VI. Palaeobhynchum Colei Agass
Vol. 5, Tab. 32, %. 1.
C'est une espèce de moyenne longueur et proportionnellement plus large que la plupart de ses congénères. La tête est conique en avant et bien moins haute (pie le tronc ; les vertèbres sont très-régulières, surtout dans la partie postérieure, et pourvues d'arêtes articulaires très-accusées. Les côtes sont grêles et longues. Mais ce qui distingue cette espèce, entre toutes ses congénères, c'est le nombre considérable de ses osselets interapophysaires. Nous avons vu que partout ailleurs les osselets du bord dorsal ne sont pas plus nombreux que les apophyses et qu'ils ne se multiplient que sur le pédicule de la queue. Ici au contraire , nous avons déjà, à partir de la moitié du tronc (où l'on aperçoit les premiers), au moins deux paires d'osselets pour une vertèbre, et ceux de la partie postérieure, qui d'ordinaire portent des petits rayons, ne se distinguent des précédons qu'en ce qu'ils sont simples au lieu d'être doubles. Cette même exubérance des osselets se montre aussi au bord ventral, où ils sont également par paires, jusque dans le voisinage de la caudale. Il est à regretter que les rayons de la dorsale ne soient pas conservés , mais l'on peut admettre , d'après l'analogie , qu'à chaque paire d'osselets correspondait un rayon ; dans ce cas , le nombre des rayons de cette nageoire aurait été proportionnellement plus considérable que dans aucune autre espèce. L'anale est fort endommagée, et le peu de rayons qui sont conservés sont excessivement petits et grêles. Mais les rayons ne sont pas limités à l'anale ; ils s'étendent aussi plus en avant, et il paraît qu'ils garnissaient tout le bord inférieur du tronc, jusqu'à la ceinture thoracique. Les quelques rayons qui sont conservés sont plus longs que ceux de l'anale proprement dite. La caudale ne présente rien de particulier, si ce n'est qu'on y aperçoit distinctement les articulations des rayons , ce qui n'est pas commun dans les poissons de Glaris. La formule est : 2, I, 8; 7, I, 4. Les pectorales sont composées de rayons très-fins et nombreux.
Des schistes de Glaris. L'original se trouve dans la collection de Lord Enniskillen. C'est le seul exemplaire que je connaisse de cette espèce.