VII. Palaeorhynchum microspondylum Agass
Vol. 5, Tab. 3^0, fig. 2.
C'est de toutes les espèces connues la plus trapue ; la longueur du tronc, depuis les premières côtes jusqu'à l'extrémité de la caudale, est de onze pouces environ. La plus grande largeur à l'origine de l'anale est de près de deux pouces. Or, en admettant, d'après l'analogie que la tète avec le bec ait eu près de trois pouces ( le quart de la longueur du tronc ), la largeur serait à la
longueur comme un à sept. Ce seul caractère suffît pour distinguer cette espèce de toutes celles que nous venons de décrire. La colonne vertébrale est robuste et les vertèbres sont massives, et aussi hautes que longues. Les côtes sont grêles. J'en compte dix-huit paires dans notre exemplaire. Les apophyses sont de moyenne grandeur, mais assez robustes. Les osselets interapophysaires , disposés par paires sur la partie principale du dos , sont très-grèles et du double plus nombreux que les apophyses. Les rayons de la dorsale sont courts et irès-serrés, ce qui est une conséquence de la fréquence des osselets. Les plus longs, situés au milieu du dos, ne mesui'ent guère qu'un pouce ; de-là ils décroissent graduellement en avant et en arrière. L'anale, qui commence au milieu du corps, a des rayons encore plus courts, et ses osselets sont d'une ténuité extrême. La caudale enfin est assez large, composée de rayons très-divisés et supportés par plusieurs branches apophysaires de la première vertèbre caudale. Des schistes de Claris. L'original fait partie des collections de Lord Enniskillen et de sir Philipp Egerlon.