‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 3)Chapitre 74 sur 156 · I. Cobitis centrochir Agass · texte numérisé non relu

I. Cobitis centrochir Agass

Vol. 5., Tab. 5o, fig. i et 4.

Cohilis harbatula Cat. de Sauss.

On reconnaît au premier abord dans ce fossile, dont les deux empreintes se trouvent dans la collection Lavater, une espèce du genre Cobitis, tel que je le restreins dans dans mon Hist. nat. des Poissons d'eau douce. Cette espèce diffère sensiblement du C. barbatui a i^onr lequel l'a prise de Saussure, par la forme de ses grandes pectorales

dont le premier rayon est extrêmement gros, long et pointu, et par la position de la dorsale qui est plus en avant des ventrales. Elle me paraît en outre avoir été plus large et moins élancée.

La colonne vertébrale est composée de i4 vertèbres caudales et de i6 abdominales. Les apophyses épineuses sont, comme dans tous les Cyprins ^ courtes et assez allongées, servant en outre de base à un nombre considérable d'arêtes musculaires très-grêles. Les côtes, en avant des ventrales, sont plus fortes et plus grandes qu'en arrière. La tête paraît être grosse et épaisse plutôt qu'allongée \ toutes ses parties, excepté les trois rayons brancbiostcgues, sont froissées. Les nageoires en général sont très-développées, surtout les pectorales qui, comme je viens de le dire, ont encore cela de particulier, que leur premier rayon est beaucoup plus vigoureux que les autres. J'en ai compté ii à 12 dans la pectorale de gauche : (dans l'exemplaire figuré on voit la gauche et la droite.) Les ventrales n'en ont guère que 7. L'anale, qui est fort en arrière , en a 9. La dorsale, à laquelle on observe 9 osselets interapophysaires, ne laisse voir que 6 i-ayons ramifiés et un petit rayon en avant. La caudale est trop mutilée pour que l'on puisse en indiquer les détails. Cependant, à en juger par la base^ qui est très-large, elle doit avoir été vigoureuse, ce qui fait présumer que l'animal qui la portait nageait avec une grande facilité. Les écailles, dont il existe des traces sur plusieurs parties de l'exemplaire de fîg. 4, sont si petites, qu'on a de la peine à les voir à l'oeil nu.

Fig. I représente un petit poisson que je crois devoir rapporter à la même espèce, quoique le principal caractère spécifique , la présence d'un gros rayon aux pectorales, ait disparu. Mais sa physionomie entière et notamment la structure des vertèbres ne me permettent pas de douter que ce ne soit un jeune du Cohitis centrocliir. Ce que l'on remarque surtout bien dans cet exeniplaire, ce sont les proportions des diverses parties du corps, l'opposition exacte des ventrales et de la dorsale et la forme arrondie de cette dernière qui est entièrement déployée comme si l'animal nageait : c'est en outre la position mitoyenne de l'anale entre les ventrales et la caudale et la forme de la caudale qui est légèrement bifurquée et dont les lobes sont arrondis. Enfin la position du corps, analogue à celle du Cohitis harbatula, ne permet point de le confondre avec les Acanthopsis.

Les deux exemplaires figurés proviennent des «schistes d'Oeningen. J'en ai vu d'autres au Musée de Carlsruhe,

Un petit poisson de la collection Lavater qui partait également le nom de Cobitis harhatula ne provient pas d'Oeningen, mais bien de Solenhofenj c esi\e Leptolepis sprattiformis , si commun dans cette dernière localité.

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