‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 3)Chapitre 124 sur 156 · V.ol. 5, Tab. in · texte numérisé non relu

V.ol. 5, Tab. in

On éprouve quelques diflicultés à classer convenablement ce poisson. M. le comte de Miinster qui a bien voulu m'en communiquer le dessin le range dans le genre Istieus. C'est en effet de ce type qu'il se rapproche le plus, tant par la forme de sa têle que par le grand nom-

bre de ses vertèbres, dont il y a au moins quatre-vingt-dix, et par la forme des apophyses épineuses , qui sont excessivement grêles. A tous ces égards, l'analogie est parfaite. Mais d'un autre côté, les côtes sont beaucoup plus courtes que chez les autres Istieus, et ce qui est le plus frappant , la caudale qui est très-peu fourchue dans les espèces décrites ci -dessus , est ici partagée en deux lobes fort longs et très-pointus. Il est probable qtie.ce n'est que par accident qu'ils sont si rapprochés au lieu d'être étalés ; mais la nageoire n'en est pas moins très-différente. Ses rayons sont du reste très-grêles et divisés nombre de fois. Plusieurs vertèbres supportent la caudale : à cette fin , leurs apophyses sont considérablement allongées. L'anale et les ventrales ont la même position que dans les autres Istieus. La première commence à l'endroit où le tronc se rétrécit vers la queue ; elle a environ un pouce de long et est arrondie à son extrémité. Les ventrales tiennent le milieu du ventre ; elles sont tronquées à leur extrémité et comptent huit ou neuf rayons. Leur position très-reculée me fait supposer que la cavité abdominale était très-grande. La dorsale à son tour présente plusieurs particularités ; ses rayons sont très-fins et paraissent être fort courts. Les osselets interapophysairès ne sont visibles que près de la queue ; mais il paraît qu'ils sont aussi bien plus nombreux que les apophyses. La dorsale commence près de la nuque et s'étend jusqu'à la distance d'un pouce environ de l'origine de la caudale. Toute la surface du tronc est recouverte de grandes écailles, plus hautes que longues, régulièrement arrondies en arrière et sans aucune trace de crénelures, d'où je conclus que notre poisson est bien réellement cycloïde.

Parmi les os de la tète on dislingue les pièces operculaires , les rayons branchiostègues , le jugal, les mâchoires et une partie des os du crâne ; mais leur état de conservation ne permet pas de les décrire en détail.

L'espèce a été découverte par M. le comte de Miinster dans le grès vert des environs de IVlunster.

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