‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 2)Chapitre 127 sur 289 · XX. Phol'dophobits furcatus Agass · texte numérisé non relu

XX. Phol'dophobits furcatus Agass

Vol. 2, Tab. 36, fig. i (sous le nom de Microps furcatus Agass.).

Dans l'origine, j'avais séparé ce poisson des autres Pholidophores , pour en faire un genre à part , sous le nom de Microps , dont j'ai même donné une figure restaurée dans le Vol. I , Tab. C, fig. 5. Je basais cette distinction sur le fait que la caudale est parfaitement symétrique, et que les écailles ne remontent pas plus loin sur le lobe supérieur que sur le lobe inférieur. Mais par la suite, je me suis convaincu que ce caractère n'a pas l'importance que je lui prêtais. Je supprime par conséquent Te genre Microps, pour réintégrer notre poisson dans le genre Pholidophorus. Les écailles sont d'une grande régularité ; elles ont partout la même forme, sur quelque partie du tronc qu'on les prenne; et celles de la région caudale en particulier ne diffèrent en rien de celles de la région antérieure. Toutes sont trèslisses à leur surface ; mais je n'ai pas pu m'assurer si le bord postérieur était dentelé ou non. La ligne latérale occupe à-peu-près le milieu des flancs. La dorsale n'est pas tout -à-fait médiane, mais plus rapprochée de la queue que de la tête ; elle est composée de rayons grêles, mais assez longs. Il en est de même de l'anale, qui est un peu plus reculée que la dorsale. La caudale est grande et fortement échancrée ; ses deux lobes sont d'égale longueur ; mais le supérieur est un peu moins fourni que Tinférieur. Il existe aussi quelque traces des ventrales, dont les rayons sont aussi longs et très-fins.

C'est une espèce liasîque. L'original de ma figure provient de Seefeld enTyroI ; il se trouve dans la collection de la Société géologique de F'rance. M. le comte de Munster en possède aussi des exemplaires qui proviennent de la même localité.

Outre les espèces décrites dans ce chapitre , il en est encore plusieurs autres qui méritent également de fixer l'attention. N'ayant pu les faire entrer dans mes planches, faute d'espace, je me bornerai à en indiquer ici les principaux caractères, me réservant de les publier plus tard dans mes Supplémens. Ce sont les :

i° Pholidophorus dobsalis Agass. Espèce du lias de Seefeld. Elle a quelque ressemblance avec le Ph. Bechei, mais elle est plus petite et plus trapue. La dorsale est aussi plus reculée ; les écailles sont plus petites et plus rhomboïdales ; aussi forment-elles un bien plus grand nombre de séries longitudinales sur les flancs.

2° Pholidophorus latiusculus Agass. Du lias de Seefeld et de Lyme-Regis. Espèce très-voisine de la précédente , mais plus petite , ayant la dorsale moins reculée ; elle n'a guère que deux à trois pouces de long.

3° Pholidophorus pusillus Agass. Du lias de Seefeld , où elle est assez fréquente. C'est jusqu'ici la plus petite espèce du genre ; elle est très-élancée. La dorsale est au milieu du dos. Les écailles ont le bord postérieur lisse.

4° Pholidophorus Taxis Agass. Du calcaire lithographique de Solenhofen. Espèce très-voisine du Ph. striolaris Mstr. , mais beaucoup plus large ; peut-être n'en est-elle cependant qu'une variété.

5'" Pholidophorus radians Agass. Du calcaire lithographique de Solenhofen , de Kehiheim, de Weltenburg et de Langenaltheim. Grande espèce voisine du Ph. macrocephalus, mais dont les écailles sont encore plus grandes et surtout plus hautes. Les rides de leur surface différent également , en ce qu'elles rayonnent dans tous les sens , tandis qu'elles sont seulement dirigées en arrière dans le Ph. macrocephalus. Je l'avais d'abord rangée dans le genre Caturus.

6° Pholidophorus uraeoidks Agass. Du calcaire lithographique de Solenhofen, d'Eichstaedt, et de la carrière de Moritzbrunn. Espèce à tête large et courte; ses écailles sont minces, grandes et ornées de rayons divergens , avec onglets articulaires très-larges et très-longs.

7° Pholidophorus radiato-punctatus Agass. Du calcaire lithographique de Solenhofen. Grande espèce caractérisée par ses écailles , dont la partie émaillée, au lieu d'être lisse, est recouverte de tubercules très-serrés.

8° Pholidophorus maximus Agass. Du calcaire lithographique de Solenhofen. Très-grande espèce, dont les écailles sont également granuleuses ; mais les granules , au lieu d'être arrondies comme dans le Ph. radiato-pxinctatas , sont en forme de petits plis saillans , formant un réseau irrégulier. La caudale est très-grande et largement fourchue. Je l'avais d'abord rangée dans le genre Caturus , mais ayant reconnu plus tard que ses écailles sont beaucoup plus épaisses que celles de ce dernier genre, je ne doute plus qu'elle n'appartienne au genre Pholi-

dophorus , si toutefois les espèces à écailles lisses et celles à écailles rugueuses n'offrent pas d'autres différences plus importantes dans les parties du corps qui ne sont pas encore complètement connues. Dans ce cas, il conviendrait de les séparer et de faire un genre à part des deux espèces que j'ai désignées sous les noms de Ph. radiato-punctatus et maocimus.

11 existe en outre dans le lias de Lyme-Regis une espèce très-voisine du Ph. dorsalis. par la forme de ses écailles , mais qui en diffère par ses nageoires plus grandes , et en ce que sa dorsale est plus reculée. M. le professeur Walchner a aussi trouvé des fragmens d'une espèce de Pliolidophore dans le lias de l'Oberland badois.

Enfin, Sir Philipp Egerton vient de communiquer à la Société géologique de Londres la description de plusieurs espèces nouvelles de Pholidophores que je n'ai pas encore eu occasion de comparer, mais que je suis tout disposé à considérer comme des espèces particulières, d'après ce que mon savant ami m'écrit de leurs caractères; tels sont en particulier son Ph. pachysomus de Lyme-Regis, son Ph. crenulatus de Lyme-Regis et son Ph. Hartmanni d'Ohraden. J'ai également distingué deux autres espèces de la collection de sir Philipp Egerton, que je décrirai aussi dans mes Supplémens avec les précédentes ; ce sont les Ph. fusifonnis de Castellamare et le Ph. leptocephalus du lias de Street.

Le poisson que j'ai désigné sous le nom de Pholidophorus laevissimiis dans la collection de M. le comte de Munster, fait partie du genre que j'ai distingué récemment sous le nom de Nothosomus,

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