‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 3)Chapitre 26 sur 156 · I. Carangopsis latior Agass · texte numérisé non relu

I. Carangopsis latior Agass

Vol. S,Tab. 9, fig. 2.

Syn. Polynemus quinquarius lu. ver. Tab. 36 ( le grand poisson). — Mugil brevis De Blainv. Ich. p. 40. — Bronn.

It. N° 42.

Cette espèce se reconnaît aisément à sa forme large et trapue, et à sa grosse tête obtuse. Elle est de moyenne taille ; sa plus grande largeur, prise à l'origine de la première dorsale , est à la longueur comme 2 à 7. La tête est aussi haute que longue, et contenue cinq fois dans la longueur totale du corps. Les vertèbres sont massives et aussi hautes que longues, excepté près de la queue, où elles ont l'air de s'allonger, tout en se rétrécissant. Il y en a en tout vingt-deux, dont treize caudales et neuf abdominales. Les apophyses épineuses participent de la forme massive des corps de vertèbres , notamment »les nuchales et les premières apophyses inférieures. Les osselets interapophysaires de la première dorsale sont munis de chaque côté de larges carènes. Ceux qui supportent la dorsale molle sont beaucoup plus grêles et dépourvus de carènes. Les côtes sont assez vigoureuses, mais cependant moins grosses que les apophyses.

Les deux dorsales sont distinctement séparées. La dorsale épineuse est composée de rayons d'abord très-vigoureux, qui vont ensuite en décroissant, et qui sont supportés chacun par un osselet interapophysaire ; j'en compte sept dans notre exemplaire, dont le second est le plus grand, plus un petit crochet en avant du premier. La dorsale articulée est composée de vingt et un rayons très-divisés qui vont également en se raccourcissant en arrière, m^is d'une manière plus graduelle que ceux de la dorsale épineuse. Les deux premiers sont simples. A chaque rayon correspond un osselet. En revanche, la disposition des osselets, relativement aux apophyses , est très-variable ; ceux de la dorsale épineuse correspondent chacun à un apophyse ; mais dans la dorsale molle il y en a deux et même trois pour une apophyse. L'anale ressemble fort à la dorsale articulée, dans sa forme aussi bien que dans sa structure ; cependant les premiers rayons forment un lobe plus saillant, et les derniers se raccourcissent d'une manière plus brusque. Il y a aussi ici pour chaque rayon un osselet. Le premier osselet, celui qui forme la cavité abdominale, est beaucoup plus grand et plus vigoureux que les autres. Le premier rayon est simple et précédé d'un petit crochet accolé à la nageoire. La caudale est profondément échancrée et supportée , comme dans l'espèce précédente , par les trois dernières vertèbres caudales. Sa formule est ; 8. 1. 10. 9. I. 7. Les articles des rayons sont à-peu-près aussi longs que larges. Les pectorales sont petites ; cependant il parait que leurs rayons ne sont pas aussi serrés que dans l'espèce précédente. Les ventrales comptent un petit nombre de gros rayons articulés de très-près et divisés nombre de fois.

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Les écailles sont assez bien conservées dans certains exemplaires et montrent aussi ici des stries rayonnantes dans leur partie antérieure , et des stries concentriques dans leur partie postérieui'e ; mais ces dernières sont si fines et si rapprochées (pi'on a de la peine à les découvrir. La ligne latérale est Irès-distiucte et à-peu-près parallèle au dos. Elle regagne la colonne vertébrale à-peu-près à la septième vertèbre caudale , à compter de la queue.

On distingue la forme précise de plusieurs os, entre'; autres des mâchoires qui sont garnies de fines dents en brosse très-distinctes. La gueule est peu fendue; l'orbite est petite.

C'est une espèce de Monle-Bolca. L'exemplaire figuré se trouve au musée de Munich , et provient de la collection de Cobres.

IL Cauangopsis dorsalis Agass.

Vol. S,Tab. 8.

Stn. Sciœna iindecimalis Ut. ver. Tab. 53 , fig. 1. — De Blainv. Ich. pag. 45.

Le caractère saillant de cette espèce réside dans ses vertèbres allongées, dont la longueur est d'un tiers plus considérable que la largeur, si l'on en excepte toutefois les premières caudales (en allant d'arrière en avant) qui sont aussi larges que longues. Le nombre total des vertèbres est de vingt-trois, dont treize caudales et dix abdominales. Les apophyses épineuses frappent par leur exiguïté ; il n'y a que celles des premières vertèbres abdominales , près de la nuque, qui aient une certaine largeur. Les côtes sont plus longues que les apophyses, mais également grêles. Quant aux osselets, ceux de la dorsale épineuse sont les seuls qui aient des crêtes latérales. Ce sont aussi les seuls qui alternent en nombre égal avec les apophyses. Ceux de la seconde d'/i^^ale et de l'anale sont bien plus rapprochés , et il y en a au moins deux et même trois pour une apophyse.

Les deux dorsales sont séparées par un espace assez large, qui peut aussi être envisagé comme une marque caractéristique de l'espèce ; car ce qui prouve que cette large échancrure n'est pas due à une absence accidentelle des rayons, c'est que la même solution de continuité existe dans les osselets interapophysaires. La dorsale épineuse commence immédiatement derrière la nuque, par deux osselets inermes, auxquels succèdent sept autres osselets plus larges portant chacun un rayon. Le premier des rayons est le plus long ; les autres diminuent insensiblement d'avant en arrière. La seconde dorsale ou la dorsale molle commence au-delà de la moitié du corps, par un rayon simple qui n'a que la moitié de la longueur des suivans. Les premiers rayons dichotomisés sont à-peu-près aussi longs que les plus grands de la première dorsale ; mais ils diminuent assez rapidement vers la queue , ainsi que les osselets qui les portent. L'anale ressemble à la seconde dorsale ; elle est précédée, comme cette dernière , d'uu rayon simple qui atteint la moitié de la longueur du rayon suivant. Comme cette partie du corps du poisson est très-bien conservée dans l'exemplaire figuré, j'ai pu m'assurer qu'il n'y

ToM. V. 6

a pas d'autres épines eu avant des rayons bifurques. Or, nous avons vu que c'est là l'un des caractères qui distinguent les Carangopsis des Liches. La caudale est large et très-échancrée. Formule 6. I. 7; 7. I. 5 ou 6. Tous les gros rayons sont très-divisés et articulés de très-prés. Les ventrales sont composées d'un petit nombre de gros rayons divisés nombre de fois. Les pectorales, en revanche, ont des rayons très-lins et beaucoup plus nombreux; il y en a au moins une douzaine. La tète est courte, à-peu-près aussi haute que longue ; elle est contenue au moins cinq fois dans la longueur totale. L'orbite est grande et très-rapprochée du profil de la tête. '

Cette espèce se trouve au musée de Paris, et provient de Monte-Bolca.

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