IV. PAL.Eoinscus XAOopHTiiAi.xcs Agau
Vol. a, Tab. lo c, fig. 3.
Autant le P. ^laphyrus se distingue de scs congénères par la petitesse de sa tête, par la largeur de son corps et par la grosseur de ses écailles, autant il est facile de reconnaître le P. macrophthalmus à des caractères directement opposés. En effet, cette espèce a la tète très-grande, et, proportionnellement aux dimensions du tronc, elle est aussi très-grosse; sa longueur n’est comprise que trois fois et demie dans la longueur totale du poisson ; sa largeur paraît avoir été plus considérable même que celle du milieu du tronc. L’orbite est très-grande, placée immédiatement au dessus
de la mâchoire et à la partie antérieure de la tête, qui se termine |)ar un museau trèsohtus, arrondi et plus saillant que la mâchoire inferieure, dont les branches sont étroites. En dessous de la mâchoire inférieure , on voit des traces de neuf rayons branchiostegues au moins, dont le premier est fort large; les suivans, qui sont beaucoup ]>lus étroits, s’allongent insensiblement. La surface des os du crâne est ornée de stries et de points irréguliers. La ceinture thoracique est très-vigoureuse ; l’huméms, qui est le plus large de ses os, forme à peu près un angle droit avec le scapulaire. Le corps est très-étroit, tout d’une venue; le milieu du dos n’est pas plus élevé que la nuque ; le pédicule de la queue seulement se rétrécit un peu avant de se prolonger le long du lol>e supérieur de la caudale. La dorsale est un peu plus rapprochée de la caudale que de la tète ; elle occupe l’intervalle qu’il y a entre l’anale et les ventrales. Celles-ci sont beaucoup plus rapprochées de l’anale que des pectorales. Toutes ces nageoires sont petites ; leurs rayons , extrêmement grêles , sont h peine bifurques à leur extrémité ; leurs articulations transversales sont très-distantes ; à leur bord antérieur on distingue, à l'aide de la loupe seulement, de très-petits rayons accolés aux plus grands. La caudale présente également quelques particularités : ses rayons sont un peu moins grêles que ceux des autres nageoires du tronc ; son lobe inférieur est presque aussi large et aussi long que son lobe supérieur. A sou bord inférieur, on distingue à peine de petits rayons accolés le long du plus grand , tandis qu'il y en a de très-visibles et de très-allongés tout le long du bord du lobe supérieur. I.es écailles sont trèspetites ; celles de la partie postérieure du corps ne le sont pas sensiblement plus que celles de la partie antérieure ; celles du prolongement du pédicule de la queue seulement sont plus allongées et plus étroites ; leur surface extérieure est sillonnée par quelques stries irrégulières. Je n’ai point aperçu dedcnteluix; à leur bord poJtérieur; les onglets articulaires de leur surface intérieure sont à peine visibles ; cependant on y distingue des quilles très-plates qui traversent les écailles.
Du Calcaire magnésien d’Angleterre.
L’exemplaire original de ma figure, qui est le plus beau que j’aie vu de cet espèce, ap|>articntà M. Riepley deWitby.