Tetrapterus mtkor Agass
Vol. S, Tab. 60a, fig. 9-1.5.
Il est à peine douteux que le fossile représenté dans les figures 9 et 10 soit l'extrémité d'un bec d'Espadon, probablement du genre Tetrapterus; on pourrait à la vérité le prendre pour une Bélemnite à sillon ; mais en examinant attentivement sa structure qui , comme l'on sait , est très-caractéristique chez les Bélemnites , il est facile de s'assurer que c'est bien réellement un os. La surface du bec est garnie de plis longitudinaux trés-distincts qu'on peut envisager comme caractéristiques de l'espèce ; la pointe est obtuse.
J'ai plus d'incertitude à l'égard des vertèbres figurées . qui pourraient bien provenir d'un
autre type de poisson. On ne saurait douter cependant qu'elles n'appartiennent à la famille des Espadons, car il n'y a que les poissons de cette famille qui aient de pareilles apophyses en forme de larges lames fig. H et 12). Mais il existe des différences notables entre la forme de ces lames et celles des vrais Tetrapterus (Tab. E). Dans notre fossile, elles sont proportionnellement beaucoup plus hautes et plus inclinées, tandis que dans le Tetraptère vivant, elles sont carrées ou même rhomboïdales, ayant leur plus grand diamètre dans le sens longitudinal. Les vertèbres sont aussi ici plus courtes que dans le Tetraptère vivant. Peut-être trouvera-t-on quelque jour des débris plus complets du poisson auquel ces singulières vertèbres ont appartenu, et c'est alors seulement qu'on pourra apprécier ses véritables affinités. La fig. 13 représente une vertèbre vue en dessous
Ces divers débris proviennent de la craie de Lewes , et font partie de la collection de M. Mantell.
L'on trouve assez fréquemment à Sheppy, dans l'argile de Londres , des becs très-allongés de poissons qui doivent avoir appartenu à la famille des Xiphioïdes , à en juger d'après leur forme générale et la disposition des os dont ils sont formés. Ils se distinguent cependant des becs des genres connus par leur plus grande ténuité , par leur forme très-droite, et surtout par cette particularité , qu'ils se rétrécissent encore plus insensiblement que dans les genres vivans. J'ai remarqué en outre une cavité qui se prolonge à l'intérieur du bec jusque près de son extrémité , ce qui a valu au genre que je propose d'établir pour ces débris, le nom de Cœ- LORHYNCHUS. J'en distingue deux espèces , les Ccelorhynchus rectus et Coelorhynchus si- NUATUs qui proviennent toutes deux de Sheppy.
DE LA FAMILLE DES SPHYR^NOIDES.