XI. Pal.eoniscus macropomus Agass
Vol. 2. Tab. 9. f. G. et 7.
Palaeolhrissuin Gigas Agass. Cat. Msc.
Je ne connais pas de planche qui représente cette espèce, quoique les iclitliyolillies du Zeclistein aient été si souvent figurés par les oryctographes. Il est vrai que celleci est la plus rare et que l'on en trouve peu d'exemplaires bien conservés dans les collections. Ceux que j'ai vus se trouvent aux Musées de Strasbourg et de Paris et dans les collections particulières de MM. Scheitlin, Régley et Zieten. Les originaux de mes figures sont de la collection de M. Piégley.
Cette espèce est très-distincte de toutes les autres. La forme est très-allongée j le tronc, tout d'une venue, se rétrécit à peine vers la queue-, la tète est très-grande proportionnellement, et de même très-allongée, elle égale ou dépasse même en giandeur le quart de la longueur totale du poisson. Les écailles, parfaitement de même dimension sur toute sa surface, sont de jjIus équilatérales , c'est-à-dire, que la partie émaillée du moins , et qui est visible extérieurement , est aussi large que haute; leur surface extérieure n'est pas entièrement lisse; l'on observe au contraire des rides obliques de haut en bas , plus prononcées vers le bord antérieur des écailles , là où elles sont recouvertes par celles de la série précédente : cependant ces rides sont peu nombreuses, et ne sont pas aussi rapprochées que dans l'Amblypterus macropterus, dont elles rappellent pourtant l'aspect. Les nageoires sont très-petites; la dorsale, très-reculée, est opposée à l'intervalle qu'il y a entre l'anale et les ventrales; ces dernières sont beaucoup plus rapprochées de l'anale que des pectorales, et par conséquent aussi en arrière du milieu de l'abdomen , comme la dorsale est en arrière du milieu du dos; les pectorales semblent plus grandes et même proportionnellement plus allongées que dans les autres espèces. Le caractère le plus frappant de cette espèce est la grandeur considérable des pièces operculaires et de l'opercule en particulier, qui forme en arrière de la tête une saillie anguleuse qui s'avance sur la ceinture thoracique. L'orbite, f. 7., est considérablement plus grande que dans le P. Freieslebeni, avec lequel ce poisson a quelques rapports de formes; les rayons branchiostègues sont aussi beaucoup plus allongés et plus étroits; on les voit distinctement dans la fig. 6. C'est à cause de la grandeur des pièces opei'culaires que je l'ai appelé P. macropomus.
Dans le 31usée de Strasbourg, il y a un fragment de queue d'un très-grand exemplaire, qui me paraît également appartenir à cette espèce et que j'avais d'abord nommé P. Gigas. Ces ichthyolithes se trouvent ordinairement dans des géodes ovales. L'exemplaire que j'ai représenté est fendu de manière à ce que l'on voit sur une des
plaques (fig. 6.) les écailles du côté droit par leur surface extérieure au bord du dos, et tout le long du ventre celles du côté gauche par leur face interne , et vice versa , sur la fig. 7 . , qui est la plaque opposée du même individu.