III. Caturus similis Agass
.Vol. 2, Tab. 66 a, %. 9.
.l' ai fait représenter un fragment de mâchoire d'une espèce de la craie blanche de Kent qui se trouve dans la collection de M. Mantell et que je crois appartenir au genre Caturus. Il se distingue par l'uniformité de ses dents qui sont assez régulièrement espacées et proportionnellement plus courtes que dans les autres espèces du genre.
Les espèces qui restent à décrire sont :
1° Caturus PACHYURUS Agass. Espèce à queue épaisse et dont le corps est tout d'une venue. La caudale est grande et profondément échancrée. Du calcaire lithographique de Solenhofen.
2° Caturus macrurus Agass. Petite espèce d'environ quatre pouces de long, trapue , et dont le squelette est vigoureux. Du calcaire lithographique de Soienhofen.
3° Caturus maximus Agass. Espèce remarquable par lé prolongement démesuré des lobes de la caudale qui ont quelquefois jusqu'à un pied de long. Les fulcres qui bordent le rayon principal sont plus dégagés que ceux du Caturus furcatus.
U° Caturits angustus Agass. Espèce très-allongée, remarquable par le développement excessif des fulcres du lobe supérieur de la caudale. Du portlandien de (iarsington près d'Oxford.
5° Caturus microchirus Agass. Petite espèce à pectorales larges, mais courtes. Les dents de la mâchoire inférieure sont plus grandes et plus distantes les unes des ajitres que celles de la mâchoire supérieure. Du calcaire lithographique de Solenhofen.
6° Caturus branchiostegus Agass. Petite espèce à mâchoires courtes et à dents très-rapprochées. Les rayons branchiostègues antérieurs sont plus larges que les suivans. Du calcaire lithographique de Solenhofen.
7° Caturus elongatus Agass. Espèce allongée , à-peu-près tout d'une venue , à tête grosse , à caudale très-développée et largeujent échancrée. Du calcaire lithographique de Solenhofen .
8° Caturus macrodus Agass. Grande espèce à dents très-fortes et irrégulières; peut-être n'est-elle cependant qu'une variété du Caturus furcatus.
9° Caturus Meyeri Miinst. Grande espèce , trapue et renflée. Elle est surtout remarquable par son squelette très-grèle et par ses apophyses vertébrales très-resserrées qui ne permettent pas de la confondre avec aucune de ses congénères. Des schistes noirs (Lias) de Werthern dans le Rawensberg.
10° Caturus pleiodus Agass. De l'oolite de Stonesfield. Quoique je ne connaisse que la mâchoire supérieure de cette espèce , je crois cependant pouvoir affirmer qu'elle diffère de ses congénères par le nombre et la forme de ses dents.
1 1° Caturus BucKLAiNiu Agass. Du Lias de Lyme-Regis. Je ne connais que la partie antérieure du tronc et la tête de cette espèce. Les formes trapues de la tête lui assignent invariablement une place dans ce genre.
L'espèce que j'ai citée et étiquetée à plusieurs reprises sous le nom d'Urœus ou Caturus macrorephol us esl un Pholidophore. (Voyez plus haut T^ partie p. 274.) C'est maintenant mon Pholidophonis itmcrocephalus .
Le genre Amblysemius que je ne connais encore que très-imparfaitement doit prendre place à la suite des Caturus. Il se distingue par sa forme élancée , par des vertèbres moins massives et des apophyses épineuses plus grêles que celles des Caturus. L'extrémité de la colonne vertébrale est fortement relevée, et cependant la caudale est très-régulière et fourchue. La dorsale est la plus large des nageoires ; c'est ce qui a valu à ce genre le nom que je lui ai donné.
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