‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 2)Chapitre 166 sur 289 · IV. ThRISSOPS IISTERMEDIUS MilUSt · texte numérisé non relu

IV. ThRISSOPS IISTERMEDIUS MilUSt

Vol. 2, Tab. 66.

M. le comte de Munster appelle cette espèce Th. intermedius sans doute par ce qu'elle est à plusieurs égards intermédiaire entre les Thrissops et les Sauropsis. Je dois cependant convenir que depuis que j'ai soumis ces deux genres à une nouvelle révision, je lui trouve plus de ressemblance avec le dernier. Elle n'a en réalité des Thrissops que la dorsale reculée et opposée à l'anale. Mais par la nature de son squelette , elle se rapproche beaucoup plus du genre Sauropsis. Ses vertèbres sont J)eaucoup plus hautes que longues : ses côtes et ses apophyses sont courtes et grêles ; enfin elle est pourvue d'osselets interapophysaires inermes tout le long du dos. Ceux qui portent les rayons sont un peu plus vigoureux ; leur nombre correspond exactement à celui des apophyses ; mais ils sont luoins nombreux que les rayons , et le plus souvent un osselet porte deux rayons. Ce sont là autant de caractères qui ne se retrouvent dans aucun Thrissops, du groupe du Th. formosm. J'ajouterai encore qu'il y a au milieu de la caudale, à la base des derniers rayons du lobe supérieur, quatre apophyses d'une forme particulière, absolument comme celles que nous avons signalées dans le Sauro/js/s longimani(s. La caudale est au reste largement et profondément échancrée. La dorsale est longue et étroite . l'anale occupe ime bonne partie du bord inférieur; ses premiers rayons forment un lobe saillant , les suivans sont beaucoup plus courts , ils sont tous très-fins, ainsi que ceux de la dorsale. L'anale est très-petite et fort rapprochée des pectorales ; ensorte que sous ce rapport aussi l'analogie est plus grande avec les Sauropsis. Les pectorales sont beaucoup plus développées et ont des rayons notablement plus longs et plus vigoureux.

Il existe quelques traces des écailles derrière l'anale et sur la caudale; elles sont petites, rhomboïdales et assez semblables à celles du Th.micropodius. On voit également entre les ventrales et l'anale des lignes obliques, presque verticales, qui indiquent les bords des séries dorsoventrales. La tête est comprise à-peu-près cinq fois dans la longueur totale du corps. La plus grande largeur du tronc est en avant des ventrales , mais celui-ci se rétrécit assez brusquement à partir de l'extrémité de la dorsale , et le pédicule de la queue est assez étroit.

Je dqis la communication de cette espèce à M. le comte de Miinster. Elle provient du Jura supérieur. Il est à regretter que le squelette du Th. micropodius ne soit pas connu; car il est très-probable qu'il se rapproche davantage de notre espèce que du Th. formosiis; dans ce cas ces deux espèces devraient sans doute être réunies dans un genre particulier.

Je dois l'envoyer à une autre occasion la description des espèces suivantes :

1° Thrissops salmoneus Agass. Espèce du type du Th. formosus, mais beaucoup plus petite et plus grêle. Les côtes et les apophyses sont très-minces. La caudale est ample, mais peu profondément échancrée. Du calcaire lithographique de Solenhofen et de Kehiheim.

2° Thrissops subovatus Miinst. Espèce voisine du Th. salmoneus mais plus trapue; les nageoires sont aussi plus développées. Du calcaire lithographique de Kehiheim.

3° Thrissops mesogaster Agass. J'ai désigné sous ce nom, dans quelques collections , une espèce très-voisine du Th. salmoneus. mais un peu plus allongée et dont les ventrales sont plus éloignées de l'anale. Peut-être n'en est-elle qu'une variété grêle. Du calcaire lithographique de Sohienhofen.

Le genre Thrissonotus est en quelque sorte intermédiaire entre les Sauropsis et les Thrissops. Par son aspect général il tient aussi des Pachycormes . mais c'est décidément un type particulier, car il a la dorsale au milieu du dos et cependant l'anale allongée des Thrissops. Je n'en connais qu'une espèce du lias de Lyme Régis; c'est mon Thrissoisotus Colei.

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