MARINS
Lors de ma première édition j'avais réduit mes recherches sur les os fossiles de mammifères de mer à quelques échantillons de phoques et de lamantins » et je m'étais abstenu de traiter des ossemens de cclaccs.
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D'une part ^ je craignais de ne pouvoir établir des raisonnemens concluans sur une famille dont Tostéologie était alors si pea connue , et dont je désespérais même de pouvoir éclaircir l'histoire naturelle^ et de l'autre il me semblait que ces animaux , ensevelis en général dans de grandes couches marines avec les coquilles et les poissons qui vivaient dans les mêmes mers ^ pouvaient ne pas avoir subi la loi presque générale qui a fait disparaître les espèces des quadrupèdes terrestres dont nos couches recèlent les restes , et que leurs races pouvaient 's'être conservées dans les mers actuelles. »
Mes travaux postérieurs ont fort affaibli les motifs que j'avais eus de garder le silence. Mes voyages , les envois des correspondans du Muséum et les secours de mes amis m*on^ procuré sur l'histoire et sur l'ostéologie d^ ces animaux beaucoup plus de matériaux qu^ je n'aurais osé espérer il y a quelques année» 9 il s'y est joint les documens précieux qu^ renferment les ouvrages récens de MM. Al^ bers^ Camper et Scoresby ; enfin je me sui^ aperçu qu'il existe parmi les débris fbssilB^ de cétacés beaucoup plus d'espèces inconnue^ que l'on n'aurait pu croire, et des espèces dont
MARINS. Syg
la aîûgttUère structure mérite toute Tattention des naturalistes. Voilà pourquoi y au risque d'allonger un peu mon ouvrage^ je me suis déterminé à traiter ce sujet. J'espère que mes lecteurs recevront avec quelque plaisir la foule de fails et de renseignemens nouveaux que ma position me met à même de leur offrir.
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