I. Pal,eoniscus fultus Agass
Yol. 2.Tab.8f. 4et5.
C'est dans la collection de M. Brongniart que j'ai vu les seuls exemplaires de cette espèce que je connaisse. Ils proviennent du terrain houiller de Sunderland (Massachussets). On cite le même poisson à Westfield (Connecticut), et Hitchcock (Americ. Journ. of scienc. vol. 6), parle d'une espèce de Palœothrissum semblable à ceux du Mansfeld, qui très-probablement est encore notre fossile. Cependant il serait possible
qu'on trouvât plusieurs espèces dans les localités susmentionnées, et que toutes ces indications ne se rapportassent pas à la même.
Le Palseoniscus fultus ressemble assez par sa forme générale à l'espèce commune du Mansfeld, mais il appartient à la division de ceux dont les écailles sont lisses; il est même un peu plus large et plus trapu que le PalœoniscusFreieslebeni. Ce qui caractérise surtout les fragmens que j'ai vus , ce sont les grosses écailles et les forts osselets qui s'étendent sur le bord antérieur de toutes les nageoires. Sur la fig. 4» on voit une partie de la tête, et les rapports de position qui existent entre les pectorales, les ventrales, l'anale et le lobe inférieur de la caudale. Au dessus on voit un indice de l'extrémité de la dorsale, correspondant au bord antérieur de l'anale. Sur la fig. 5, on voit le pédicule de la queue tout entier, l'anale et une partie des ventrales; les écailles des parois abdominales sont disloquées.
La ceinture tlioracique est très-prononcée; son angle inférieur renflé porte les pectorales, dont les rayons antérieurs paraissent beaucoup plus allongés que les suivans. En général, toutes les espèces du genre Palœoniscus ont les nageoires moins arrondies que celle du genre Amblypterus; leur bord antérieur plus élevé leur donne une forme qui les rapproche davantage, pour l'aspect extérieur, des poissons ordinaires. Les ventrales de cette espèce sont plus petites que les pectorales, et plus rapprochées de l'anale que des nageoires antérieures. L'anale, dont l'insertion est éti'oite, a ses rayons antérieurs beaucoup plus longs que les derniers, et sur leur bord, des osselets en V. infiniment plus grands que ceux d'aucune autre espèce du genre, ce qui lui a valu le nom de Palaeoniscus fultus, par lequel j'ai voulu exprimer la force des nageoires soutenues en avant par des rayons plus gros , qui sont eux-mêmes appuyés de forts soutiens. Je ne puis rien dire de la forme des lobes de la caudale, puisqu'on ne voit que son lïord inférieur et la base de quelques rayons assez épais.
Toutes les écailles sont parfaitement lisses ; celles des séries antérieures, qui suivent immédiatement la ceinture tlioracique, sont plus étroites que les suivantes, c'est-à-dire, plus hautes que longues; celles du milieu des flancs presque carrées, et tant soit peu obliques, sont les plus grandes; elles vont en diminuant insensiblement de grandeur vers l'extrémité du tronc; sur le pédicule de la queue et surtout sur le prolongement qui sert d'insertion au lobe supérieur de la caudale , elles sont plus petites et en forme de losanges, inclinées dans le sens de ce prolongement.