II. Pholidophorus onychuts Agass
Vol. 2, Tab. 39, fig. o-7.
Ce poisson ressemble beaucoup par son aspect général au Ph. Bechei ; mais il en diffère par quelques détails, qu'il importe de constater. Ses écailles surtout sont plus minces que celles de l'espèce précédente, au point que l'on aperçoit au travers de l'émail les stries concentriques des lames cornées, ainsi que l'onglet qui les unit à leurs voisines (fig. 6). La forme des écailles est soumise à des variations assez notables ; celles des flancs sont beaucoup plus hautes que longues, et leur onglet articulaire est beaucoup plus long que dans l'espèce précédente. Les bords des écailles sont généralement droits , mais ils s'arrondissent dans celles du pédicule de la queue ; leur bord postérieur n'est jamais dentelé. Les ouvertures du canal muqueux sont de petites fentes à- peu-près transversales au corps.
Les nageoires présentent une autre différence , c'est que les articulations des rayons extérieurs des deux lobes de la caudale sont beaucoup plus éloignées que dans le Ph. Bechei; ensorte que les articles sont près du double plus longs que larges. Les os de la tête sont sculptés , comme ceux du Ph. Bechei.
C'est encore une espèce liasique. L'original de ma figure se trouve dans la collection de miss Philpot à Lyrae-Regis. Un autre fragment , du lias de Chernock , se voit dans la collection de M. Cumberland. Sir Philipp Egerton , lord Enniskillen et le ]y Buckland en possèdent également de beaux exemplaires de Lyme-Regis.