CHAPITRE I
DU GENRE SPHEIVOLEPIS âgass.
La forme allongée de ce genre , jointe à l'aspect particulier de ses écailles et à la position de sa dorsale unique, m'engage à le placer près du genre Esox dans la famille des Esocides. Il a en effet le corps trop élancé pour appartenir à la famille des Cyprins ; et, d'un autre côté, ses grandes écailles et l'absence de rayons épineux à la dorsale ne permettent pas de le confondre avec les Scombéroïdes. Quant aux caractères particuliers qui distinguent notre genre des vrais Esoces , ils consistent essentiellement dans son museau plus grêle et dans la position de la dorsale , qui est moins reculée que chez les vrais Esoces et plus rapprochée des ventrales que de l'anale. Le squelette est plutôt grêle que robuste ; la caudale est faiblement échancrée , comme chez les vrais Brochets.
Je connais jusqu'ici deux espèces de ce type, le Sp. Ciwieri et le Sp. squamosseus, tous deux des terrains tertiaires.