OBSERVATION XVIII
Névralgie faciale. — Traitement par l'ergot de seigle.
Le 3 février dernier (1873), j'ai été appelé, près d'une femme de 57 ans, qui souffrait depuis une huitaine dejours, d'une névralgie faciale droite, occupant principalement les branches du maxillaire inférieur. Les accès névralgiques, assez espacés au début, se sont rapprochés au point que notre malade n'a plus que des intervalles de calme de très-courte durée et qu'elle n'a pas goûté un instant de repos, durant les trois nuits dernières. Vers 9 heures du matin notamment, la névralgie redoublait et occasionnait, pendant plusieurs heures, une souffrance intolérable. Ici, on ne pouvait pas accuserl'état des dents; car, quoique encore peu âgée, cette femme avait ses mâchoires complètement dégarnies de dents ; il ne lui restait plus que quelques incisives, toutes les molaires faisaient défaut. Je prescris 2 grammes de seigle ergoté, en deux paquets, A prendre un paquet par jour, en quatre closes ■, dont deux le malin et deux le soir.
Le o. Je revois notre malade qui n'avait pu commencer son premier paquet qutivaut-hier au soir, de telle sorte qu'elle n'a terminé ses 2 grammes d'ergot de seigle que ce matin. J'apprends que déjà hier, dans la journée, les douleurs névralgiques ont été beaucoup plus tolérantes, et que la nuit dernière, elle a pu reposer, pendant Irois ou quatre heures; l'avant-derniôrd nuit avait été aussi mauvaise que les précédentes. Je prescris de nouveau I gramme pur jour pour chacun des deux jours suivants.
Le 7. Notre malade m'apprend que les nuits sont meilleures, quoiqu'elles soient encore loin de se passer sans
• ' OBSERVATIONS
deux paquets, powr les deux jours suivants 'TT*-* ^
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OBSERVATION XIX
Névralgie viatique gauche. Amélioration rapide, par une do. unique, mais forte, de seigle ergoté.
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a vives siégeant sur la partie postérieure dp la cmsse et s'irradiant d'une part, sur Se «fl* gauche de la r£
gion lombaire et sur le flanc correspondant, et d'autre part, sur la partie postérieure de la jambe et sur la tête du péroué gauche. Une saurait y avoir, dans ce cas, le inoindre doute, sur le siège de la douleur, le long du nerf sciatique ; car, en comprimant ce nerf, entre le grand trochanter et la, tubérosité de l'ischion, je réveille des irradiations douloureuses, dans tous les points primitivement souffrants. Quoique continue, depuis le 24 décembre, la douleur est soumise à des exacerbations irrégulières, parfois des plus violentes, surtout pendant la nuit. Voici d'ailleurs trois nuits consécutives que notre malade n'a pu goûter un instant de repos. Les mouvements du membre inférieur réveillent une grande sensibilité; aussi, notre malade a-t-ellc été obligée de garder le lit, depuis l'invasion de cette névralgie. Je prescris 6 grammes de seigle, ergoté récemment pulvérisé, en deux paquets. A prendre un demi-paquet ce soir, en deux fois, puis un demi-baquet malin et soir.
Le 29 décembre au matin, je trouve notre malade infiniment plus calme ; elle a dormi cinq heures la nuit dernière, et supporte, sans se plaindre, des mouvements assez étendus que j'imprime moi-même à tout le membre inférieur. Elle peut elle-même se tourner d'un côté et de l'autre et s'asseoir sur son lit, ce qu'elle n'aurait pas pu faire, hier au soir ni les quatre derniers jours. Toutefois, la région postérieure de la cuisse reste encore endolorie; mais la douleur, ressentie n'est plus continue et est très-tolérable quand elle reparaît, sous l'influence d'un mouvement un peu trop brusque.
En songeant à la ténacité ordinaire des névralgies sciatiques et à la difficulté que l'on a à apaiser la douleur, dans une névralgie de cette acuité, je trouve ce cas véritablement merveilleux, et ne voulant pas exposer la malade à perdre le bénéfice d'un succès si rapidement obtenu, je recommande à celle-ci de prendre son demi-paquet de poudre, matin et soir, comme je le lui avais prescrit la veille. C'est alors que la malade m'apprend qu'elle avait pris les deux paquets en totalité ; n'ayant pas bien saisi le sens de ma
OBSERVATIONS
£ i cis, mer au soir, à une heure d'intervalle l'im ru
^c 1 e :;f pris en ^-ce,,^ l u l; z
«yote, dont 3 grammes a la fois à 4 heures de V après-midi et 3 grammes a la fois, une heure plus tard. Et ce oï 1 v 1 de
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pas exposer notre malade à des accidents possibles nar a