V. Palaeorhynchum MEDIUM Agass
Vol. 5, Tab. 33.
Cette espèce est plus longue qu'elle ne paraît l'être , d'après l'exemplaire figuré. C'est du moins ce que l'analogie nous permet de conclure de la position des nageoires , et notamment de l'anale, dont nous avons ici l'origine. Or, nous savons, par l'étude des autres espèces, que cette nageoire ne commence guère qu'à la moitié de la longueur du corps , en y comprenant le bec, ensorte que le poisson figuré aurait eu à-peu-près deux pieds de long. Ce que l'induction permettait ainsi d'affirmer, l'observation l'a pleinement justifié, et l'exemplaire entier que possède lord Enniskillen , et que j'ai eu occasion d'examiner, n'a fait que préciser davantage les caractères d'après lesquels j'avais distingué cette espèce. Le Palœorhynchum médium se distingue par plusieurs particularités très-remarquables, et d'abord les rayons de la dorsale sont plus longs que dans aucune autre espèce , car ils mesurent jusqu'à six pouces. Les trois ou quatre rayons plus courts qui se trouvent en avant sont probablement brisés. Dans la partie postérieure du tronc, les rayons deviennent très-courts, car ils n'ont guère qu'un tiers de pouce ou un demi-pouce de long. Quant à l'espace intermédiaire entre les grands et les petits rayons, on ne peut supposer que les osselets y soient inermes, et en effet il y a des rayons intermédiaires dans d'autres exemplaires, ensorte qu'on peut affirmer qu'ils sont tombés dans celui que j'ai figuré. L'anale a également des rayons fort grêles, mais moins longs que ceux de la dorsale. Il n'y en a pas qui aient plus de deux pouces. La caudale est largement échancrée , composée de rayons d'inégale longueur, et il est probable que les plus petits étaient des rayons simples situés en avant des grands rayons qui se trouvent ici déplacés par suite de la décomposition.
La colonne vertébrale est très-grèle, et ses vertèbres ne paraissent pas être toutes d'égale longueur. A chaque apophyse correspond, au bord dorsal , un double osselet , aussi loin que régnent les grands rayons , de façon que le nombre des rayons peut aussi ici se préciser d'après celui des apophyses, quand par hasard une partie d'entre eux est enlevée, et vice versa. Ces rapports ne changent que vers la queue ; car du moment que commencent les petits rayons, il y a plusieurs osselets et plusieurs rayons pour une apophyse. Les petits rayons que l'on voit allignés sous le devant du tronc sont les rayons simples antérieurs de l'anale.
Des schistes de Glaris. L'original se trouve aji musée de Zurich. Depuis qu'il est publié , j'en ai observé un exemplaire parfait de la collection de sir Philipp Egerton, et un autre au musée de Carlsruhe.