‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 3)Chapitre 73 sur 156 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

DU GENRE COBITIS.

Tel que je l'ai circonscrit dans mon Mémoire sur les Cyprins du lac de Neucliâtel (voyez page G), mon genre Cobitis n'est point identique avec le genre du même nom de Linné et de Cuvier, qui comprend^ outre les véritables Cobitis, les espèces dont j'ai fait mon genre Acanthopsis. Les vrais Cobitis ontle corps cylindracé et plus ou moins aminci vers l'extrémité de la queue. La tête s'atténue également dans sa partie antérieure. Des barbillons très-distincts, de nombre variable j suivant les espèces, entourent la boucbe. Les joues sont complètement lisses, les sous-orbitaires^ immobiles, sont entièrement cachés sous la peau. Les nageoires sont petites, quoique proportionnellement plus grandes que dans les Acanthopsis; c'est surtout le cas des pectorales et de la caudale. Les dents pharyngiennes sont effilées et taillées en biseau à leur extrémité. Les écailles sont petites, enduites de beaucoup de mucosité, ce qui n'empêche pas qu'elles soient visibles à l'œil nu. Tous les Cobitis sont de petite taille ; la plus grande espèce, le C.fossilis L. n'excède pas neuf pouces de longueur. Parmi les espèces vivantes, il y en a trois qui habitent les eaux douces du centre de l'Europe. Buchanan en a décrit plusieurs des Indes orientales, et tout récemment M. le baron de Hiigel en a découvert d'autres au Cachemir, qui ont été très-bien décrites et figurées par M. Heckel. Il existe à ma connaissance deux espèces fossiles de Cobitis, provenant toutes deux des schistes d'Oeningen, ce qui confirme l'observation faite à l'occasion du genre Acanthopsis, relative au climat de ces contrées , à l'époque de la déposition des terrains tertiaires.

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