‹ Recherches sur les Poissons FossilesChapitre 20 sur 121 · V. AMBI.YrTERlS Olfebsi Agass · texte numérisé non relu

V. AMBI.YrTERlS Olfebsi Agass

Les exemplaires de cette cspcccquc j’ai examinés jusqu’ici , quoique assez nombreux , ne sont pas assez bien conscrx’és pour que j’aie pu en faire représenter convenablement tous les caractères. Il y en a eu plusieurs au Musée de Munich , qui ont été rapportés du Brésil par Spix et Martius. M. d’Olfers m’a dit qu’on en conserve aussi au Musée de Rio-Janeiro, et qu’à Vienne il y en a un dessin fait par M. Frick, et acheté, apres sa mort, par la légation d’Autriche.

Ces poissons proviennent de Ccara, dans les plaines du Brésil. Les schistes marneux dans lesquels on trouve les boules qui contiennent ces iclitliyolithes sont rapportés à la formation du Zeclistein.

Les plaques sur lesquelles j’ai obseiré les restes de ce poisson, ne présentent distinctement que la tète et la partie antérieure du tronc; dans aucune je n’ai vu la caudale , ni même le pédicule de la queue ; ensorte qu’il reste encore à lever quelques doutes sur la place que doit occui>cr ce fossile dans la série des genres cités plus haut. L’altei-native me semble restreinte aux genres Amblypteriis et Palæoniscus ; mais je penche pliitât pour les Amblypterus, à cause de la ténuité des rayons de la dorsale. Ce qu’il y a de certain, c’est que l’espèce diffère de toutes celles que je connais déjà.

La forme générale du poisson , à en juger par sa partie antérieure , paraît avoir été intermédiaire entre l’Amblypterus eupterygius et le lateralis; le tronc est moins large que dans ce dernier, mais le dos est plus voûté que dans le premier. La tète est grande proportionnellement; car l’espace qui s’étend du bord postérieur de l’opercule au bord antérieur de la dorsale, n’est pas plus grand que la moitié de la longueur de la tète. Son profil est fortement arqué. L’orbite, de moyenne grandeur, est placée au-dessus du milieu de la mâchoire supérieure, dont les os sont étroits comme le maxillaire inférieur. Je ne puis découvrir aucune trace des dents. L’opercule est plus grand que dans les autres espèces de ce genre; il est presque aussi large que haut; le subopercule est à peine de moitié plus petit. Les pectorales, la dorsale et l’anale, qui sont les seules nageoires visibles, sont formées de rayons aussi grêles que ceux de l’ Amblypterus lateralis. Ce qui distingue surtout l’ülfersi , c’est que scs écailles sont considérablement plus hautes que longues et paraissent par conséquent étroites ; mais en sens inverse de ce qu’elles sont dans les autres espèces du genre. 11 faut espérer que bicntdt des exemplaires plus complets permettront de fixer definitivement la coupe générique dans laquelle doit être rangée cette espèce, d’autant plus intéressante qu’elle provient d'un pays dont les fossiles sont encore si peu connus.

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