IV. Amblïptebi's L.iTERBLis Agass
Vol. 2 . Tab. 4- f- !• 7 - 8 et g.
Palæothrissum latérale Agass. Catalog. maniiser.
M. Voltz m’a remis une plaquede cette espèce, qui se trouve au Musée de Strasbourg, et que j’ai fait représenter fig. i . Elle a été trouvée dans le terrain liouiller des environs de Saarbrück. Au Musée de Paris, il y en a deux j>aires, provenant des mines de bouille de Lebacli. Depuis que j’ai examiné ces exemplaires , M. Landau, élève des mines à Paris , m’a communiqué une paire de plaques de la même espèce , qui sont dans un état de conservation plus parfait à bien des égards , et qui complètent lescaractèresexprimés dansma figure, Tousccscxemplairesse trouventdansdesboulesdefer oxydé carbonaté.
Cette espèce ressemble beaucoup à r.\mblyplerus latiis , par son aspect et par les dispositions générales de toutes ses parties; elle en diffî’re seulement par des {particularités de détail. .Ainsi , elle est également très-large, et recouverte de grosses écailles lisses ; scs nageoires occujient la même position rcla live ; leu rs rayons sont égalemen l plus gros et plus distincts que ceux des Ambly pterus macropterus et eiqrterygius ; cependant ils sont plus rapprochés que dans le latus, et surtout ils sont fendus à leur extrémité à plusieurs reprises, ce qui les fait paraître beaucoup plus lins lorsqu’on ne voit que le bout des nageoires. Ce qui distingue essentiellement l’.Aniblypterus latcralis des autres espèces de ce genre , c’est la dis|>osition de ses écailles, qui ont presque rigoureusement la même grandeur sur tout le corps ; car c’est à peine si celles de l’extrémité de la queue sont un {>eu plus petites que celles qui recouvrent la {partie antérieure du tronc, et certainement, sur les séries qui s’étendent du dos à l’abdomen, elles ne vont pas en grandissant rapidement comme dans l’Amblypterus latus. La fig. 7 . re{>réseiite celles de la {Partie antérieure du tronc; la fig. 8 . celles du milieu; la fig. g. celles du lobe su{périeur de la caudale. En général, elles sont aussi moins larges que celles de l’Ainbhqptcrus latus. En avant de la dorsale et de l’anale, il y a aussi de gi-osscs écailles impaires, mais qui .sont terminées en {pointes arrondies; il y en a un plus grand nombre encore au bord du lobe supérieur de la caudale. La ligne latérale s’étend presque directement de l’angle de l’opercule au milieu de la queue, ce qui la rapproche un peu plus du dos que de l’abdomen. C’est à cause de cette particularité, que j’ai donné le nom d’Ambly{p|erus lateralis à l’espèce dont il s’agit maintenant. Les {Petits rayons en V qui bordent les nageoires sont à peine visibles.
Tous les os du crâne sont {parfaitement lisses; les pièces opcrculaires sont étroites; il en est de même des maxillaires inférieurs qui sont garnis de dents en brosse trèsserrées, et que l’on voit surtout très-distinctement dans rexcmplairc deM. I.andan. L’orbite est {petite et {placée en arrière et immédiatement au-dessus de l’articulation {Postérieure de la mâchoire inférieure.