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mêmes figures que celle qui la précède , seolemenl elle est plus petite; quelquefois les deux premières échancrures sont réunies et séparent du corps de la dent la partie anl^ rîeare. Au reste, nous le répétons , ces détails ne peuvent être intelligibles qu'à Taide de la figure.
Les merions {Meriones ), pi. 20a , fig. 22. Nous formons ce genre d'un démembrement des gerbilles de M. Desmarest , et nous en prenons le type dans le Dipus americanus de Barton. Ces rongeurs ont de grands rapports avec les gerboises; outre leurs formes aussi compliquées 9 ils ont aussi quatre molaires supérieures et trois inférieures, nombre que jusqu'à présent ces seuls rongeurs nous présentent. La première molaire supérieure est une petite dent formée d*un seul tubercule; la seconde , qui est la plus grande , présente une forme si compliquée que nous croyons devoir nous dispenser de la décrire. Nous disons de même de la troisième ; quant à la quatrième, un peu plus petite que la précédente, elle présente deux demi - cercles , l'un inscrit dans
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l'autre 9 et la partie concave en cfehbrs. Les trois molaires inférieures vont en diminuant de grandeur de la première à la dernière ;mais pour leur forme je dois renvoyer à la figpure ^ aucune description ne me paraissant pouvoir la rendre sensible.
Je réserve à ce groupe le nom de men'ones , qu'Illiger avait appliqué aux gerbilles de M. Desmarest.
Lbs ECHiBnrSi pL aoa, fig. i4 et i5. A la mâchoire supérieure^ 66, les molaires sont à peu près de même grandeur entre elles. Dans le rat épineux (fig. 14 )» elles sont toutes partagées en deux parties principales par un sillon assez large : chacune de ces parties est échancrée jusqu'à son milieu par un repli de rémail; les deux premières dents ont ces échancrures à leur face extérieure, les deux autres qui se ressemblent ont leur première partie échancrée à la face extérieure et l'autre à la face antérieure.
En appliquant à ces dents le système d'après lequel elles se forment généralement, on peut
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regarder la forme primitive de leur couronne comme composée de quatre tubercules, dont le premier est séparé du second plus profondément au côté externe de la mâchoire qu'au côté interne; le second du troisième par un sillon qui partage la dent dans toute sa largeur; et le troisième du quatrième comme le premier du second. Cette forme primitive sera celle de la seconde molaire, et les deux autres n'en différeront qu'en ce que la moitié postérieure aura la partie profonde du sillon qui la divise du côté interne de la mâchoire.
Dans le lérot à queue dorée (fig. i5) on voit que la première dent a été plus usée que celle du rat épineux : le sillon du milieu ne s'aperçoit plus que par deux échancrures. Les deux dents qui suivent ne diffèrent point des analogues que nous venons de décrire; mais réchancrure postérieure de la dernière la traverse dans toute sa largeur, soit que cette partie n'ait point été usée, soit, ce qui est probable^ que les deux tubercules primitifs aient été séparés plus profondément.
La première molaire de la mâchoire inférieure du rat épineux, a, est plus grande que les trois autres ; on voit a la partie antérieure de sa couronne la figure d'un disque au milieu
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de laquelle se trouve une autre figure semblable; vient ensuite un ovale Crès«-allon{vé qui est séparé du disque par un sillon ; un autre sillon sépare de cet ovale la partie postérieure de la dent; elle a comme celles des dents supérieures une profonde échancrure , mais au bord interne. La seconde de ces molaires a deux échancrures internes et une externe qui se confond presque avec la première de Tautre côté. La troisième est séparée en deux parties par un sillon transverse , dont la première est simple , et dont la seconde a une échancrure à sa face interne. La quatrième dent ressemble à la troisième.
Dans le lérot à queue dorée , la première molaire inférieure , a, ressemble à Tanaloguc du rat épineux; la seconde, au lieu d'avoir deux échancrures internes et une externe, n'a que la postérieure des premières , un sillon coupe la dent en deux parties, et les deux échancrures du rat épineux ne sont évidem* ment que le sillon du rat à queue dorée interrompu dans son milieu; la troisième ressemble à l'analogue du rat épineux ; mais la quatrième offre la même différence avec la quatrième de ce dernier animal que la seconde en offrait av^c la seconde du rat à queue dorée :
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elle a deux échancnires au lieu d'un sillon.
Trausportons présentement à ces descriptions le système que nous avons suivi pour connaître la forme primitive des molaires supérieures des échimys , nous verrons que toutes ces dents devaient avoir trois tubercules, et la première un renfoncement au centre du tubercule antérieur.
Nous aurions pu entrer dans de plus grands détails sur les relations des échancrures entre elles 9 parce qu'elles déterminent la ligne qui dérivait du sillon qu'elles formaient avant leur séparation ; mais ce détail n'aurait servi qu'à obscurcir des descriptions déjà si obscures par elles-mêmes; les figures d'ailleurs suppléeront jsufiisamment à nos omissions.
Les saccomys, pi. 202, fig. 26. Le singulier animal qui nous a donné ce type de dentition vient, sous ce rapport, se placer à côté des échimys; il a le même nombre de molaires qu'eux, et leurs formés ont quelque analogie avec les formes des siennes. A la mâchoire supérieure la
première ^ un peu plus grande que les autres ^ présente du côté externe une échancrure , et dans sa partie postérieure un petit cercle d'émail : les trois autres , de grandeur égale , aa lieu d'une simple échancrure présentent un sillon qui les divise profondément ^ et leur partie postérieure est aussi marquée d'un petit cercle d'émail. A la mâchoire inférieure la première molaire a une large et profonde échancrure à son côté interne , et au devant une partie circulaire attachée à la partie antérieure de la dent; les deux suivantes ont deux parties formées par un sillon profond. I^ première, qui est la plus grande, présente au côtéexterne une forte échancrure , la seconde est unie. La dernière de ces dents , qui est encore en germe, présente deux collines à sommet arrondi , qui sont minces et élevées.
Les castors, pL 202, fig. 12. Â la mâchoire supérieure la première molaire présente à sa partie antérieure des échancrures , l'une au côté interne, l'autre au côté externe , qui se rapprochent par leur extrémité de ma-
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nière que leur émail se touche. Ces échan* crures ne se terminent point en s'arrondissant comme celles des dents des autres genres; dans le germe elles forment un sillon tran&* versai très-relevé dans son milieu. Â la suite de ces échancrures s'en montrent deux autres qui se suivent ^ mais qui sont Tune et l'autre à la face externe de la dent; la première est plus profonde que la seconde. Dans le germe ces deux échancrures sont réunies par leurs extrémités. La dent de lait et celle de rempla^ cément sont semblables. Les trois autres dents ressemblent à la première ; cependant la quatrième conserve quelquefois ses deux échancrures postérieures réunies comme dans le germe. La première molaire inférieure offre d'abord une échancrure profonde qui s'unit à la face interne. Deux autres échancrures semblables aux premières des molaires supérieures viennent ensuite. Enfin la dent se termine par une quatrième échancrure semblable à la première. Les trois autres dents ont une structure semblable : d'abord deux échancrures du côté interne ^ la première est la plus profonde, puis une échancrure du côté externe, et enfin une troisième échancrure interne. Quelquefois les deux dernières échancrures|internes de la quatrième de ces
molaires restent unies par leur extrémité et semblent entourer le sommet de Téchancrure externe : ces dents sont à peu près de même grandeur aux deux mâchoires , et leurs échancmres sont remplies de cortical.
Les PÀCASy pi. 202 ^ fig. ii. La première molaire supérieure a d'abord du côté interne de la mftchoire une profonde échancrure qui est quelquefois coupée dans son milieu , ensaite un sillon interrompu par l'émail des bords ^ enfin un point très-léger. La même dent sur un individu plus jeune présente d'abord Téchancrure interne , puis une autre échancrure externe qui s'est effacée dans l'adulte^ ensuite une troisième échancrure in- ' terne qui est quelquefois coupée dans son milieu^ et dont le bord^ ayant bientôt été réuni par rémail extérieur^ produit le sillon interrompu dont nous avons parlé plus haut. Quelquefois la première échancrure se sépare en deux parties dont l'interne forme un sillon. Enfin cette dent se termine par deux points. Nous voyons qu'à mesure que nous remontons