‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 3)Chapitre 32 sur 156 · II. ÂRCHAEIIS BREVIS AgasS · texte numérisé non relu

II. ÂRCHAEIIS BREVIS AgasS

Vol. 5, Tab. 28, %. 2.

Le squelette de ce poisson a dû être excessivement grêle , d'après l'empreinte que nous en ont conservé les schistes de Glaris. La colonne vertébrale en particulier n'a que l'épaisseur d'un gros fil , sur lequel les articulations des apophyses sont marquées comme autant de nœuds. Le tronc est court, trapu ; la tête est fort grosse et occupe plus du quart de la longueur totale. La caudale s'attache à un pédicule court et large , qui contribue surtout à donner au poisson cette apparence trapue qui contraste avec la forme bien plus élancée de VA. glarisiamis. Le nombre des vertèbres est aussi moins considérable que dans cette dernière espèce , du moins ne compte-t-on que vingt apophyses supérieures. Malgré cela, je ne doute pas de l'identité générique de ces deux espèces, par la raison que je retrouve dans VJ. hrens à-peuprès la même prépondérance des apophyses sur les osselets, qui frappe si fort dans VA. glarisianus. Les apophyses supérieures atteignent aussi presque le bord dorsal, du moins dans la partie postérieure du tronc. L'anale est plus développée que la dorsale molle, et il en est de même de ses osselets. Enfin, ce qui est très-important dans notre espèce, c'est qu'elle a conservé une empreinte distincte de la première dorsale. Il y a immédiatement derrière la nuque six rayons beaucoup plus longs que ceux de la dorsale molle et qui ont tout-à-fait la forme de rayons épineux. Les côtes, dont plusieurs paires sont conservées, sont fort longues et paraissent s'étendre jusqu'au bord ventral.

Les os de la tête n'ont laissé que des empreintes vagues dans notre exemplaire, mais l'on n'en reconnaît pas moins leurs dimensions relatives. La gueule paraît ê(re peu fendue.

Des schistes de Glaris.

Page 1