‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 3)Chapitre 19 sur 156 · I. AcANTHONEMUS FILAMENTOSUS AgaSS · texte numérisé non relu

I. AcANTHONEMUS FILAMENTOSUS AgaSS

Yol. 5. Tab. 3 et 4.

ZeusGallusIttiol. veron. Tab. 19. — Chœtodonaureusittiol. veron. Tab. 5i. f. 3. — Chœtodon subaureus de Blainville. Dict. des se. nat. Ichthyol. pag. 5o.

La forme générale de ce beau poisson est très-remarquable. Il présente un singulier mélange des caiactères, des formes et des dimensions des Vomers, des Zeus et des Equula.

La colonne vertébrale est composée de dix vertèbres abdominales et de treize caudales , dont le corps est petit et surtout très-court dans les vertèbres nuchales. Les côtes sont courtes et grêles. Les apophyses épineuses ne sont pas très-longues non

plus , mais elles ont cela de particulier que , comme les antérieures des Equula ,

ToM. V. . d

toutes celles des vertèbres abdominales et les antérievires des vertèbres de la queue sont extrêmement larges et dilatées dans toute leur longueur , de manière à se réunir toutes entr'elles et à former une large paroi osseuse. Les osselets interapopliysaires sont très-gros , très-larges , surtout les antérieurs , et soudés les vins aux autres par des sutures osseuses; les deux premiers de la dorsale sont les plus grands, leur extrémité inférieure atteint le corps des vertèbres. Les neuf premiers, insérés en avant de la première apophyse caudale, donnent insertion aux neuf rayons épineux de la première dorsale. Quoique ces rayons ne soient pas séparés des rayons articulés par un intervalle marqué , ils forment cependant une nageoire distincte, remarquable par le prodigieux prolongement de ses rayons antérieurs , qui , comme ceux de l'anale, dépassent l'extrémité jiostérieure du poisson et égalent peut-être sa longueur totale. La portion molle de la dorsale qui , pour la forme et la position, correspond exactement à l'anale , est composée de douze rayons beaucoup plus courts , fourchus et articulés ; ils sont portés par onze osselets, insérés, comme ceux de l'anale, en avant et à l'extrémité de la huitième apophyse anale. L'anale a neuf osselets interapophysaires pour ses dix rayons articulés ; les quatre longs épineux sont insérés sur les trois osselets antérieurs , dont le premier est dilaté en triangle à son extrémité inférieure. La caudale est grande, droite et composée comme suit : 5 ou 6. L 8 ; 7. L 5 ou 6.

Dans le grand exemplaire, tab. 4? les ventrales, les pectorales et la ceinture thoracique sont entièrement perdues; mais dans le petit, tab. 3, on reconnaît la fourche des os du bassin , les longs rayons des ventrales qui dépassent l'insertion de l'anale et dont le rayon épineux est presque aussi long que les suivans.

La ceinture thoracique est forte et épaisse , mais surtout les osselets styloïdes sont très-gros ; les rayons des pectorales sont grêles , cependant on ne peut les compter dans les exemplaires que j'ai examinés; on ne voit également que quelques-uns des rayons branchiostègues.

La tête n'est pas beaucoup mieux conservée : cependant on voit dans la tab. 4? par la forme générale de cet exemplaire, que les mâchoires qui sont très-avancées doivent être extrêmement protractiles, puisque dans l'exemplaire de la tab. 3, où elles sont rentrées, le museau paraît arrondi et très-obtus; le profil est du reste très-incliné. Les dents, bien distinctes dans les deux exemplaires, sont allongées en brosses rudes; toutes les pièces operculaires sont étroites et légèrement inclinées en avant. L'orbite est petite et très-elevée sur le milieu du profil de la tête. Les os du crâne offrent une particularité que je n'ai remarquée jusqu'ici dans aucun autre Scombéroïde ; ils sont fortement sculptés en granelure disposée sur chaque os par rayons divergens.

Quant aux écailles, onnevoitque l'empreinte d'unfinréseau, comme dans les Vomers.

Cette espèce n'a encore été trouvée qu'au Monle-Bolca Je n'ai pas vu d'autres exemplaires que ceux du Muséum d'histoire naturelle de Paris.

Page 1