‹ Recherches sur les Poissons FossilesChapitre 95 sur 121 · XII. Lepidotus tl'beecul.atus Ag · texte numérisé non relu

XII. Lepidotus tl'beecul.atus Ag

Vol. 2 . Tab. 29 c, fig. 7 . (Cah. suppl.)

L’écaille que représente cette figure est la seule que je connaisse de cette esjièce; elle a été trouvée à Stonesfield par M. le Prof. Buckland, et est déposée au Musée d'Oxford. Sa forme singulière me fait supiioscr ipi’elle provient de la série qui suit

immédiatement la ceinture thoracique, et même que c’est lune de ces écailles difformes de la série qui se trouve au dessus dés pectorales , près de leur insertion , et qu’elle était recouverle en avant par l’angle de l’humérus. Ce qu’il y a de certain, c’est que c’est une écaille du côté gauche du tronc. Sa partie antérieure, qui n’est pas émaillée, est fortement échancrée, et son angle inférieur se prolonge en une longue apophyse ohtuse. Sa partie émaillée est courte, proportionnellement à la hauteur considérable de l’écaille; et bien que son bord postérieur soit endommagé, la courbure assez régulière de sa partie supérieure fait assez présumer quelle était sa forme complète. Son angle postérieur formait probablement ' une saillie obtuse, semblable à celle des grandes écailles analogues que nous avons appris à connaître dans le L. gigas (lab. 38 ). L’épaisseur de ces plaques écailleuses est en général moins considérable, proportionnellement, que celle des écailles des flancs; aussi ‘n’est-il point surprenant que malgré scs dimensions gigantesques, la pièce que je viens de décrire ne soit pas sensiblement plus épaisse que la plupart des écailles des grands Lepidotus. Toute la surface de l’émail est couverte de tubercules inégaux et irréguliers.

D'après les dimensions de cette écaille, il est probable que le poisson auquel elle a appartenu avait une dizaine de pieds de long, sur plus de deux pieds de large'i

M. fiuckland possède encore une autre grande plaque scmldable, provenant du Lias de Lyme Regis, mais appartenant probablement à une autre espèce. Si je parviens à m’en procurer un exemplaire mieux conservé, j'en donnerai plus tard la description.

XllI. Lepidotus botoptebus Ag.

Vol. 2 . Tab. 35.

Sir Pbil. Egerton et Lord Cole possèdent dans leurs collections les deux plaques du seul exemplaire complet que je connaisse de cette espèce. Celle que j’ai fait figurer appartient à Sir Pbil. Egerton. 11 en existe aussi des fragmens de tète au Musée de Bâle. Ce poisson paraît être fort rare, puisque je n'en ai trouvé aucune trace dans les diverses collections d’Allemagne. Pourtant il provient des schistes de Solenhofen. C’est du L. miiior de Purbeck, que cette espèce se rapproche le plus, tant par sa forme que par sa taille ; cependant elle en dilTêre hraucoiip dans les détails.

Celte espèce est intéressante à plus d’un égard ; et l’exemplaire figuré m’a fait connaître en particulier plusieurs caractères génériques que je n’avais point remarqués dans d’autres espèces. Tous les os de la face étant disloques, et la plupart se présentant par leur face interne, j’ai reconnu qu’il y avait des dents .sur tous ceux qui forment les parois de la cavité buccale. La tête paraît être de moyenne grandeur;

To«. II. ’ .14

son profil fait suite à la nuque en formant avec clic une ligne peu arquée. Le museau paraît avoir été arrondi. La surface des os du crâne est complètement lisse. L’orbite est proportionnellement très-grande. Les sous-orbitaires et les plaques buccales, qui sont refoulées au dessus du crâne, sont assez étroites et assez petites. L’opercule, refoulé au dessus de la nuque, se présente j>ar sa face interne^ il est étroit et ^maucoup plus haut que long. On voit à son extrémité deux larges rayons branchiostègues. Le vomer, qui forme la saillie arrondie du bout du museau, est garni à sa face inférieure de petites dents arrondies. En arrière et au dessous de cet os, on aperçoit le palatin gauclic, dont la surface est armée de dents toutes semblables; il y en a aussi de pareilles sur les intcrmaxillaircs. L’un de ces os se voit en avant et au dessous du vomer, qu’il déborde. Les maxillaires supérieures eu offrent de plus grandes le long de leur bord ; ces deux os sont brisés, et leurs fragmens ont glissé en avant. Les deux maxillaires inférieurs sont mieux conservés; on les voit'Ics deux par leur face interne ; celui de droite est en arrière et en dessous du [dus grand fragment des maxillaires supérieurs; celui de gauche, placé verticalement, est en arrière de celui de droite. A la face interne de ces deux os se voient plusieurs rangées de dents arrondies, généralement plus grandes que celles de la mâchoire supérieure, mais dont les externes sont cependant plus petites que les internes. Derrière la tète on voit une portion de l’opercule et l’humérus gauche, parleur face interne; et sous l'angle arrondi de celui-ci , une partie des écailles du côté gauche , aussi par leur face interne ; l’angle supérieur de leur racine est très-allongé. A la nuque on voit également plusieurs rangées d’écaillcs par leur face interne , et l'on y remarque de gros onglets articulaires obtust Du reste, tout le poisson présente la surface extérieure de son côté droit. La partie antérieure du tronc est très-large; mais le pédicule de la queue se rétrécit considérablement. Les écailles des flancs sont plus grandes que celles de la ' queue, et un peu plus hautes que longues ; celles des bords du ventre sont plus allongées. La surface de toutes les écailles est parfaitement lisse, et leurs bords sont entiers. Leur angle inférieur et postérieur est pointu , tandis que le supérieur est arrondi.

Ce qui caractérise surtout cette espèce, c’est la série de très-grands fulcres qu’il y a au bord antérieur de la dorsale ; ce qui lui a valu de ma part le nom de Notoptenis. Les rayons de la dorsale sont d’ailleurs de moyenne grandeur, fréquemment divisés et articulés de très-j)rès. La caudale est fourchue ; tandis que dans les autres es[>ccps elle n’est que plus ou moins échancrée ; ses rayons sont plus gros que ceux de la dorsale ; les fulcres de son hord supérieur sont beaucoup plus petits que ceux de son bord inférieur. On ne voit de l'anale que quelques rayons très-divisés ; elle est plus reculée que la dorsale. Yi$-â-vis du bord antérieur de la dorsale, on

distingue quelques rayons brisés, qui indiquent le point d’insertion des ventrales. La pectorale droite, qui est refoulée sous le ventre, montre que les nageoires thoraciques étaient très-allongées; ses rayons sont plus gros que ceux de la dorsale; mai.s les fiilcres qui s’étendent le long de son bord extérieur sont plus petits.

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