II. Pal^oniscus comtus Agass
Vol. 2, tab. 10 i, fig. I, 2 et 3.
Palœotbrissum magninn, Géol. Trans. 2""' Séiûe, vol. 3, pi. 8, fig. i et 2. — Palœothrissum macrocephalum , Géol. Trans. 2™" Série, vol. 3, pi. 9, fig. 2.
Malgré la grande imperfection de l'exemplaire dont je donne ici une figure, je l'ai préféré à maint autre dont les contours, quoique plus parfaits, donneraient une idée moins exacte des caractères dfstinctifs de cette espèce. Les allures du genre Palœoniscus sont maintenant assez connues pour que l'on puisse se représenter exactement une espèce de ce genre dont on ne voit qu'une partie du corps. J'ai cependant examiné un grand nombre d'exemplaires de ce poisson, qui est le plus commun de tous ceux que l'on trouve dans le Calcaire magnésien. Son corps est proportionnellement aussi large que celui du P. magnus de Mannsfeld. Sa tête égale le quart de sa longueur totale 5 tous ses os ont leur surface marquée de points disposés en séries irrégulières. Les pectorales sont de moyenne grandeur, proportionnellement plus grandes
que les ventrales, l'anale et la dorsale; la caudale est grande, mais ses rayons sont moins grêles et moins bifurques que ceux du P. elegans; leiu's articulations transversales sont aussi plus éloignées , tandis que celles de la dorsale et de l'anale le sont moins. Les écailles varient considérablement de grandeur et de forme, suivant la place qu'elles occupent; celles des flancs sont les plus grandes, elles sont plus hautes que longues , et toute leur surface est ornée de sillons et de points très-serrés , à peu près parallèles entre eux, et qui se terminent au bord postérieur par une dentelure assez fine. Leur bord supérieur est concave, et leur bord inférieur convexe; vers le milieu du corps ces bords sont à peu près droits , tandis que dans sa partie postérieure , oïl les écailles sont beaucoup plus petites et aussi longues que hautes , leur bord supérieur est convexe, et se prolonge dans le bord postérieur; en sorte que l'angle supérieur et postérieur de ces écailles est sensiblement arrondi ; leur bord inférieur est concave. La surface de ces écailles n'est plus sillonnée que de quelques stries irrégulières, et la dentelure du bord postérieur à peine distincte. Les écailles du prolongement du pédicule de la queue sont très-petites , et d'autant plus allongées qu'elles approchent davantage de son extrémité. Les tubes qui traversent les écailles de la ligne latérale ne se trouvent pas exactement au milieu de ces écailles , comme dans le P. elegans; ils sont plus rapprochés de leur bord supérieur, et obliques aux écailles dans la partie postérieure du corps, tandis que dans le P. elegans , ils sont parallèles à leurs bords supérieur et inférieur. Les onglets articidaires qui unissent les écailles sont plus allongés et plus grands que dans l'espèce précédente, et les quilles qu'ils forment à leur surface intérieure sont plus marquées.
A ces caractères, il sera toujours facile de reconnaître cette espèce, qui, par ses traits saillans et sa fréquence dans les localités indiquées , doit être envisagée comme une espèce caractéristique.