IV. Megalurus parvus Mùnst
Vol. 2, Tab. 51, fig. U.
Le poisson que M. le comte de Munster appelle de ce nom, est beaucoup plus petit que les autres, et c'est sans doute pour cette raison qu'il l'a distingué du M. elonyatus. Il est aussi un peu plus trapu, mais du reste il présente toutes les particularités que nous venons d'indiquer dans cette dernière espèce. Les côtes et les apophyses sont excessivement grêles et la colonne vertébrale est tellement dilatée par la pression, qu'elle paraît beaucoup plus large que les apophyses ne sont hautes. Mais il ne faut pas prendre le change sur ce caractère, car il est évident que cette largeur démesurée n'est qu'accidentelle.
L'exemplaire figuré se trouve dans la collection de M. le comte de Munster et provient du calcaire lithographique de Solenhofen.
11 se pourrait qu'en définitive ces trois espèces , le M. brencostatus , le M. elongatus et le M. parvus ne fussent que les variétés d'un seul et même poisson. Elles ont du moins toutes la même physionomie, les mêmes caractères de détails, et comme elles proviennent toutes du même terrain, la supposition de leur identité n'en paraît que plus vraisemblable.