CRITIQUE
Toutes les méthodes que nous avons groupées dans cette catégorie consistent donc en une réduction de l’ion perchlorique au sein d’un liquide bouillant. Or, l'ion perchlorique est stable et ses réducteurs sont reu nombreux : ils doivent être très actifs et par là même sont très peu stables. Dès lors, ils sont facilement détruits par les oxydants, et leur emploi au sein de liquides complexes, tels que les liquides biologiques naturels : urine, sang, ou Ceux provenant d’une extraction de substance
biologique, ne peut se faire sans modifications. Le perchlorate doit être isolé séparément en une solution peu complexe. Or les défécations donnent des solutions encore très impures et obligent à des filtrations de précipités plus ou moins volumineux, amenant toujours des erreurs par défaut. Ceci est d'autant plus sensible que, dans le cas de recherches biologiques, nous sommes amenés à pratiquer le dosage de petites quantités d’ion perchlorique, de l’ordre du centigramme, contenues dans un liquide renfermant des quantités élevées de chlorures, de phosphates, c’urée, d’acide urique, etc. (voir nos recherches sur lélimination, ch. IV, et sur la répartition, ch. V). Dans ce cas particulier, les méthodes de ce groupe sont donc inutilisables, et nous avons dû en employer une du quatrième groupe, que nous avons mise au point, et que nous exposons ci-après.