‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 2)Chapitre 178 sur 289 · II. MkCtAlurus brevicostatus Agass · texte numérisé non relu

II. MkCtAlurus brevicostatus Agass

Vol. 2. Tab. .^I. fig. 3.

Nous retrouvons dans ce petit poisson à-peu-près toutes les particularités de structure que nous avons reconnues dans le squelette de l'espèce précédente , mais dans des proportions fort différentes . car il est de bien plus petite taille. Les côtes sont d'une brièveté remanjuable , à-peu-près de moitié moins longues que les apophyses inférieures de la région caudale. Les apophyses supérieures correspondant aux côtes sont également courtes et grêles ; elles ne prennent un certain développement que dans la région caudale, et, ce qui est surtout digne de remarque, c'est que les dernières sont dichotomées. Les osselets interapophysaires de la dorsale et de l'anale sont aussi longs que les osselets des apophyses correspondantes . mais plus grêles. Les osselets inermes en avant de la dorsale sont beaucoup plus fins et plus petits, mnis

je ne remarque pas qu'ils soient ondulés comme ceux du M. lepidotus. Les écailles n'ont laissé que des empreintes très-indécises , par lesquelles on voit cependant qu'elles étaient assez grandes , minces , circulaires et probablement arrondies. Ce qu'il y a de plus remarquable , c'est la ligne latérale qui, au lieu de courir parallèlement à la colonne vertébrale, remonte vers la nuque à partir de l'anale. Quant aux nageoires , il n'y a que les pectorales qui soient conservées. Elles §ont assez longues et composées de rayons très-fins. La tête est courte ; l'orbite est grande et très-rapprochée du profil. Les mâchoires sont armées de dents très-aiguës. Les rayons branchiostègues se voient aussi d'une manière très-distincte , ils vont en augmentant de dimensions d'avant en arrière.

C'est aussi une espèce propre au calcaire lithographique de Kehlheim. L'original se trouve dans la collection de M. le comte de Miinster.

IH. Megalurus elongatus Miinstr.

Vol. 2 , Tab. 51 , fig. 1 et 2.

M. le comte de Miinster a distingué cette espèce du/ff. brevicostatus, parce qu'elle est beaucoup plus élancée. La largeur est contenue quatre fois dans la longueur, tandis que dans l'espèce précédente, la largeur comprend plus du tiers de la longueur. A tous les autres égards, la ressemblance est à-peu-près parfaite entre les deux espèces. La dorsale est grande; ses rayons sont au nombre de vingt-un ; les deux premiers sont plus petits que les autres. Les ventrales et les pectorales ont également des rayons assez longs, mais peu nombreux. L'anale n'est qu'imparfaitement conservée dans notre exemplaire ; cependant les rayons que j'envisage comme tels , sont aussi très-allongés. La caudale nous présente les mêmes rapports que nous avons remarqués dans le M. lepidotus , c'est-à-dire que le lobe inférieur est beaucoup plus large que le lobe supérieur et composé de rayons plus gros et plus distinctement espacés. Ce qui est remarquable, en outre, c'est le grand nombre de petits rayons qui précèdent les grands rayons du lobe inférieur, et qui s'étendent jusqu'à l'extrémité de l'anale. On dirait de petites soies, tant ils sont courts. La tête est assez bien conservée; on y reconnaît les rayons branchiostègues qui sont à-peu-près aussi serrés que les rayons d'une nageoire; les derniers sont beaucoup plus larges que les premiers. Les dents sont aussi assez bien conservées, surtout à la mâchoire supérieure. L'orbite est grande et rapprochée du bord supérieur. Enfin il existe aussi derrière la dorsale et au-dessus de l'anale quelques séries d'écaillés; elles sont plus longues que hautes , arrondies en arrière, et vues à la loupe, elles présentent l'aspect de fig. 2.

Cette espèce, dont l'original se trouve dans la collection de M. le comte de Miinster, provient du calcaire lithographique de Kehlheim.

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