‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 3)Chapitre 33 sur 156 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

DU GENRE ISllRUS Agass.

Ce genre appartient, comme le précédent, à la famille des Scombéroïdes. Il a le port et l'allure générale des Vomers, mais avec des détails de structure particuliers, qui m'ont engagé à en faire un genre à part sous le nom d'Isurus , et que nous allons signaler en décrivant 1'/. macrur'us, la seule espèce qui soit connue jusqu'à présent.

IsuRUS MACRTTRus Agass.

Vol. 5, Tab. 21 , fig. 5 elk.

On distingue aisément ce poisson à sa forme trapue , et particulièrement à sa tête grosse et courte , dont la hauteur égale celle du corps, tandis que sa longueur est contenue quatre à cinq fois dans la longueur totale. Le tronc est large et se rétrécit brusquement vers l'origine dq la queue , contrairement à ce qui a lieu dans les Palimphyes, dont la queue ne se rétrécit que très-graduellement. Le profil est droit, très-incliné et terminé en un bec assez pointu. La gueule est petite , mais il m'a été impossible de reconnaître la nature de la dentition. Les os du crâne ont dû être très-robustes. On distingue fort bien l'appareil branchiostègue qui est composé de rayons assez distans, sensiblement arqués en bas. La colonne vertébrale est assez vigoureuse ; ses vertèbres sont courtes, au moins aussi hautes que longues. J'en compte quinze caudales et au moins douze abdominales. Les apophyses épineuses sont de moyenne grandeur, plus ou moins arquées près de leur extrémité ; les côtes sont fort grêles ; les osselets interapophysaires sont plus irréguliers et les premiers sont considérablement plus grands que les suivans , notamment à l'anale. Leur nombre ne correspond pas exactement à celui des apophyses, étant ordinairement un peu plus nombreux. La dorsale épineuse ne montre que quatre rayons dans les deux exemplaires figurés. La seconde dorsale en a un nombre beaucoup plus considérable, qui vont en décroissant graduellement d'avant en arrière, en s'étendant sur un espace considérable. Comme dans tous les poissons de Claris , il est difficile de reconnaître leurs articulations et leurs divisions longitudinales ; mais d'après l'analogie des autres genres on doit admettre qu'ils étaient articulés et branchus , et que la première dorsale était seule épineuse. L'anale est petite ; son insertion correspond à celle de la seconde dorsale ;

elle semble avoir été précédée de deux rayons épineux, comme dans les Liches. Les ventrales sont assez bien fournies , mais composées de rayons trés-grèles. La caudale enfln est assez grande et profondément échancrée. Les rayons longs et grêles sont portés essentiellement parla dernière vertèbre qui se divise, à cet effet, en cinq branches très-distinctes (iig. k). Cette nageoire est un peu plus petite dans l'exemplaire de fig. 3, mais je ne pense pas que cela seul puisse justifier l'établissement d'une autre espèce. Les pectorales ne sont qu'imparfaitement conservées dans l'un comme dans l'autre exemplaire.

Les deux exemplaires figurés proviennent des schistes de Glaris et se trouvent dans la collection de Lord Enniskillen et de Sir Philipp Egerton.

A la suite de ce genre il faut placer celui que j'ai inscrit de mes notes sous le nom de Pleionemus et dont il n'existe qu'une seule espèce de Glaris . le PL macrospondylns. Je n'en connais encore qu'un exemplaire qui se trouve dans la collection de Lord Enniskillen et de Sir Philipp Egerton.

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