AcàNTHODES 50I.CATUS Agass
Vol. 2 , Tab. 1 Cj Cg. I et 2 .
Je place sans hésiter dans le genre Acanthodes cette nouvelle csj)êce, quoique je n’en aie vu que des fragmens très-incomplets, dans lesquels il n’existe aucune trace ni des nageoires ni de la tète. L’original de ma figure est l'une de deux plaques correspondantes de la portion caudale d’un individu d’assez grande taille, tellement tronquée à son pourtour, qu’il n’en reste qu’un gros placard de très-petites écailles, auxquelles il est pourtant possible de reconnaître le genre Acanthodes. Ces écailles sont plutAt rliomboïdales que carrées, et difR’rent par là de celles de Y A. Bronnii ; elles paraissent proportionnellement aussi petites; et si dans l’exemplaire de ma figure elles sont plus grandes, c’est que l’individu était beaucoup plus grand. La partie émaillée de chaque écaille est voûtée et j>orte sur son milieu un large sillon diagonal , parallèle à une section transversale du corps, et qui s’étend de l'angle supérieur postérieur à l’angle inférieur antérieur de chaque écaille. Ce caractère distingue sullisammcnt les deux espèces d’Âcanthodes connues maintenant. On voit cependant par là que la position des écailles dans Y A. sulcalus est scmhlable à celle qu’elles ont dans Y A. Bmnnii, ou leur angle postérieur inférieur est aussi tourné directement vers l’extrémité caudale du poisson. Il va sans dire que ces détails de structure des écailles ne sont visibles qu’avec une forte loupe.
Lord Greenock a découvert ce poisson dans les géodes de Kew-llaven. Le mcilleur des fragmens qu’il en possède est l’exemplaire que je viens de décrire, et dont la contreempreinte est dans la collection de 31. Buckland.
. Du {'enre CaEinACAXTnus Âgass.
En Ichthyologie la position des nageoires est un caractère trop important , pour qu’il ne faille pas distinguer génériquement des poissons qui, malgré des rapports intimes dans les détails de leur organisation , diffèrent par la position relative de leurs nageoires. C’est ainsi que l’espèce qui m’a servi de type pour le genre CheiracanthuSj présente une affinité remarquable avec les espèces du genre Acanthodes : tout le corps est pareillement couvert de très-petites écailles ; les pectorales, les ventrales, l’anale et la dorsale sont soutenues par un gros rayon épineux ; mais la position de la dorsale me paraît constituer un caractère générique important. Cette nageoire est placée au milieu du dos, vis^-vis de l’intcrvadle qui sépare les ventrales de l’anale ; tandis que dans le genre Acanthodes la dorsale est même en arrière de l’anale sur le pédicule de la queue. Les os de la tête paraissent aussi avoir eu plus de consistance dans
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le genre Cheiracanthus j car dans tons les exemplaires que j'ai eus sous les yeux , on en x'oit quelques traces. La gueule est grande, trcs-fendue ; les mâchoires sont armées de très-petites dents pointues, qui paraissent disposées sur plusieurs rangs. Les rayons hrancliiostègues sont très-nombreux et minces. L’ossature de la ceinture thoracique est forte ; cependant ces os ne sont pas assez bien conservés pour qu’on puisse décrire leur forme.