‹ Recherches Sur Les Ossemens Fossiles (volume 3)Chapitre 4 sur 73 · OSTÉOLOGIE · texte numérisé non relu

OSTÉOLOGIE

rieur n'a point d'aile temporale , et n'atteint ni au frontal ni au pariétal. Les pariétaux et rinter-pariétal , qui est grand et demi- ovale, s'unissent de bonne heure en une seule pièce. L'occipital dépasse la crête dans toute sa partie supérieure, mais les côtés sont du temporal. Le rocher parait dans l'occiput par une languette étroite. Toute l'apophyse mastoide est de l'occipital. Les caisses sont très-bombées; mais les apophyses ptérygoîdes n'y touchent pas, parce que Tespace déchiré antérieur, qui est très-grand , les en sépare.

Entre les apophyses ptérygoïdes internes et les externes , ([ui sont en crête saillante comme ' les premières, est une fosse ptérygoidienw^ très-profonde. Le palatin ne va en dessous que jusqu'à l'intervalle de la seconde et delà troi-* sième molaires.

Les trous incisifs sont médiocres et communs aux in ter-maxillaires et aux maxillaires. Le temporal n'a point de trou ni d'échancrure pour montrer le rocher. Celui-ci s'unit de très-bonne heure à la caisse.

Les mâchelières des cobaïes , au nombre de quatre partout, sont formées chacune de deux prismes triangulaires, à pointes tournée^en

DBS ROMGfiUBS VlVAlfS. 4^

dehors dans les iniërieures , en dedans dans les supériwres^ et dont le postérienr a sa bas^ fi>aribue(|iL 202, fig. i8).

Dans un sous-^nre très-voisin descobaies^ que nous appelons kerodontef tous les prismes sont triangulaires et à base simple (i).

Le c ABiAi ressemble prescpie en tout âtt eochon dinde ; le dessus de son crâne est plus plane; lés côtés en sont plus rectilignes; son jugal est enpore plus court, son apophjse occipitale beaucoup plus longue; et, ce qui est le plus remarquable, parce qu'il n'y en a pas d'autre exemple, le maxillaire s'articule en arriére avec le temporal près de la facette glénoîde et en dehors du palatin. L'aile ptérygoïde externe se trouve ainsi effacée , mais il y a entre elle et l'interne une fosse extrêmement profonde. Les apophyses ptérygoîdes internes se terminent par une lame arrondie,

(1) Fig. dejtéte de cochon dinde, Buffon, t. TII, pL IV, fig. 7.

4Q orrMLoan

Uen éloignée de poavoir toHher au «JMtgy qui sont pea voluioineuetti. Le roAiBr np^ pi^ rait nnllement dans l'ooéipot. Lè| pariétaux s'uniawfpt de bonne heare en une seule pièce avec Tinter^ianétaî. l<es frobteiix s'unissent aussi de bonne hefirre entre eux,

Les trois premières mâchelières des cabiais sont formées chacune de deux prismes triangulaires à base fourchue. Cette *base est tournée en dehors dans les supérieures^ en dedans dans 1^ îpférieur^<

rîj t.

La quatrième dent de oaze pfismdi ^ dont le premier seulett^it a une base fourdbue , les autres sont de simples laaies ( pi. jk>3^ f^. 17).

Leç uÀYRBs soti^ de lou^ Içs rongeurs ceuj( qui offrent le plus de singularitéi^ù

Leur profil présente une courbe presque uniforme. Ûkie très^i*ande orbite bien cernée enoccupe à peu près le milieu.

Le frontal a une crête sus-orbitaire trèsmarquée , séparée en avant et en arrière du corps de Tos par une échancrure. U 9'avance

DES RO£lfÇ£UBS ViVANS. 4?

de chaque coté par une longue pointe entre la pointe montante de rinter-n^axillaireet la partie du maxillaire qui forme la joue. Toute cette }Qfie est crible^ dans Tad^te de trous qui la font ressembler à une sorte de deptelle. Le lacrymal est assez grand dans l'orbite ; en dehors il fait saillir un crochet obtus sous lequel est le trou lacrymal. Dans le bord même de l'orbite la partie zygomatiqoe du maxillaire est courte ; son bord inférieur forme une crête un peu saillante en dehors.

Son union avec le jugal s'efiaoe si vite^ qu'à moins d'examiner de très-jeunes sujets , on serait tenté de croire qu'il n'y a pas de jugai. Cet os jugal est arqué vers le bas. forme la partie inférieure du cadre de l'orbite^ et dépasse par une apophyse la partie zygomatique du temporal.

Les trous incisifs sont énormes en longueur et s'étendent également dans le maxillaire et Tinter-maxillaire. Le vomer parait même à la partie postérieure de la cloison qui les sépare.

Le trou sous-orbitaire est fort petit ^ et donne du côté de Torbite dans une fiasure étendue en travers, et dont le lacrymal forme en partie la voûte supérieure.

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Outre le plancher doat il couvre les vacmes des depts, le maxillaire a une lame étroite qui remonte dans l'orbite jusqu'au frontal^ entre le lacrymal , qui en est cependant séparé par un espace membraneux , et le sphénoïde antérieur.

Celui-c^est très-remarquable , parce que les' deux trous optiques. sont réunis en un seul,, en avant duquel le sphénoïde ne forme qu'une seule lame verticale ^ premier indice de ce qu'on verra dans les oiseaux. Il est percé là de part en part d'un trou qui s'unit au trou op* tique commun. En avant il se bifurque de nouveau pour s'étendre beaucoup phis qu*à l'ordinaire dans le fond de Torbite sous le frontal y jusqu'à cette languette du maxillaire dont nous avons parlé. Le palatin occupe sous lui dans Torbite un espace beaucoup plus grand que dans les autres rongeurs. En dessous le palatin s'étend jusqu'à la troisième molaire ^ et est profondément échancré jusqu'à la quatrième. Se&.ailes ptérygoides s'unissent bien à la partie impaire du sphénoïde antérieur, mais elles sont séparées de celle du pos« térieur par un espace membraneux de chaque côté.

Le sphénoïde postérieur a de chaque côté

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deux ailes ptérvgoïdes contiguês Vune et Tautre à celles da palatin. Leslnter^i'es se terminent en pointe grêle ou piv un stylet : je n^ai pa les voir séparées du reste de Tos.

Les ailes temporales de ce sphénoïde ne montent pas beaucoup , et n'atteignent point le frontal, dont elles sont séparées par le sphé* noîde antérieur; encore moins le pariétal, qui ne descend pas dans la tempe.

Les pariétaux restent quelque temps dis* tincta. l'un de l'autre et de l'inter-pariétal; celui-ci est petit et en ellipse transverse dans le lapin.

Dans le lièvre on ne peut le voir que tout-à« fait dans le premier âge^ et il est composé de deux petites pièces que sépare un petit angle saillant de l'occipital.

L'occiput est fort singulier. La crête occipi^ taie arrivée près de rinter«pariétai se recourbe en arrière pour former une proAninence'tei^ rée qui répond au milieu de l'occipital supé^ rieur. Le rocher de chaque côté occupe un grand espace triangulaire dans la iace oècipitaie. L'apophyse mastoïde est entièremctnt'VId l'occipital , mais le rocher en donne tinë aîitrS parallèle par laquelle il enchâsse la caisse en ▼III. 4

^l^tion; il &'y unit fea prompcement. Celle-ci ^ IMez bombM, mais est loin de toucher aux fppphjses plérygoides. Son méat auditif dana Tadolte est ossifié sor nn long espace et sail* lant. On voit nn peu de rocher an-dessns dans me édiancrare du temporal^ <[ni enToie d*aillemrs nne apophyse conTiant en partie ce rodier jusque derrière le méat.

Le trou rond se confond ayec le qihéno-orbitaire. Le canal vidien n'est qu'un trou dans Faite ptérjgoide externe. Le trou OTale est commun entre le sj^énoîde et le rocher (i).

Les lièvres ont six dents en haut et cinq en bas, dont quatre formées chacune de deux lames adossées (pi. 202, fig. 20).

, Hjasa les LAfiOHTs il n'y a pas de erète sa»-orbijKaife; lapiot inler-orbitaire s'y trouve fort

■^01. t. ¥1, pL JOJ , fig. 1 ; Richer, de Om EpMiali, |L.n,tf,4;jckcroieplotèldelapm;Siitt,fifpiii kg^. pt. TU» ^ S, du lièm.

DES RONGEURS VIVANâ. ^<

étroit et le3 orbites dirigées vers |e haut; ^ h^sfi de rocade donne upe apophyse dirigéç vers le bi^, et le jugal^ après avoir déjpasf^ Tapophyse zygomatiqae du temporal , se proloBge directement en arriére en une très-ldn* gue pointe. Le crâne est plus prolongé et plut déprimé^ surtout en amène (i).

L'atb-atb (Chejrromjrs ) a des earaotières ai particuliers qu'on a mis en doute si c'est un vrai rongeur; cependant cela n'est pas doi»^

teux quant à ses dents.

Sa tête est ronde , lai^e , bombée de tfiiffffi^ parts ; son museau court ; l'intervalle de seç; orbites large; leur cercle fermé eu ^rr\èK^t\ leur direction un peu en ayan( ; la ù^fm temporale est très-etendue; l'occiput se rapproche de rhorizoBtale au lieu d'être iioupé

(1) Les tètes de lagomjs ont été représentées par^ Pallss, Glires, pi. lY , A; lehgomys alptsus, fi^. 1^^' A et B; rogotomiR, fig. 16, A et ^^ le pusillus, fig.'éy tt RTec tout le tqnektte, fig. 6. IVm ai doo»^ «tney

I "■•Il

Su OSTBOtOClK

verticalement : tous caractères qui semblent plutôt indiquer sa place parmi \ef' quadrumanes.

Les os du nez sqiKt ûourts et lai^.I^et intermaxillaire^ remontent le long de leurs côtés , et s'articulent au froillal par un espace asses large; ils touchent aussi au^ lacrymal, qui avance sur la joue, et dont le canal ouvert entre lui , le maxillaire et le jugal , est hors de Torbite. Le trou sousnarbitaire est fort petit. Le jugal commence dès la base antérieure de Farcade, s'articule avec le lacrymal en dedans et en dehors de Torbite^est fort large, et donne une très-grande apophyse post*^rbitaire qui s'unit à celle du frontal potir cerner Forbite en arrière comme dans les makis et les mangoustes. En outre l'apophyse zygomatique du temporal donne un tubercule à l'endroit où elle rencontre le jugal.

. La ligne de jonction du |^ontal et des pariétaux est demi-circulaire. La figure des pariétaux ressemble beaucoup à celle de l'homme ; il y a un grand inter-pariétal triangulaire. La caisse est promptement unie au temporal et bombée; il n'y appoint d'autre apophyse mastoidicnne. Les trous incisifs sont ronds, médiocres, immédiatement derrière les incisives^.

DES 110N4JBURS VIVANS. 53

Le palatin avance ^geu dans le palais; il finit entre jes dernières dents par une ligne transpverse. Les ailes ptérygoides sont longues et hautes. «Leur partie palatine est simple. La sphéiioidale se divise en deux lames, dont Finteme sa. prolonge jusqu^à \i caisse, à laquelle elle s'articule , ainsi qu'au bord interne de la facette glénoide. Dans la tempe le paktis reste derrière le bor(^K)Stérieùr du maxillaire, entre lui et les deux sphénoïdes , ne touchant au frontal que par sa pointe. Le sphénoïde antérieur occupe danfi le forra de l'orbite un assez grand espace. Le trou orbitaire antérieur, qui est grand, lui est commun avec le frontal. L'analogue du sph^bitii-palatin est tout entier dans le palatin. Le ptérygo-pelatin n'est qu'un trou en arrière de la dernière molaire dans le palatin.

Le trou optique est médiocre; le rond se confond avec le sphénonorbitaire. L'ovale est distincéf Je ne vois ptfile canal vidien. Le ca« r^idien est ^êtit; le jugulaire médiocre: antérieurement i^y a de grafln sitiiis frontant .etLsphénoidaLUXt Le sphénoidal est commun aux 'deux spAéhoides. La région de la selle est élevée, mais sana apophysei efinoidés. Les cr^(s^ des rochers 9ont mé^^bcr^. ^ il n'y A

Si OVtÊÙUMÉ

ptittït de tente ossénse. Lftcatité du crftne est iPtàh tiers ^hb grande, qnant 2 s^ eofapt, tfjaé èblle de la face.

; Je trou? e quatre molaires en haut^ treis en bas, cylindri^esi usées de manière qu'on nt yoit |MLS bien leur structure, mais elles pi^ nJBsent avoir été tuberculeuses.

la fiièette glédoïdë est plane et plus large qtte celle de la mâchoire inférieure.

L'arcade en ar riiJre de à l'orbite est à peu prés horksoBiale (i).

▲ RTIGLB III.

Description pins particulière de» dents molaires des

divers rongeurs (2). ■

.f^fiCs dents, étant, comme oi^r^ pu le voif* daxis tous nos JMfeumes préeédens, lapwtîe

(2) Cet arâdie sst ^ rampresnon , «?ec ilés

DBS fLOHûBmê irtVAfrs. 91

da sqa^tte qui se coiiserTe le mieux et qui donne ]es caractères les plus cOnstans, j'ai cru, pour les rongeurs comme pour les autres classes, devoir entrer dans plus de détails sur leurs dents, et fournir ainsi aux ^;éofbgistè^ des moyens sûrs de reconnaître ceux qu'ils rencontreront. CTest pourquoi je donne id les descriptions suivantes que mon frère à bien voulu rédiger à ma prière.

Les ECUREUILS, pi. 202, fig. i. La première molaire supérieure est un petit tubercule qui tombe souvent avec Tàge ; les quatre autres présentent transversalement deux crêtes obtuses se réunissant au H^ieu de lik^lent par leur base, et y formant uo sillon. A leur face interne ces dents ont une autre crête qui, sui* vaut la forme de la dent^ présenfeili: la figure d'une portion de oerdej la fàce extérieure est échancrée à l'endroit du siUon , de manière qu'en ne voyant ces dents que par cette faOrts^ elles ont l'air dentelées; la première et ta dernière de ces qpatre dctûts' approchent de hk forme triang^dairçet sont plus petites que Uà

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du Utémoiré fle mon tr^v ioaité dans le tome\t)t' des Aïknaké dû Mudfttâ.

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