‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 2)Chapitre 107 sur 289 · IX. LePIDOTUS LyEVIS Ag · texte numérisé non relu

IX. LePIDOTUS LyEVIS Ag

Vol. 2. Tab. 29 Cj fig. 4? 5 et 6. ( Cah. suppl. )

Je ne connais encore que deux fragmens de cette espèce, savoir, une écaille et une partie d'un rayon de nageoire, qui m'ont été communiqués par Mr. le Prof. Hugi, et qui proviennent du calcaire portlandien des environs de Soleure, des mêmes couches que celles qui contiennent de si nombreux débris de tortues, dont le Musée de Soleure possède le plus belle collection qui existe. Cette espèce se rapproche à bien des égards du L. iinguiculatus ; cependant, parmi les nombreuses écailles que j'ai vues de ce dernier , n'en ayant trouvé aucune qui fût identique avec celle de Soleure, je me crois autorisé à l'envisager comme une espèce particulière.

Le caractère le plus saillant que présente cette écaille (fig. 4) j c'est que la partie de sa surface qui est recouverte d'émail est sensiblement plus large que longue ; l'écaillé tout entière est même plus haute que ne le sont ordinairement celles des Lepidotus. Sa face extérieure est complètement lisse et très-polie; au bord antérieur seulement, on aperçoit quelques rugosités granuleuses. Tous les bords extérieurs sont droits ; le bord postérieur même est parfaitement lisse sans la moindre trace d'ondulation; ce qui distingue surtout cette espèce du L. imguicidatus. L'onglet articulé est très-en arrière, environ à la hauteur de la limite de l'émail. Celui-ci, comme toute l'écaillé, est épais (fig. 5). La partie osseuse de l'écaillé qui était recouverte dans l'imbrication, est fortement échancrée.

La fig. 6 représente un fragment de rayon de nageoire, qui a été trouvé avec récaille que je viens de décrire. Comme ce rayon offre tous les caractères des rayons de Lepidotus j on peut envisager comme certain qu'il provient du même poisson que l'écaillé. Malheureusement ce n'est pas un rayon entier; il n'y a même de conservé que la moitié droite de sa pavtie inférieure. Je crois cependant pouvoir affirmer que c'est un rayon de la dorsale, assez semblable à ceux du bord antérieur de cette nageoire que j'ai observés chez le L. Fittoni. Son extrémité articulaire est arrondie; sa face extérieure est convexe et recouverte d'une large bande d'émail à sa partie antérieure, tandis que sa face interne est plate.

Ces deux fragmens ont été déposés au Musée de Soleure par Mr. Hugi.

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