II. Cyclurus winor Agass
Yol. 5, Tab. 53, fig. I.
Je rapporte au genre Cyclurus un fragment de poisson fossile de la collection de Lord Cole, parce qu'il me semble se rapprocher plus du C. J^alenciennesii que je viens de décrire, que de toute autre espèce, de Cyprin à moi connue. La caudale affecte la même forme arrondie que nous avons envisagée comme l'un des principaux caractères du genre Cyclurus. Ses rayons sont proportionnellement plus courts et plus grêles que ceux du Cyclurus Kalenciennesii , articulés de très-près et divisés en plusieurs faisceaux, et de même que dans l'espèce précédente , les rayons inférieurs sont fixés aux apophyses des avant-dernières vertèbres , au lieu d'être portés par la dernière vertèbre elle-même; celle-ci n'en est pas moins beaucoup plus développée que les précédentes, tandis que dans le Cjcl. Valenciennesii , les vertèbres deviennent graduellement de plus en plus petites. La moitié inféi'ieure de la caudale compte 6 grands rayons ramifiés et fortement articulés, et 5 petits rayons marginaux. Il est probable qu'il y en avait un nombre à-peu-près égal à la partie supérieure. La dorsale, quoique grande, n'est cependant pas aussi rapprochée de la caudale que dans le C. Valenciennesii. Il n'est pas possible d'indiquer le nombre complet de ses rayons; ceux que l'on voit se montent an, qui sont portés par un nombre égal d'osselets interapophysaires. Il n'est resté que quelques rayons de l'anale, qui paraissent avoir été très-longs et très-étroitemeut articulés; en même temps qu'ils sont plus grêles que ceux de l'espèce de Menât.
La colonne vertébrale est massive, mais les vertèbres ne sont pas aussi courtes que dans l'espèce précédente. Les apophyses épineuses sont très-longues et trèsvigoureuses, surtout les inférieures. On compte i6 vertèbres caudales dans le fragment de fig. I , qui n'est conservé que jusqu'au point d'insertion de l'anale , toute la partie antérieure du tronc ainsi que le crâne ayant entièrement disparu. Les arêtes musculaires se font également remarquer par leur longueur.
Ces particularités de la charpente osseuse du Cyclurus minor le rapprochent évidemment des Cyprins, quoique le C. Valenciennesii semhXe s'en éloigner davantage, aussi m'appuyé-je principalement sur cette analogie pour placer le genre Cyclurus à la fin de la famille des Cyprinoïdes.
Les écailles sont généralement mal conservées; celles de la partie inférieure de la queue se voient seules encore; elles sont proportionnellement très-grandes, comme dans les Leucisques.
Ce fossile provient d'Oeningen et se trouve dans la collection de Lord Cole.