‹ Recherches sur les Poissons FossilesChapitre 43 sur 121 · ClItlstr.A.^TIlUs Mcxcbisom Agass · texte numérisé non relu

ClItlstr.A.^TIlUs Mcxcbisom Agass

Vol. a, Tab. i Cj Cg. 3 et 4-

J’ai dédie cette espece, qui est le type du genre, à M. Murchison, à qui les géologues doivent les premiers renseignemens que l'on ait eus sur le gîte de Gamrie. Elle est cai-actéristique pour cette formation ; car les trois quarts des poissons trouves à Gamrie apjiarticnncnt à celte espèce, ou à V Osteolepis arenatus y cependant elle n’est point mentionnée dans la notice de M. Pentland sur les fossiles de cette localité , tandis qu’il y décrit très-exactement une autre espèce beaucoup plus rare , à laquelle j’ai donné le nom de Cheirolepis Ura^us.

Les exemplaires du Cheiracanthu Miirchisoni que j'ai examinés, se trouvent dans la collection de HDL 31urchison et Torrie, mais surtout dans celle de M. Knight, qui en possède de fort beaux, et du nombre desquels est l'original de ma figure. La tète de ce poisson est de moyenne grandeur , elle n’cgale pas le quart de sa longueur totale ; cependant elle eu excède la cinquième partie. A en juger d'après un petit exemplaire déprime, et qui se trouve également dans la collection de M. Knight, elle était arrondie, et moins large que celle des Acanthodes. Les yeux, de moyenne grandeur, sont placés au tiers antérieur de la face, plus éloignés l’un de l’autre que l’orbite n’est large, et un peu au dessus de la mâchoire. Le maxillaire inférieur est vigoureux, plus court que la mâchoire su|>éricurc, dont l'extrémité parait former en avant de la tète une saillie arrondie, comme dans les Paléonisques. Les pièces operculaires étaient aussi étroites ; cependant elles sont trop mal conservées pour qu’il soit possible de déterminer leur forme. La ceinture thoracique forme au dessus de l’insertion des pectorales une saillie, à laquelle ces nageoires sont attachées. Leur premier rayon est osseux et beaucoup plus gros et plus long que ceux qui soutiennent les autres nageoires. Ces détails ne sont pas visibles dans l'original de ma figure, où l’on n’aperçoit qu’une trace de la ceinture thoracique , et auquel la tête manque complètement. Cependant j’ai cru ne pas devoir multiplier les figures pour représenter des caractères que j’ai <Kk recueillir successivement sur {dusieurs exemplaires, sans qu'ils soient réunis distinctement dans aucun.

La forme générale dn tronc est celle d’un fuseau fortement renflé dans sa partie antérieure ; l’abdomen parait même pendant, et la largeur du corps, en avant des ventrales, égale une fois et demie la hauteur de la tète. Les ventrales sont un peu plus rapprochées des pectorales que de l'anale j leur bord antérieur est soutenu par un rayon épineux, qui est proportionnellement plus grand que dans V Acanthodes Bronnii. La distance qui sépare l’anale dn lobe inférieur de la caudale , égale environ la moitié de celle qui la sépare des ventrales. La dorsale occupe exactement le milieu du dos ; son rayon épineux est un peu plus grand que celui de l’anale ; et dans aucune de ces nageoires on ne voit de traces d’autres rayons, qui existaient pourtant très^robablement , à en juger du moins par ce qui a été observé dans le genre Acanthodes. La caudale n’est entière dans aucun des exemplaires; cependant elle est assez distincte pour qu’on puisse s’assurer qu’elle s’étend, comme dans tous les genres hétérocerques de cette famille, en dessous du prolongement du pédicule de la queue. Ses rayons sont très-grèles; les antérieurs sont les plus grands, et forment un lobe inférieur qui se détache par nne échancrure des rayons plus courts qui s’étendent jusqu’à l’extrémité de la queue. Leurs articulations transversales sont très-rapprochées, et les articles sont si petits, que la nageoire entière en paraît granulée. Tout le corps est recouvert d’écailles extrêmement petites, qui, àl’ceil nu, paraissent semblables à des points d’une fine granulation , du moins au milieu du dos et du ventre, et sur leurs bords. Les écailles des flancs sont un peu plus grandes ; elles sont disposées par séries moins obliques que dans les Acanthodes ; leur surface extérieure est couverte de stries extrêmement fines, obliques aux bords des écailles dans le sens longitudinal du poisson.

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