‹ Recherches sur les ossemens fossiles (volume 4)Chapitre 47 sur 98 · LAVAL · texte numérisé non relu

LAVAL

554 ÉLEPHANS

AUTEURS LEURS GARANS LONGUEUR | DIAMÈTRE qui ont cité et les détails sur l’origine |en suivant au POIDS, les faits. des défenses. , [la courbure.| gros bout. | fe: 2e ROUE sr UE Fortis, Mém. :

L Hi. RE 2 Défense du cabinet de Florence. » TN » de l'Ital. Xi. | Mono { Les grandes défenses de Mozam- | ë Pique. hoc, 1. ts 10! ! angl. ou » »

2’! de Fr. | Plusieurs défenses mesurées re | Eden.."4 "Vie: 9 angle » de 90 à ml Buffon, /Lis- YLopès. . : HRCLE < » 200 ire natl.-Drack 71 MNT » 200 t. 1x, in-4°. | Défenses de Lowango, selon le voyage de la Comp. des Indes. » » 126 Défenses du Cap, selon Kolbe.| » | » de 60 à »

Comme les défenses croissent toute la vie, et qu'il n’en est pas de même du reste du corps, la grandeur d’un éléphant ne peut se conclure de celle de ses défenses, même en établissant la proportion entre individus d’une même variété et d’un même sexe; comme d’un autre côté les défenses s’émoussent ou se cassent à leur pointe, selon le plus ou moins d'usage que : l'animal en fait, et qu’elles s’aiguisent plus ou moins brusquement en pointe, on ne peut conclure sûrement leur longueur de leur diamètre à la base.

Enfin leur poids ne peut se conclure de

leurs dimensions, parce que la cavité de leur base peut être plus ou moins remplie.

Le degré de courbure des défenses des éléphans varie presque autant que leur grandeur. Nous avons vu ci-dessus les différences les plus communes à cet égard parmi les éléphans des Indes. Il ne manque pas dans les cabinets de défenses à courbures plus ou moins bizarres, et surtout en spirale. Camper en a vu plusieurs dans le Muséum britannique (1), et Grew en représente une (2) qui fait plusieurs tours ; je sais, par une lettre de M. Fabbroni, qu'il y en a aussi une dans le cabinet de Florence. On en voit assez communément en forme d’S italique, etc.

3° Difjérences relatives à la forme du crâne. ”

J'ai eu l'avantage de faire remarquer le premier , en 1795, les caractères distinctifs qu'offrent les crânes de deux éléphans , et qui sont d'autant plus intéressans , qu’on peut en faire l'application à des individus vivans pour, les distinguer spécifiquement l’un de lautre,

(1) Desc. anat. d’un éléph., page 52, et planche xv, fig. 4 et 5.

(2) Mus. Soc. reg., pl. 1v.

sans être obligé d'examiner leurs mâchelières (1). Je ne les avais reconnus d’abord que par la comparaison d'un crâne de chaque espèce ; aujourd’hui je les ai vérifiés sur un fort grand nombre de crânes que j'ai eu occasion de voir en divers cabinets de l'Europe, et dont Paris seulement m'a offert huit indiens et deux africains.

Lorsque ces crânes sont séparés de leurs mâchoires inférieures et posés sur les molaires et sur les bords des alvéoles des défenses, les arcades zygomatiques sont à peu près horizontales dans l’une et l’autre espèce.

Si on les considère alors latéralement, ce qui frappe le plus c’est le sommet de la tête, presque arrondi dans l’éléphant d'Afrique, et s’élevant dans l'éléphant des Indes en une espèce de double pyramide.

Ce sommet répond à l’arcade occipitale de

(1) Voyez les Mémoires de l’Institut, classe des Sc. math. et phys., tome 11. La planche nouvelle que je donne ici, pl. 8, était gravée d’après mes dessins , longtemps avant la première impression du présent chapitre, dans les'Annales du Muséum , mais j'en avais confié une épreuve à M. Wiedemann. professeur à Brunswick, qui l'avait fait copier dans ses Archives de Zootomie, tome 11, cab. 1, pl. 1.

né

l'homme et des autres animaux, et n’est si élevé dans l'éléphant , qu’afin de donner à la face occipitale du crâne une étendue suffisante pour un ligament cervical , et des muscles occipitaux proportionnés au poids de l’énorme masse qu'ils ont à soutenir (1).

Cette différence de la forme des sommets vient de la différence d’inclinaison de la äigne frontale, qui fuit beaucoup plus en arrière dans l'éléphant d'Afrique, où elle fait avec la ligne occipitale un angle de 115, que dans l'éléphant des Indes, où elle n’en fait qu'un de 90°.

De là naissent les principales différences du profil, comme : 1° la proportion de la hauteur verticale de la tête à la distance du bout des os du nez aux condyles occipitaux, qui sont à peu près égales dans l'éléphant d'Afrique (comme 33 à 32), et dont la première est de près d’un quart plus grande dans l'éléphant des Indes (comme 24 à 19)...

2, La proportion de la distance des bords des alvéoles des défenses au sommet, à, une ligne qui lui est perpendiculaire, et va du bout.des os du nez au bord antérieur du trou occipital. La première de ces lignes est presque double

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