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munis d'ongles étaient Tindex, le m^liii.è Fannulaire; que le petit doigt avait encore d^m^ pbahBgeg p^tM et arrondhi, et 411e le ponee était lédnit à w mmflh wi^ti huml se sowdtit «rao le tnpàte et ajieo.li raétaearpiea do l'iades. Maia d*apvèa haie»
veUe^ étadea que j'ai fritea dea laaitta' dis édiiÉée, «I sortent d» eelka dea fnm miMm et dea talons » je sms tres-convMicn que lu maim da mégatherium ont été transposai î et que c'est la gaoche qui est à droite, et lé» \ ciproquement; en sorte cpe œ serait le ptCit doigt qui serait en vestige , en « ; ee qn rsa* trerait dans la règle générale. MM. d'Alton A Pander n'ont point corrigé ce dépheotMOti que je n'avais pu indtiqner dans ma précédente édition , fitute d'assea d'objets de eoi^ paraison. Ces messieurs n'ont pas même Ait connaître dans leur ei[4ication. queb notf ils croient qiK l'on doit donner à chaque 05 éxt earpew
BIÉGATHERIUM. ^5^
D'après ma nouvelle manière de voir, tout ipeviendrait dans l'ordre, r^ serait le cunéiforibe articulé en partie avec l'os a y qui fé-^ pondrait au métacarpien du petit doigt, et qui ici serait soudé avec le métacarpien de l'annulaire; 5, serait Yunciforme rejeté en dedans du carpe, et en partie sur le méta- Mrp^ien du médius ; ii , serait le métacarpien de Fannulaire^ réuni au vestige du petit doigt; u et w, seraient les métacarpiens de l'index et du pouce , plus grêles , plus allongés que ceux des doigts externes , comme il arrive dans les cabassous , et même dans les encow' herts. Le pouce alors n'aurait point eu d'on-> gle ; le petit doigt n'aurait pas eu d'existence séparée , et la main eût été particulièrement formée pour fendre la terre et pour la fouir^ comme celle du tatou géant.
Mais on sent que , pour vérifier ces conjeo turcs, il faudrait être auprès du squelette, et en comparer séparément tous les os avec leurs analogues dans ce tatou, ce que j'espère que quelque analomiste espagnol ne tardera pas à faire (i).
(1) Le collège des chirurgiens de Londres a dernièrement envoyé au Muséum de Paris des moules en plâtiç
556 MEGÀTHERIUMé
Les onguéaux des trois doigts complets étaient composés d'un axe qui portait Fongle y et d'une gaine qui en affermissait la base absolument comme dans les autres animanx à grands ongles, dont je poursuis le parallâe avec notre animal. Mais l'énormité de cette gaine, qui enveloppe Taxe presque entier, fait supposer que l'ongle était encore infiniment plus fort à proportion que celui d*aiicun des édcntés que nous connaissons. On voit la coupe d'un de ces onguéaux , fig. 22.
D'après l'état actuel du squelette, la pé-
d'une partie du squelette d*un m^gatherîum , qui ont montré que cette transposition des mains , que soupçonnait M. Guvier, n'a pas eu lieu. La fig. 13 repr^ente donc bien une main gauche , oii %> est l'annulaire et w le petit doigt; mais les os du carpe y différent beaucoup, dans leur forme et dans leur situation , de ceux qui nous sont venus de Londres y ce qui permet de penser que ces os ont été mal rapprochés dans le squelette de Madrid. On conçoit que les déterminations de AI. Gnvier, faites uniquement sur le dessin , se soient ressenties sur ce point de l'imperfection de ses moyens d'étude. La main avec laquelle celle du mégatherium , d'après les morceaux de Londres, parait avoir une très-grande analogie, est celle du tamanoir.
(Laue.)
mégatherium; 357
ntiltième phalange serait plus longue dans le doigt que je regarde comme Tannulaire; mais je soupçonne qu'elle a aussi été transposée, et qu'elle appartient au doigt qui est de l'autre côté du médius, et que je crois être l'index. Au moyen de ce changement^ la main prendrait tout-à-fait la forme oblique de celle du tatou géant.
§ II. Extrémité postérieure.
Les os du bassin, fig. 14 et i5 , sont ce que notre animal offre de plus différent avec les espèces voisines. Ceux des iles , les seuls qui soient conservés dans le squelette de Madrid , forment un demi-bassin , large et évasé ^ dont le plan moyen est perpendiculaire à l'épine , et qui ressemble par son énorme grandeur à celui de l'éléphant et du rhinocéros. La partie large de ces os a surtout une analogie frappante avec celle de ce dernier quadrupède par la proportion de ses trois lignes ; mais leur partie étroite et voisine de la cavité cotyloide est beaucoup plus courte , et la courbe circulaire de l'os descend plus bas.
Celte forme de bassin nous indique que le
S58 MEGATHEBIim.
mégaiherium avait le ventre gros ^ et s'aceordê ^vec la forme de ses molaires, pour nous Ikire voir qu'il vivait de substances végétales.
Le pubis et Tischion manquent au squelette de Madrid ; mais je pense qu'ils ont été perdus lors de la fouille ou auparavant. J*j suis d'autant plus autorisé, que M. Fander assure avoir observé que l'on a limé et poli l'os en cet endroit, de manière à faire disparaître les traces des parties rompues. Cependant si ce défaut avait été naturel à l'espèce, c'est encore dans un édenté, je veux dire dans \à fourmilier didactyle ^ que nous en trouverions le premier indice , quoique très-léger. Ses os pubis ne se réunissent point par devant, et demeurent toujours écartés , comme l'obsefve Daubenton , et comme je l'ai rérifié sur un individu autre que le sien. Les crêtes de ces os des iles sont singulièrement renflées et raboteuses.
Un caractère remarquable de ce bassin, c'est l'étroitesse de l'entrée du petit bassin , qui n'est nullement proportionnée à la taille de l'animal , même en admettant que l'individu était mâle (i).
(1) Les ossemens de mëgatherium dont il a été ptrl^
M£6ÀTHBBIUM. S^
J'ai déjà parlé de la grosseur ou plutôt de la largeur énorme de l'os de la cuisse, fig. i6 et 17. On ne peut le comparer à celui d'aucun autre animal ; ceux qui s'en rapprochent par la laideur , comme les rhinocéros , en diffèrent par Texistenoe du troisième trochanter, qui manque ici. Ce fémur est un peu plus long
dans une note précédente ont été rapportés de Buenos^ Ayres par M. Woodbln-Parish , et décrits par M. Glift. Parmi eux se trouve un bassin qui offre les parties man-
quant à celui de Madrid, c'est-à-dire le pubis et l'i»cbion. Les branches du pubis sont assez grêles; elles se réunissent et forment une symphyse saillante en âtkfit : le trou obturateur est allongé ; les ischions sont krges et s'unissent, comme dans presque tous les édcntés, avec les vertèbres sajcrées de manière k former un trou iscbiatique dont le dianitore n'a que les deux tiers de celui de la cavité cotyloïde.
La queue existe aussi en grande partie ; elle est grosse et courte I et ne se composait probablement que de quinze à di^-huit vertèbres. Les premiers os en Y sont longs de hmt à neuf pouces.
n y a encore une vertèbre lombaire qui n'offre point
Ifi caractères de celles des vrais fourmiliers et des ta-*
tous y c'estrà-dire l'apophyse articulaire à double feicette
et la longue saillie qui surmonte cette apophyse dans
ces derniers.
(Laur. )
56o M£Gi.TH£RlUM.
que l'humérus, aplati d'avant en arrière et relevé d'une crête aiguë au-dessus de son condyle interne. Le col est court, et le grand trochanter ne s élève point au-dessus de la tête. Le petit trochanter ne s'aperçoit point, et l'articulation inférieure paraît beaucoup moins longue que large. L'analogie de ce fémur avec ceux des pangolins est on ne peut pas plus sensible.
Le tibia et le péroné, fig. i8 et 19, sont soudés ensemble par leurs deux extrémités, chose absolument propre à cet animal et aux tatous , mais dont on voit quelque chose d'approchant dans un autre édenté , dans Voryc^ térope , où le péroné se soude supérieurement avec le tibia. Ils présentent par leur réunion une surface d'une largeur démesurée» A cet égard , la jambe du mégatherium ressemble assez à celle de Vaïf qui est très-large , parce que ses deux os forment une convexité chacun de leur côté , et s'écartent ainsi l'un de l'autre.
Les figures font penser que l'articulation du pied avec la jambe n'est pas aussi singu* lière que dans l'^ï, et qu'elle est beaucoup plus solide. Son astragale, c, fig. 20, parait même ressembler beaucoup à celui de Télé-