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M. Leidenfrost, professeur à Duvysbourg , avait une mâchoire inférieure, un humérus, un fragment de fémur et deux màchelières des bords de la Lippe , près deSchornbeck , dans le duché de Elèves, à peu de distance du Rhin(r), toujours avec des fragmens de rhinocéros.
Dés 1746, il est parlé d’un grand nombre d’os déterrés à Lippenheim , près de Wesel (2).
Le Moniteur du 16 avril 1809 rapporte que dans une prairie voisine de Wesel , que leRhin avait inondée, on découvrit, lors de sa retraite, une mâchelière pesant trois livres et quatorze onces. .
Le cours du Rhin et de la Meuse en étant si riche, Îes alluvions de leurs émbouchures n'en pouvaient manquer : aussi la Hollande en est-elle pleine. 5 -
Plempius (3) parle d’un fémur tiré de l Yssel, près de Doesbourg.
Lulof fait mention d’une dent et de plu-
(1) Merk , troisième lettre, page 13.
(2) Commerc. litter. Nunninzti et Cohausenit.
(3) Remarques sur l’Anatomie de Cabrol, page 70, ap. Palier, Soc. de Haarlem, tome x11, page 373 et
Suiv.
sieurs os déterrés dans la vallée de l’Yssel, près de Zutphen (7x).
Palier décrit un fémur de quarante -un pouces de long, mis à découvert, avec une vertébre, par une irruption de la Meuse du 11 février 1757, près de Hedel, dans le Bommelerwaerdt.
Verster donne d'excellentes figures, faites par Camper, d’une portion considérable de crane d’un jeune individu et d’une portion de bassin déterrés non loin de à, près de Boisle-Duc (2), et dont Camper lui-même avait parlé dans son Mémoire sur le crane du rhinocéros bicorne (3). |
J'ai vu et dessiné en 1811, dans le cabinet commencé par le roi Louis Bonaparte, dans l'hôtel-de-ville d'Amsterdam, sous la direction de M. Reinwardt, une moitié de bassin qu'une irruption de la Meuse avait mise à découvert aussi dans le Bommeler-waerdt.
Le Moniteur cité ci-dessus ( du 16 avril 1809) parle d’une autre moitié de bassin, découverte par le Whaal, lors de l’inondation
(1) Beschouwing des Aard Kloots, & 425, ap. Palier, loc. cit.
(2) Mém. de la Soc. de Haarlem , t. xxur, p. 53—85.
(3) Acta ac. Petrop., 1777, part. 1, pag. 203.
qui rompit la digue de Loenen, dans la province de Betuwe, un peu au-dessous de Kimégue.
M. Brugmans, professeur de Leyde, m'a donné le déssin d’un fémur trouvé dans les environs de cette ville.
Les parties plus élevées des Provinces-Unies n’en sont pas dépourvues.
Picaardt cite des ossemens monstrueux du pays de Drenthe et une défense longue de douze empans, déterrée, en juillet 1650, près de Coevorden (1).
L'Allemagne est sans contredit le pays de l'Europe où l’on a le plus trouvé d'os d’éléphans fossiles, non pas peut-être qu’elle en recèle plus que les autres contrées, mais parce qu'il n'y a dans cet empire, pour ainsi dire, aucun canton sans quelque homme instruit, et capable de recueillir et de faire connaître ce qui s’y découvre d’intéressant.
Merk comptait déjà en 1784 (2) quatrevingts endroits où l’on avait déterré de ces os, et plus de cent échantillons d'os dont l’origine était inconnue. M. de Zach fait aller le nom-
(1) Ann. Drenth., ap. Verster, loc, cit, (2) Deuxième lettre, page 8, "1, 6
bre des lieux à plus de cent (1); et M. Blumenbach le porte au double (2).
Tout le monde connaît l’histoire de l'éléphant découvert à Tonna , dans le pays de Gotha, en 1696, et dont Tentzelius et Hoyer ont donné des relations (3).
On en a déterré un second, en 1709, à cinquante pieds de distance du point où l’on avait trouvé l’autre; et le célèbre astronome, M. le baron de Zach, a donné à cette cecasion une descripüon du terrain plus circonstanciée (4), dont nous allons profiter pour faire connaître les détails de la découverte. IL y en avait déjà une auparavant dans le journal de M. Voigt(5).
(1) Monatliche Corresp., janvier 1800, page 29.
(2) Archæologia telluris, pag. 12.
(3) Tentzelii Epistola ad Magliabecchium, de sceleto elephantino, Tonnæ nuper effosso; Phil. trans., vol. xix, n° 234, pag. 757-776; J. G. Hoyer, De Ebore fossili, seu de sceleto elephanti in colle sabuloso reperto; Ephem. nat., eur. dec. 3, an 7-8, pag. 294, obs. cLxxv ; voyez aussi les Act. erud. Lips., janv., 1697 ; et Valentini, amph. zoot., pag. 26.
(4) Notice d’un squelette d’éléphant trouvé à Burgtonna , dans la correspondance relative aux progrès de la Géographie et de l’Astronomie, Journal allemand de M. de Zach, janv. 1800, art. 11, page 21 et suiv.
(5) Magasin pour les nouveautés de l’Hist. nat. et de
Il existe deux Tonna (Græflen-Tonna et Burgtonna ), situés tous deux dans des enfoncemens de la vallée de l’Unstrut, au-dessous de Langensalza, et à droite, tant de la Salza que de l’Unstrut. Toutes les gorges de cette vallée, comme la plupart des vallées basses de la Thuringe, sont occupées par des couches horizontales d’un tuf calcaire tendre, qui contient des os, des bois de cerf, des impressions de diverses feuilles, que lon a jugées provenir de plantes et d'arbres aquatiques du pays, et des coquilles qui ont paru appartenir à l’Lelix stagnalis et à d’autres espèces d’eau douce. Ce tuf se résout en certains endroits en un sable marneux, que l’on emploie depuis beaucoup plus d’un siècle à améliorer les terres. On l’obtient en partie par des fouilles souterraines et irrégulières; celles de la commune de Burgtonna sont à quarante, cinquante et soixante pieds de profondeur au-dessous du sol.
Les ouvriers y trouvent de temps en temps des os et des dents d’éléphans et de rhinocéros, d'animaux du genre du cerf et de celui de la tortue.
la Phys., par MM. Lichtenberg et Voigt, en allemand