la première la plus grande et la troisième la plus pèti leurs couronnes sont tuberculeuses; mais a' le temps elles s'usent aussi , surtout dans 'espèces réduites à des alimens végétaux; alors la première offre trois bandes transvi ses , la seconde deux égales , la troisième dei dont la postérieure plus petite (pL 202, fig. !

Leur tête est plus oblongue^ leur cri moins large à la région des tempes , mo comprimé entre les yeux qu'aux rats d'es leur trou sous-orbitaire s'agrandit^ et 8urt< s'élargit de sa partie supérieure ; leurs frc taux , qui ne restent plus long-temps sépar se distinguent des pariétaux par une li^ droite transversale; leur inter-pariétal est rectangle transverse ; leur arcade zygon tique est plus grêle; il n'y a pas de trou à h temporal ; les pointes de leurs apophyses p rygoides internes n'arrivent pas jusqu'à caisses; les trous optiques sont plus gram les trous ou fentes sphéno - orbitaires s<

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énormes I mais le trou ovale est plus petit qu'aux rats d'eau ; . le canal vidien est court et étroit; il y a entre les deux ailes ptéry*« goides un espace membraneux.

Dans le surmulot^ le rat, etc.^ les crêtes temporales relevées en arête commencent à la base du nez, s'écartent Tune de l'autre au milieu du irontal , et marchent ensuite presque parallèles jusqu'à la crête occipitale ; mais elles disparaissent dans les petites espèces y comme la souris et le mulot ^ qui ont de plus le crâne plus large proportionnelleloent.

Les detits de? nASisTERS sont les mêmes que eelles des rats, tnais leur tête^ un peu plus courte^ se rapproche par là de celle des rats d'eau ; leurs crêtes temporales sont moins relevées et plus rapprochées; leur inter-pariétal n'est qu'un petit triangle (i).

(1) Fig. de tête de hamster, jFisGher, de Osse Epso uBypl. n^fig. 9.

28 OST£OLOGlE

Les geiHUes ressemblent aux rats, et ne pas aux gerboises y ni aux helamys, pour forme de la tête.

Les LOIRS etLÉROTs {Mjroxusj Gm.) porte à peu près les caractères des petites espèces rats, mais leur trou sous-orbitaire est pi petit ; leur arcade moins abaissée et pi large; leurs caisses beaucoup plus grande bien arrondies et touchées par les apophy^ ptérygoïdes internes; il y a un espace mei braneux dans chacun de leurs palatins; leu trous incisifs ne sont qu'à moitié dans 1 maxillaires; enfin ils ont partout quatre m lairesy dont l'antérieure et la postérieure \ peu plus petites , et qui offrent, quand elles s' sent, des lignes transversales menues (pi. :2o

fig. 4).

Les HYDROMYS ressemblent presque en to^ aux loirs pour la tête , mais leurs quatre den

DBS ROlfCTOHS VI VANS. ig

ont des couronnes rhomboidales et simplement creases comme des cuillers (i)(pl* ^0:1 , fig. 6).

Le SPALAX ou RAT TAUPE d'Orient s'éloigne de tous les autres rongeurs par Ténormité de sa face occipitale, qui ne demeure pas même veirticale, mais s'incline en avant de manière que l'épine occipitale réponde au-dessus des apophyses ptérygoides , et qui a encore en arriére, entre la facette glénoide et le méat auditif, un élai^issement latéral en forme de voûte.

L'occipital est flanqué par les rochers et les temporaux pour former eette face; mais la suture occipitale est, comme à Tordinaire, en avant de la crête, ce qui rapetisse beaucoup les pariétaux.

Cette disposition est corrélative à la force des muscles releveurs de la tête. Les crêtes

(1) Fig. de tête d'hydromys , Geoffroy, Ann.Mus. , Vî, pi. XXXyi, f. G. D« Je ne comprends dans ce sousgenre que les hydromys à TenUe jaune et à rentre blanc*

SO MTâOLOOift

Umg^rBlm Éé rapproohenl tout de toile ea uua M)ule créle sagittale, et les arcades sont fort naillantes en dehors , ce qui se rapporte à la fjniMieur des crotaphytes.

Ijtn os du nez se soudent de bonne heure l'un k Tautre sur une partie de leur longueur; ils s'élargissent par en bas , et sont au total plus larges qu'aux oryctères ; le trou sous^orbîtaire ei^t grand et arrondi, en sorte qu'on serait tenté de le prendre pour un petit (urbitej le jugal est grêle, et la branche du maxillaire qui entoure le trou sous^rbitaîre e^t au contraire large et mince. Il n'y a point d'inter-pariét^l-f le trou optique est presque imperoeptible. Les apophyses ptérygoïdes externes couvrent presque le trou oyale. Les caisses sont médiocrement bombées.

Il y a trois dents partout peu différentes de celles des rats , mais plus égalée^ s'usaat plot vitC; et montrant alors des surfaces plates itvèc quelques rejilis d'email (i) (pi. 202,

fig- 7)-

(1) Figures de tète de rat laupe. PslUâ, Glires^ pi. XXYI, fig. XYII, 14 et 15. Fwcher, de Orne Epaotalî, pi. II y fig. 6.

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Les GERBOISES réuiiissent à une forme de tête presque semblabUe à celle des petites espèces de rats^ un trou sous-orbitaire si énorme qu'il égale presque Torbite, et fait de la partie du maxillaire, qui sert de basé à Tarcade, .une sorte d'anneau. L'arcade remonte le long de son bord postérieur jusqu'au lacrymal, qui forme un crochet dilaté au sommet de cet anneau. Une sorte de demi-canal est encore oreusée dans la partie où l'anneau se joint au corps de l'os par en bas. Les arcades ellesmêmes sont aussi fort écartées.

La ligne de séparation des frontaux et des pariétaux forme une croix parfaite. L'intérpariétal est grand et rhomboïdal .

Il y a une échancrure ou un trou au temporal, et le rocher occupe un grand espace à l'occiput.

Il y a à la mâchoire inférieure trois dents peu différentes de celles des rats, mais qui s'usent plas vite; à la sopérieere on e» wmt

^2 0STK0L061E

quelquefois en avant une quatrième petite i très-simple (i) (p^ ^oa, fig. i3).

Dans les héla.mys ou gerboises du Cap^ o trouve presque la même grandeur de troi sous-orbitaireSy même composition de Tar neau; le jugal plus large , le lacrymal r faisant point de crochet; les pariétaux foi ment de même une croix avec les frontaux mais deux caractères distinctifs, c'est que 1 frontal s'élargit sur ie$ orbite^ plus qu'au échimys et aux écureuils , ce qui rend le dessi du crâne plat et carré; et surtout que les rc chers remontent à la face supérieure de i

(1) Fig. de têtes de gerboises, Pallas, Glirc: pi. XXVII, fig. XXV, 4, et XXV, 4 '^.

N. B. Cet auteur décrit très-obscurément l'anDec produit par la grandeur du trou sous-orbitaire. semble, p. 302, y admettre un os surnumérain p. 312^ il semble en admettre trois; mais il n'y a i réalité que les os ordinaires à tous les quadrupèdes.

Fischer, de Osse Epactali , pi. II » fig. 1.

DBS ROlUttUAS ViVAffS. 55

même crâne, et y occupent un grand espace entre les temporaux et rinter-pariétal ; en sorte que les temporaux n'envoient en arriére qu'une languette étroite qui n'atteint pas Toccipital.

Les hélamys ont partout quatre màchelières oomfioaées chacune de deux cylindres comprimés f réunis au côté externe dans les inférieipres, à l'interne dans les supérieures (pi. ^o^, fig. ai ).

Leurs incisives sont fortes et tronquées.

Le lacrymal , après s'être montré en dehors sur l'anneau 9 occupe un assez grand espace dans r<»rbite; mais l'entrée du canal e9l cachée dana. la voûte de l'arc sous-orbitaire.

Les trous incisife entament à peine les maxil* laires.

Les os du nez sont singulièrement robustes.

Les KCHiMYs se rapprochent par leur tête

oblongue des rats proprement dits; ils ont \iii. 3

S4 9STÉOLOm£

qmitre dente à lignes tran s verses comme les loî^rs (pi. 202, fig. 14 et lâ). Elles sont à peu pr^ égalée. Leurs caractères les plus distinctils tiennent au grand élargissement de leur trou sou&H)rbitaire, qui est cependant bien moindre que dans les gerboises , et à ce que leur frontal se dilate de chaque côté en continuation de la crête temporale pour fbttrnir un plafond à Torbite. Leur lacrymal est petit et a un petit crochet; leur jugal est

large; leur palais est étroit^ et le palatin fort échanci^ en arrière et sans .espace membraneux ; les ailes ptérygoîdes externes ne traversent pas sous le trou ovale. La ligne qui sépare les frontaux des pariétaux est droite ; Tinter-pariétal se soude de bonne heure. 11 n'y a pas de trou au temporal. Une chose trèsparticulière aux échimySy c'est que l'occipital, en descendant latéralement vers l'oreille, se bifurque de manière à enclaver la partie montante de la caisse et du rocher, et à former à lui seul les deux tubercules dont le postérieur ou le mastoide lui appartient seul ordinairement.

DES RONGEURS V^VÀNS. $5

Le PORO-EPIG commun (Sj^strîx crîstata) se caractérise principalement par la convexité géi^rale de aon profi(t| et par son gros mitiseau convexe y dëpendant surtout de la^grjÈtndeur extraordinaire 4^s m du iif||. Il manque de la crête latérale si marquée dans les échimys^ mais il leur ressemble beaucoup par les connexions des os y la grandeur du trou sous-orbïtaire , etc. Ses frontaux sont fort élargis en avant, entre l^ lacrymaux. Ceux-ci ont une petite portion en dehors de l'orbite avec un petit crochet, et une antre portion en dedans assez petite aoi^. Les jeunes sujets ont un grand inter-pariétal demi-ovale; mais cet os, les pariétaux et les frontaux s'unissent prompg tement en une seule pièce. Us s'unissent même assez ;vite avec les deux os du nez; de sorte que ces sept os n'en font qu'un , et s'unissent même aux temporaux et à l'ocripital bien avant que les os de la &ce se soudent. Le pa« latin est fort échancré et n'avance dans l'orbite que par une languette pointue.

Les apophyses ptérygoïdes internes se terminent en forme de crochet dont la pointe

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vient s'arliiiiler avec celle de la caisse; les externes ne forment qu'une base transverse , dans la composition de laquelle le palatin entre pour quelque chose. Le sphénoïde postérîçar lie monte pas dàQS l'orbite et ne dépasse pas la hauteur dfi Tantér&ijj^. le rocher ne se montre presque point en arrière. Il forme seulement'iin petit tubercule enchâssé entre deux pointes de Foccipibil^ dont Tinférieure est Tapophyse mastoîde.

Le trou analogue du sphéno-palatin est fort gros et au milieu du maxillaire; de plus cet os a un trou particulier à la racine inférienre interne de l'anneau sous-orbiteire ; le trou rond est confondu av^i; le sphéno - orbitaire , et l'ovale avec le déchiré ant(^B|{ur. Le postérieur est fort petit.

. Les trous incisifr sont fort petits et dans Tinter-maxillaire. •'

Les dents molaires du porc-épic sont eylindrîqueSy au nombre ^^de quatre partout, et leur couronne est creusée de cinq fossettes ; la première est la plus grande (pK ^o^,

(1) Têtes du pore-épîc vulgaire, Schreber, Mamm.i pi. CLXYI; Spix, Cephalogenesb , pi. YII, fig. XI.

DES RONGEimS VIVANS. 5j

Les diverses espèces de porcs-épics de l'ancien continent diffèrent ptjr plus ou moins de rtnflement do museau'.

Dans le coendou d'Amérique (Iljstrix pre^ hensilis ), il y a un très-grand renflement des frontaux et de la base des os du nez^ mais ceux-ci sont courts et aplatis à leur partie antérieure.

Un autre porc-épic ^ aussi à queue prenante, du Brésil y a le museau beauccMip moins renflé et plus oblong.

Uurson ( Hjrstrix dorsata^ L.) diffère beaucoup des autres par un^niuseau court , un nez aplati en dessus , un front aplati entre deux crêtes orbitaires qui , se continuant et se rapprochant , forment une crête sagittale qui va s^nir à une crête occipitale très-marquée. Par tous ces rapports , ainsi que par les dents, il «§ rapproclie des échimys* L'écartement de la partie postérieure du zygoma et la grandeor extrême du trou analoguei au ibphénopalitin le rapprochent de l'écureuil.

Les frontaux, les pariétaux, l'inter-pariétal (qui est très-grand, et divisé en deux dans les jeunes sujets), les tentporaux, l'occipital et )e sphénoïde sont . réunis en unesçule piécç.

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que les rochers et caisses , el les autres os de la face ^ sont encore distincts.

Les mâcheliéres sont carrées,' forteoMAt échancrées des deux côtés et creusées de deux fossettes.

Le couiA. {Mus cajrpus), grand rongeiirà pieds palmés, que l'on a mal à propos réuni aux hydromys, ressemble bien davantage aux porcfl-épics et aux agoutis ,i,jsurtout à l'urson et au porc-épio à queue prenante (^ Brésil.

Son museau est plus long qu'à l'urson. Le triangle intercepté entre les fosses temporales est presque en entier dans les pariétaux. L^Bircade sourcilière s'étend jusque sur le temporal, et à sur la sutAra temporo^froatale un etflbticement qui y forme comme deux apopliyses po8tK>rbitAires.

Le trou sous-orbitaire est très-grand; les apophyses mastoïdes de l'occipital très -longues, comprimées et pointues. Il a partout quatre dents peu différentes de ^celles, des coendous. ^

Il *

DES RQIfGBURS VIVANS. S9

Uagouti a de grands rapports avec les porcȎpics ordinaires.

Sa tête est plus oblohgtie dé la partie du crâne et de celle dû museau; celui-ci est moins bombe; la crête occipitale est moins saillahté/ Torbîte estrecouverte en dessus par une CTête saillante ou frontal , qui donne en arrière une petite apophyse post-orbi taire à laquelle lé temporal contribue.

Les frontaux et nasaux restent distincts^ que déjà les pariétaux et Tinter-pariéial sont unis en i&ne seule pièce. Cet inter-parf^tal est grand et demi^oircakûre djÀB les jeunes sti"» jets.

Le trou sous-orbitaire est trè9-graii4 1 le lacrymal,, qui est aussi plus grand qw dana les genres voisin^^ ^«ontribue a entoâret* le trou sous-orbitaire dans le haut, en sorte que rannean fbntaé autour de ce «rou pari e raax il laire n'est pas côni|i^K^ ce dont je ne connais point d'auUe exeAnfite. Le troii particulier du maxillaire apr 1i radné inférieure de l'ann eau

4o OSTëOLOGIB

sous-orbitaire est une fosse assez grande à laquelle le lacrymal contribue, et dont le fond antérieur donne naissance à un petit canal qui va dans le nez. Le canal lacrymal , tout entier dans Tos de ce nom , donne dans cette fosse.

En dessous le palatin s'avance en pointe jusque vis-à-vis la première molaire. Il ne pénètre dans Torbite que par une petite lan* guette. Les ailes ptérygoïdes internes touchent aux caisses par un large crocliet. Lek externes forment une lame à laquelle le palatin contribue. Les trous incisifs sont deux petites fentes obliques entièrement dans l'os intermaxillaire.

Le trou optique est grand, ainsi que le sphéno-orbitairëy qui comprend le rond. L'ovale reste dîstincldu déchiré antérieur. Celuici est assez grand, mais le postérieur est trèspetit. Il y a un espacç membraneux de chaque côte star la base de la jonction da palatin et de Taile ptérygoide interne.

Les caisses soQt régulièrement bombées; il n'y a au temporal au-dessus d'elles ni trou ni échancrure. Le rocher ne parait point à Tocpiput^ mais seulement up peu dçrrièrç la

DES RONGEUBS ViVAMS. ^l

caisse au-dessus de Tapophyse mastoïdienne, qui est tout entière de l'occipital; os qui avance en dessus aa devant de la crête du même nom , laquelle par conséquent lui appartient tout entière.

Les molaires des agoutis sont au nombre c|^ quatre partout, en cylindre , marquées d'un sillon vertical à sa face externe dans les inférieures^ à l'interne dans les supérieures^ et creusées en. outre de quatre ou cinq fossettes

(pL 202, fig. lO).

Dans le pàca les connexions des os sont les mêmes que dans Tagouti; mais l'énorme élargissement et renflement de ses arcades, ^tir* tout de leur partie maxillaire, change sa physionomie.

Cette partie maxillaire de l'arcade recèle en dessous un énorme sinus. Le tttou ou canal sous-orbitaire, qm e»t encore assez grand, traverse sa racine; son plancher ^ëst encore creusé d'un sillon ou demi-canal particulier. Le lacrymal n'entre que daJtis Te bord postérieur de aa Voûte. Les caisses sont moins sail-*

4^ OSTEOLOGIE

lantes qu'aux agoutis , et les crochets des ailes ptérygoîdes n*y touclient pas. Le trou ovale s*unit au déchiré antérieur, mais il laisse en avant un petit trou particulier, sans doute pour un des filets du nerf.

Le temporal se porte en arrière jusqu'à la crête occipitale , et descend derrière la caisse sur la base de Tapophyse mastoide , dont la pointe appartient à Toccipital.

Les trous incisifs sont très-petits dans Tinter-maxillaire, et cachés dans les côtés d'une fosse formée par les bords internes des sinus submaxillaires. Le palatin avance en dessous jusqu'à la première molaire. Dans Torbite il est presque caché par la saillie du maxillaire.

Il n'y a qu'un trou analogue au sphénopalatin.

Dans les fœtus et les très-jeunes sujets il y a deux pariétaux et deux inter-pariétaux; mais ces quatre os s'unissent de bonne heure en une seule pièce. Le zygoma est déjà très-large; mais le sinuâ sous sa base est beaucoup moins profond. Les caisses plus bombées et plus grandes à proportion sont encore touchées pur les crochets ptérygoides.

Les dents du paca^ pi. aoa^ fig. 1 1, resseoi'* blent beaucoup à celles de l'agouti.

Les codions d^Inde ou cob aïes tiennent beaucoup de l'agouti et du paca. La crête au-dessus des orbites, Tapophyse post-orbitaire s'y marquent de même; leur lacrymal est grand, mais il ne forme pas tout-à-fait la racine supérieure de Tanneau sous-orbi taire, et le maxillaire ne s'y interrompt point. On remarque à la fois dans cet anneau et le sillon du paca et la fosse de l'agouti, mais celle-ci y est située plus haut. Le trou analogue au sphéno-palatin est commun au lacrymal , tiu frontal et au maxillaire. Le jugal commence seulement vers le milieu de l'arcade.

Ce qui est bien particulier à ce genre , c'est que le maxillaire s'articule en arrière avec le sphénoïde postérieur par-dessus le palatin, qui ne pénètre point dans la tempe ni dans l'orbite. Le temporal vient de sa pointe toucher presque à cette articulation.

U arrÎTe aussi de là que le sphénoïde posté-

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