‹ Recherches Sur Les Ossemens Fossiles (volume 3)Chapitre 64 sur 73 · Ot^a OySd · texte numérisé non relu

Ot^a OySd

o,ao

^86 lÀUttiiB»

§ II. Da reste du squelette.

i"*. DaTis les baleines propremenl dites^

Dans la grande baleine du Cap , Fatka, l'aiis et les cinq autres cervicales, pL aay, %. iS, sont unis ensemble par leur corps. Toutes leurs apophyses épineuses se sondent en ime seule crête.

L'atlas et Taxis s'unissent en outre par leurs apophyses transverses supérieures, qui sont larges et fortes; leurs apophyses transrerses inférieures, également longues et fortes , se soudent entre elles et avec celle de la troi^ sième, qui est plus grêle mais aussi longue. Les quatre cervicales suivantes n'ont que des apophyses transverses supérieures minces, et dont celles de la troisième, de la quatrième et de la cinquième sont soudées ensemble. La dernière n'a aussi qu'une transverse supérieure, mais plus longue, plus forte, libre, et dirigée en avant.

Cette division des apophyses, en supé-

YITANTE8. aSf

rieares et inférieures, répond anx-deux branches, séparées par un canal, qui se voient dans celles 'des mammifères ordinaires.

Les apophyses transverses des premières, dorsales se portent aussi en avant , et sont longues et un peu plus fortes qu'à la dernière cervicale. Elles commencent à grossir et à se raccourcir à la quatrième dorsale, fig. i4« Les suivants prennent une direction plus transversale et s'élargissent par le bout, jusques et compris la dixième. A compter de la onzième, fig. i5, elles recommencent à s'allonger, comme en fig. x6 qui est la première lombaire, jusqu'à la dix - septième ; pui» elles diaiinuent insensiblement, comme, en fig. 17 qui est une des premières oaudaleS| jusqu'à la trente-quatrième ^ où elles disparaissent.

Elles sont partout plus longues ji proportion que dans le cachalot , et élargies vers le bout, ce qui est le contraire de ce dernier genre.

Il y a quinze paires de côtes.

Les quatre dernières paires et les deux premières n'atteignent pas le corps de la vertèbre, et ne s'attachent qu'à son apophyse transverse.

^88 BALfellIES

La première paire est aplatie et extrême* ment large , surtout de son extrémité sternale. •

Les trois dernières sont grêles et courtes.

Après les quinze vertèbres dormei il y en a trente-sept autres.

Les os en V commencent entre la onzîéine et la douzième : ils sont petits en comparaison deceux du cachalot, et.disparaissent après la viqgt-sixième.

Les onze ou douze dernières vertèbres n'ont plus d'émineilbes. Les dernières de toutes sont presque quadrangulaires , et percées chaosne de deux trous verticaux.

Les apophyses épineuses forment une série assez uniforme y de hauteifr méidiocrei toutes inclinées en avant; elles commencent à diminuer sur la queue.

Les apophyses articulaires antérieures ne s'élèvent point; restent à la même hauteur et conservent les mêmes dimensions. Elles s évasent hicme sur la queue, où elles n'ont |)Iu3 d'articulation à fournir, et les cinq ou six der-

niéres^ presque égales aux épineuses correspondantes, forment avec elles, sur leur vertèbre, une proéminence trilobée.

Nous n'avons qu'un seul os du sternum, pi. 327, fig. II, oblong, plus large en avant, et qui porte de chaque côté une face articulaire pour une côte.

L'omoplate, ib.j fig. 7, est presque plane; c'est à peine si l'on y aperçoit une légère courbure concave : elle est taillée à peu près en éventail, et moins large que haute. Son bord antérieur est simple et n'a qu'une seule apophyse saillante, qui, d'après sa position, est probablement l'acromion. Sa tête articulaire est bien plus large à proportion que dans le cachalot.

L'humérus, /*., fig. aS, «, est gros et court, à peine deux fois aussi long qu'épais. Sa tubérosité ne dépasse pas la tète en avant. Celle-ci est hémisphérique et presque parallèle à Taxe. La tête inférieure se divise en deux plans légèrement inclinés pour le cubitus et le radius.

Ces deux os sont comprimés; le cubitus 1 1%., 0, est le plus étroit, i^urtout dans son mi«

VIII, «• parti 19

390 BALEINBS

lieu. Sa tête supérieure est un peu obliqaet son axe , et rolécrâne remonte un peu, loin de revenir en crochet comme dans le ctr chalot. Le radius, b^ s'élargit dans le bas, au point d'y avoir les deux tiers de sa longueur; dans le haut^ il n'a qu'un peu pieu du tiers.

Je vois quatre os au premier rang du carpe, dont le cubital, qui répond au pîsiforme, forme saillie en dehors. Il n'y en a que trois au second. Les métatarsiens n'ont de longueur que le double de leur largeur.

Le pouce a deux articles, l'index quatre, le médius cinq, l'annulaire quatre, le petit doigt trois; tous sont terminés par une dilatation cartilagineuse. Il résulte de leur ensemble une nageoire large et courte^ obliquement arrondie, fig. 2Z.

Le groupe de vertèbres représenté par M. de Lacépède dans son Histoire des Cétacés, pi. VII, fig. I, et que nous reproduisons pi. 227, fig. 18, mérite une grande attention comme appartenant au sous-genre des baleines proprement dites, mais à une espèce très-difierente de celle du Gap et moins grande.

yiyAifTB8. 291

n y a huit vertèbres unies par leurs corps ; la première dorsale s'y joint aux autres.

Les cinq premières ont leurs apophyses transverses inférieures allongées. Celles de Tatlas ei de Taxis sont soudées dans toute leur longueur. Les trois suivantes le sont ensemble par leur extrémité seulement. La sixième se prolonge moins et son extrémité reste libre. La septième cervicale n'en a point.

Les apophyses transverses supérieures des six vei:tèbre6 qui suivent l'atlas sont plates et minces» Celle de l'axis a un peu plus de Ion-gueur que les autres.

L'apophyse transverse de la première dorsale se porte obliquement en avant ^ de manière que son extrémité se trouve entre les deux apophyses transverses de l'atlas. Rien de pareil n'a lieu. dans la baleine du Cap, où de plus l'apophyse transverse supérieure de l'atlas, qui est haute et aussi longue que l'inférieure, s'unit à celle de l'axis.

Dans ce groupe, l'apophyse inférieure de l'atlas est plus longue que la supérieure.

Nous avons, outre ce groupe, quelques

antres morceaux indiquant une ou deux baleines proprement dites, différentes de celles du Cap. Ainsi une troisième ou quatrième dorsale , envoyée de Norvège par M. Noél de la Morinière, et qui provient nécessairement de la grande baleine franche du Nord, a des apophyses transverses plus minces et plus larges ; leur bord antérieur présente une 6cette articulaire et un crochet qui manquent à sa correspondante du Cap, etc.

Une omoplate , depuis long-temps au cabinet, et qui parait aussi de baleine franche, a Tacromion plus saillant et un tubercule coracx)ïde assez fort. Nous la dessinons pi. 227, fig. 8.

Nous avons du Cap même des vertèbres de baleines proprement dites , différentes de celles de notre grand squelette. Deux premières dorsales, entre autres, ont les apophyses transverses plus contournées; les branches latérales de leur apophyse épineuse ont une fossette qui manque à leurs analogues dans le 8()uplett«.

VIVANTES* agS

a°. Dans les rorquals.

Dans notre squelette du rorqual du Cap^ rat-* laS; pi. 227, fig. 19, est distinct de Taxis; ce dernier se soude ^ par la partie supérieure de son anneau qui n'a point d'apophyse épineuse, avec la partie correspondante de la troisième cervicale, fig. 20. Celle-ci et les quatre suivantes ne s'unissent point : elles ont quelque épaisseur. Les apophyses transverses sont doubles dans les trois premières comme dans l'axis : l'une , supérieure, part de la partie annulaire au-dessous de l'apophyse articu^ laire; l'autre, de la partie inférieure du corps; aucune de ces apophyses ne se dirige en avant. Les inférieures se raccourcissent de l'axis à la quatrième verticale et manquent aux suivantes. Les supérieures sont plus longues à l'axis et à la troisième; ensuite elles sont égales , et forment une série avec les transverses qui portent les côtes. On voit la quatrième cervicale fig. 21.

II y a quatorze dorsales et autant de paires de côtes, et trente-une autres verlèbres jus-

<ig^ BiXEIlIBS

qu'au bout de la queue. Ainsi le nombre total est de cinquante-deux.

Les deuxième , troisième et quatrième côtes seules ont des têtes ; encore paraissent-elles à peine pouvoir atteindre le corps des Tertèbres. Les autres ne tiennent qu'aux extrémités dei apophyses transverses.

Ces apophyses vont en s'allongeant 'jusqu'aux lombes. Elles sont plus longues que larges y et se dilatent au bout comme à la grande baleine. Elles continuent ainsi jusqu'à la troisième lombaire, où elles commencent à se raccourcir^ mais en s'élargissant encore jusqu'à la quinzième ou seizième, où elles disparaissent.

Les apophyses épineuses commencent à se montrer sur la troisième cervicale. Elles y restent petites sur le cou , et commencent i s'allonger et à se comprimer sur les premières dorsales. Elles forment une série assez égale; plus larges sur le milieu du dos ^ plus étroites, mais toujours médiocrement élevées sur les lombes, elles se raccourcissent par degrés sur la queue. 11 n'y en a plus sur les douze dernières , et la partie annulaire disparait

deux vertèbres après les apophyses épineuses.

Les apophyses articulaires regardent en dedans par leur facette jusqu'à la onzième de celles qui suivent les dorsales ; là elles commencent à s'évaser. Elles ne montent points et forment enfin vers la quatorzième ou la quinzième ^ avec Tépineuse qui s'est toujours raccourcie , une proéminence trilobée.

On a attaché le bassin sous la neuvième lombaire. A la onzième commencent les os en V. Le premier est encore formé de deux pièces séparées. Ils se redivisent de nouveau en arrière.

Le dessous des corps des lombaires et des caudales est à peine marqué d'une légère earène.

A commencer de la quinzième après les dorsales^ le corps de chaque vertèbre est percé de chaque côté en haut et en bas d'un gros trou pour les vaisseaux.

Ces trous ne diminuent pas sur les dernières caudales^ bien qu'elles soient plus petites , en sorte qu'elles représentent chacune comme deux cylindres adossés percés dans leur axe.

ag8 BALBINBS

surtout serait plus saillant et plus aigu. Les mains paraissent y être aussi bien moins allongées que dans celui du Cap. Le squelette de Berlin a cinquante<[uatre vertèbres. M. Aadolphi n'y compte que cinq cervicales; mais il y en avait sept dans celui de J. Hunter, comme dans notre squelette du Cap. HuDter et Âlbers ne trouvent que douze dorsales et douze paires de côtes. M. Rudolphi a treize côtes , dont la première s'attache a deux vertèbres ; ainsi il compte quatorze dorsales. Ce n'est qu'après la quinzième lombaire que commencent les os en V ; il y en a quatorze : les six dernières caudales manquent seules de ces os et de vestiges d'apophyses épineuses.

OS qu'il y a de plus ne sont pas des épiphyses qui s'interposent entre les phalanges, car leurs épiphyses sont encore là enveloppées dans ces cartilages inter^articulaires.

Nous n'avons avec la tête qu'un petit nombre de pièces du rorqual de la Méditerranée; mais elles offrent toutes comme la tête quelque différence spécifique. L'atlas a les apophyses transverses plus saillantes que celui du Cap ; une deuxième dorsale les a plus longues et plus cylindriques; une troisième ou quatrième caudale les a également plus longues , et les transverses plus larges et plus écartées. L'omoplate a ses protubérances plus prononcées, et ressemble singulièrement en grand à celte d'un dauphin.

A en juger par les planches de MM. Albers et Rudolphi , l'omoplate du rorqual du Nord serait encore plus large d'avant en arriére que celui de la Méditerranée ; son angle postérieur

5oo

BALBllf£8

Lonçnenr de la queve

Largeur de la première caudale.

Id, de la sixième •

Hauteur de l'npopliyse épineuse de la pre mière caudale

là. de l'apopbjse épineuse de la sixième. .

Longueur totale de la tête et de l'épine en ligne droite

EXTRKBIITÈ.

Longueur de l'omoplate prise du milieu du bord spinal au milieu de la canté glénoide.

Longueur du bord spinal.

Id, du bord antérieur. .

(d, du bord postérieur . . .

Largeur du col

Diamètre longitudinal de la ca?ité glénoide. Id. transverse id

Saillie de l'acromion.

Longueur de Tbomér^s.

Diamètre ant. post. de sa tète art. sup. et de la tubérosité. t

o,oS

OySa

Sot

Largeur de sod extrémité inférieure. . • .

Longueur du cubitui

Sa largeur en haut

/c/. en bas

Longueur du radius. . . .

Sa largeur en haut

Id, en bas

Longueur du carpe

Sa largeur

Longueur du premier doigt.

Id, du second. ......

\hL du troisième.

\id, du quatrième.

\IJ, du cinquième.

aB

wem

Sod BÂLBIHB8

Pour terminer cette ostéologie abr^ëe dei cétacés 9 j'ajouterai ici quelques observations Bur leur bassin et sur leur os hyoïde.

Le bassin des daupbins consiste eu deux oi oblongs isolés ^ placés longitudinalement des deux côtés de Tanus^ et qui^ d'après les muscles auxquels ils donnent attache ^ partissent principalement représenter les ischion?.

D'après la description de M. Rudolphi/ilpar raîtrait qu'il en est de même dans le rorqual du Nord ; mais dans la baleine et dans le rorqual du Gap, le bassin est tout autrement (ait J'ai pour garant du fait M. Delalande^ qui a préparé nos deux squelettes et qui a eolefé lui-même les os de leur place.

Dans le rorqual , l'os du bassin , pi. 227, fig. 24 1 est en forme de croissant , dont les cornes presque rectilignes se prolongent chacune de 0,2 et s'écartent l'une de l'antre à leur extrémité de 0;25.

Dans la grande baleine , il est composé de trois pièces , ib. , fig. ^5 : une moyenne en forme de croissant , qui rappelle presque le corps de l'os hyoïde de Thomme , et deux grêles qui s'articulent aux extrémités delà

VIVANTES. 3o5

précédente. Celle-ci a d'une pointe à l'autre 0^4 9 ^^ chacune des pièces latérales est longue de 0^2 •

Ces bassins sont placés au devant de l'anus; leur bord convexe est dirigé en avant.

Ne sont-ce pas les deux pièces latérales que M. Rudolphi a vues , tandis que la pièoe mitoyenne aura été enlevée par ceux qui avaient vidé à Hambourg l'animal dont il décrit le squelette ? l'analogie le donnerait à penser.

Quant à M. Albers, il dessine, sous son squelette du rorqual du Nord, un os de forme singulière, à quatre branches comme une croix , qui ne ressemble ni aux deux pièces dont parle M. Rudolphi, ni à ce que j'ai vu. Est-ce un faux trait du dessinateur; est-ce une pièce mal rapportée à cet endroit par ceux qui ont monté , il y a un siècle et demi , le squelette qu'il a décrit ?

Quelques portions de l'os hyoïde d'un cetacé s'étant trouvées fossiles comme nous l'avons vu ci-dessus, il est nécessaire que j'indique ses formes dans les différens genres.

Il y est généralement composé de trois pièces

5o4 BALBIflBS

osseuses 9 dont la troisième se divise ellemême en trois. Les deux premières sont les os styloîdiens, qui s'attachent par un cartilage à ce lobe de Tos occipital qui tient lieu d'apophyse mastoïde/passent sous l'os de Toreilleet s'avancent en se rapprochant vers les narines postérieures ^ où ils se terminent chacun par un ligament ou cartilage recourbé en dessous et en arrière (i); la troisième pièce, ou le corps f est plus ou moins de la forme d'un croissant , ayant à son bord convexe et antérieur deux apophyses par lesquelles il est suspendu aux cartilages des os sty loîdiens , et se prolongeant de chaque côté en une corne, qui, dans les jeunes individus, est séparée du milieu de Tos par une suture , et qui représente la grande corne de l'homme.

Dans les dauphins, pi. 226, fîg. 12, la pièce en croissant, a y est plate , large et légèrement concave en dessus; les os styloïdiens, b, b, sont

(1) Dans leç os hyoïdes de ct'taces que j'ai examîmSjCc

ligament ne contenait aucun noyau osseux qui pût rf-

prë«entev soit ce que Von nomme les petites cornes (l3u>

rhomme, soit les articulations plus nouibreuses tieccr-

tainn minimaux.

en prisme triangulaire irrëgulieri dont Ta^ réte supérieure est nette et tranchante^ les in« férieures arrondies^ et qui est obliquement étranglé et déprimé à sa tête supérieure.

Dans la grande baleine du Cap, fig. 14^ le corps est un cylindre transversal , un peu élargi dans le milieu pour donner les apo-* physes , et légèrement courbé en arc concave en dessus. Dans le rorqual, fig. i3, sa courbure est presque en chevron , et Télargissement du milieu est plus marqué.

Dans l'un et dans l'autre , les os styloidiens sont plus arrondis que dans le dauphin et plus arqués ; ceux d,e la baleine sont même arqués en deux sens , presque comme une clavicule humaine.

Il parait que les cornes du croissant étaient simplement cartilagineuses ; elles ne sont pas demeurées aux squelettes.

Le Muséum possède le corps d'un très* grand os hyoide, fig. i5, que je crois celui du cachalot d'Âudieme. Il est formé , comme celui du dauphin, de trois pièces; mais les pièces latérales sont arrondies au lieu de se Tin, 2* part. ^ 20

BALEIlfESr V^tXNTBS.

tefrtoittér en pointe, et leé apophyses ànt^ rieur es sont pins rapprochées à proportion.

Dimensions de ces os hyoïdes.

^ÉaM

Page 1