‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 3)Chapitre 108 sur 156 · V. LeBIAS CRASSICAUDUS Agass · texte numérisé non relu

V. LeBIAS CRASSICAUDUS Agass

Vol. 5, Tab. 4i , fig. 1 1 et 12.

Cette espèce se fait remarquer au premier coup-d'oeil par la petitesse de sa caudale qui est en même temps très-épaisse, abondamment fournie de rayons et plus arrondie que dans aucune des espèces précédentes. Les pectorales, au contraire, sont très-développées 5 leurs rayons très-lins et nombreux atteignent presque l'anale ou du moins se prolongent bien au delà de l'insertion des ventrales, dont il n'existe que quelques vestiges. Les ventrales et la dorsale sont de taille moyenne. Il ne m'a pas été possible de compter leurs rayons, non plus que ceux des autres nageoires. Un autre caractère, qui mérite également de fixer l'attention, gît dans la nature de la colonne vertébrale. Autant les vertèbres elles-mêmes sont petites , autant leurs apophyses épineuses et les côtes sont épaisses et massives. La tête est grosse et arrondie, mais l'on n'y distingue guère que le frontal, l'empreinte de l'opercule, des fragmens de l'arcade palatine et quelques rayons branchiostègues.

Les écailles dont il existe de nombreuses traces à la partie antérieure du corps de fig. II, sont très-grosses et très épaisses, à-peu-près comme des écailles de Lépidostées, avec lesquelles on pourrait aisément les confondre , si elles étaient carrées et émaillées.

L'original de fig. 11 , provenant de l'argile de Pezaros, fait partie de la collection de M. Régley, qui appartient aujourd'hui à M. Cartaret. Celui de fig. 12 se trouve dans la collection de M. le Professeur Leonhard de Heidelberg-, il provient de la marne de Gesso, de St-Angelo, à 3 milles de Sinigaglia. Il en existe d'autres exemplaires au Musée de Prague, dans la collection de 31. le comte de Miinster et dans celle de M. le professeur Bronn , à Heidelberg.

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