I. II. III
Carbone. . 34,72 35,34 34,88 G"... 72 35,12 Hydrogène. 7,29 7,45 7,36 H'*... i5 7 ,3t Etain » » » Sn'... 118 57,57
Ce produit doit donc être Considéré comme un sesquiéthylured'étain, par suite sa formule s'écrira de la manière suivante :
Sn'fC'H 1 )'.
11 s'unit directement à froid à l'oxygène, au eblore, au brome, à l'iode, en reproduisant les oxyde, eblorure, iodure de sesquistannéthyle.
. Oxyde de stannéthyle.
Lorsqu'on verse une dissolution alcoolique d' iodure de stannétbylc dans une dissolution aqueuse d'ammoniaque additionnée de son volume d'alcool, il se sépare une masse gélatineuse qui n'est autre que de l'oxyde de slannéihyle. Un excès d'ammoniaque ne redissout pas ce produit, il en csi de même de la potasse caustique.
Pour obtenir l'oxyde de stannéthyle parfaitement pur, on jette la matière gélatineuse sur un filtre, puis on la lave successivement avec de l'eau ebaudeet de l'alcool bouillant jusqu'à ce que les eaux du lavage ne renferment plus ni ammoniaque ni iodure. On dessèche ensuite la matière au bain-marie, puis finalement dans le vide sec.
Ainsi préparé, l'oxyde de stannéthyle se présente sous la forme d'une poudre blanche entièrement amorphe, insoluble dans l'eau froide ou chaude, ainsi que dans l'alcool et dans l'éther. Ce composé se dissout avec facilité dans les acides chlorhydrique, bromhydrique et iodhydrique 5 les dissolutions abandonnées à l'évaporation spontanée laissent,
déposer de beaux prismes incolores et inodores de chlorure,, bromure et iodure de staunéthyle.
Les acides acétique et formique bouillants donnent a,vec l'oxyde de staunéthyle des produits visqueux qui se concrètent en masses cristallisées par le refroidissement. Ces substances se dissolvent facilement dans l'alcool, surtout à chaud, et s en séparent par l'évaporation sous la forme de belles tables incolores.
Les acides butyrique et valérique se comportent d une manière analogue.
Une dissolution étendue et bouillante d'acide tartrique dissout l'oxyde de staunéthyle ; il se dépose par le refroidissement de petits prismes de tartrale de stannéthyle.
L'acide oxalique forme avec l'oxyde de stannéthyle une combinaison insoluble.
Les acides azotique et sulfurique le dissolvent facilement, surtout à chaud; l'évaporation de ces liqueurs donne des produits parfaitement cristallisés.
Des dissolutions étendues de potasse, de soude et d'ammoniaque caustique ne dissolvent point l'oxyde de stannéthyle et n'exercent aucune action décomposante sur ce produit ; il n'en est plus de même d'une lessive caustique très-concentrée, sous l'influence de la chaleur. Lorsqu'on distille en eiïet l'oxyde de stannéthyle avec un excès de potasse caustique, il se dédouble en un produit très-volatil qu'on peut condenser dans un récipient très-refroidi sous la forme de beaux prismes incolores, doués d'une odeur très-piquante, qui bleuissent très-fortement le papier de tournesol rougi. Ce produit n'est autre chose que l'oxyde de sesquistannéthyle ; il se forme en outre du stannate de potasse.
Celle réaction peut facilement s'expliquer au moyeu de l'équation suivante :
3(SnC«H s O) -h KO = Sn0 2 KO H- Sn'(C H 5 ) 3 0.
Le pcrchlor ure de phosphore attaque vivement l'oxyde
de staunélhyle à l'aide d'une douce chaleur. Par la distilla^ tion on recueille dans un récipient refroidi par des affusionsd eau un liquide très-fumant au sein duquel se déposent des cristaux déliés. De l'eau versée sur ce produit huileux décompose la substance liquide qui n'est autre que du chloroxydcde phosphore, et n'attaque pas les cristaux. Ces derniers, purifiés par des lavages à l'eau froide, par des expressions entre des doubles de papier joseph et par de nouvelles cristallisations dans l'alcool, présentent les propriétés et la composition du. chlorure de staunélhyle, ainsi que l'attestent les analyses suivantes :
I. o« r ,5oo de matière m'ont donné par leur combustion avec l'oxyde de cuivre 0,188 d'eau et o,353 d'acide carbonique.
II. o |r ,382 du même produit m'ont donné o, 546 de chlorure d'argent.
Résultats qui, traduits en centièmes, conduisent aux nombres suivants :
Théorie.
Carbone 19*28 » C 4 24,0 i9?4 3
Hydrogène... 4>'7 * H 4 -- • 5>° 4>°5
Etain « » Sn 59,0 47 »7 8
Chlore - 28,87 cl 35 » 5 a8 >74
La réaction précédente, fort simple d'ailleurs, peut s'exprimer par l'équation suivante :
2 ( C 4 H 6 Sn , O ) -h Ph Cl 5 = Ph Cl 3 O» -f- 2 (C 4 H s Sn , Cl ).
L'analyse de l'oxyde de stannéthyle m'a fourni les résultats suivants :
I. o gr ,492 de matière m'ont donné 0,237 d'eau eto,449°" a cide carbonique.
II. o 8r ,533 d'un second échantillon m'ont donné 0,260 d'eau et 0,484 d'acide carbonique.
Ces résiliais, traduits en centièmes, conduisent aux nombres suivants :
^ Théorie. .
Hydrogène. .
Sn. . .
Oxygène . . .
Chlorure de stannèthyle.
Le chlorure de stannèthyle se présente tantôt sous la forme de longues aiguilles d'un aspect satiné, tantôt sous la forme de prismes ou de tables parfaitement incolores. Soumis à l'action de la chaleur, ce composé fond vers 60 degrés, puis bout à la température de 220 degrés, sans , éprouver d'altération.
Lorsqu'on le soumet à l'action d'une douce chaleur, il se sublime en aiguilles déliées d'une blancheur éclatante.
L'eau le dissout assez bien, surtout à la température de l'ébull ition. L'alcool et l'éther le dissolvent en plus forte proportion .
Soumis à l'analyse, ce composé m'a donné les résultats suivants :
I. o gr ,4 2 5 d'un premier échantillon m'ont donne o, 169 d'eau et 0,296 d'acide carbonique.
II. o* r ,284 du même produit m'ont donné o,325 de chlorure d'argent fondu.
III. o« r ,3o,o d'un second échantillon m'ont donné o,449 ^ e chlorure d'argent fondu.
IV. o« r ,5oo d'un troisième échantillon m'ont donné 0,187 d'eau et o,352 d'acide carbonique.
V. 0,402 du même produit m'ont donné 0,469 de chlorure d'argent fondu.
Traduits en centièmes, ces résultats conduisent aux nom-
bres suivants
Théorie.
Carbone . . .
fg,oi
Hydrogène.
Etain
Sn .
Chlore
Dans le but de contrôler la formule précédente et de fixer l'équivalent de ce composé, j'ai pris la densité de sa vapeur. L'expérience m'a fourni les résultats suivants :
Température de Pair 18 degrés,
Température de la vapeur .... 268 »
Excès de poids du ballon i« r ,345
Capacité du ballon 287 centimètres cubes.
Baromètre. o m ,77o »
Air restant o »
D'où l'on déduit pour le poids du litre 11, a63
Et par suite pour la densité cherchée. ........ 8,710
En supposant que la formule précédente correspondit à 2 volumes de vapeur, on aurait le
nombre 8,553
En effet, on a
4 volumes de vapeur Carbone 3,376
10 » Hydrogène . 0,693
1 » Étain. ..... 8, i53
2 » Chlore 4>&8o
Le nombre précédent s'écartant un peu trop du nombre théorique 3 j'ai fait une seconde détermination à une tem-
pérature un peu plus élevée, celle-ci m'a donné :
Température de l'air i5 degrés,
Température de la vapeur 282 »
Excès de poids du ballon 1 ^,3 1 4
Capacité du ballon 3o6 centimètres cubes.
Baromètre ...» o œ ,^55 »
Air restant o *
D'où Ton déduit pour le poids du litre 1 1 , i45
Et par suite pour la densité cherchée 8,618
La formule
, C«H s SnCl,
correspond donc bien à 2 volumes de vapeur; pour avoir
l'équivalent véritable, il serait nécessaire de la doubler.
Bromure de stannêthyle.
Ce composé, dont la ressemblance avec l'iodure et le chlorure est des plus manifestes, se présente sous la forme de longues aiguilles blanches entièrement dépourvues d'odeur lorsqu'elles gn t été pu ri fiées par pl usieurs cristal! isations, ou du moinsn'exhalantqu'une odeur très-faiblement camphrée. Ce produit, qui fond à une basse température et distille entre a32 et a33 degrés, peut s'obtenir, soit en trailantroxyde de stannêthyle par l'acide bromhydrique, soit en faisant agir surlesesquistannéthyle un excès de brome et soumettant à la distillation le produit de la réaction. On obtient dans ce dernier cas un liquide à odeur très-irritante qui est le bro^ mure de sesquistannélhyle, tandis que les dernières portions qui se condensent se concrètent par le refroidissement sous la forme d'aiguilles déliées et constituent le bromure de stannêthyle. On le purifie par des compressions dans du papier buvard et par des cristallisations dans l'alcool.
L'eau, l'alcool et l'éther le dissolvent avec facilité.
L'analyse de ce composé m'a fourni les résultats sui-
vant» :
I. o* r ,456 de matière m'ont donné o, 1 16 d'eau et o,a35 d'acide carbonique.
II. o« r ,4 2 5 du même produit m'ont donné 0,485 de bromure d'argent.
III. o , 45o d'un second échantillon m'ont donné o ,5o4 de bromure d'argent.
Ces résultats, traduits en centièmes, conduisent aux nom-r
bres suivants :
Théorie.
Hydrogènç. . .
Sn. .
Br. .
L'ëther bromhydrique attaque l'étain en vases clos à i5o degrés. Au bout de trente heures de chauffe on a brisé les tubes, des gaz se sont dégagés, ceux-ci renfermaient un liquide yerdâtre dans lequel nageaient des cristaux blancs de bromure de stannéthyle.
J'ai contrôlé la formule de ce produit par la détermination de la densité de sa vapeur, l'expérience m'a fourni les résultats suivants :
Température de l'air i4 degrés,
Température delà vapeur. . .. 295 »
Excès de poids du ballon. . . . i RP ,672
Capacité du ballon 256 centimètres cube s.
Baromètre o œ , 762
Air restant. . , o
D'où l'on déduit pour le poids du litre i5,o58
Et par suite pour la densité cherchée 11 ,640
En admettant que la formule
C'H*Sn, Br,
représente 2 volumes de vapeur, on aurait
4 volumes de vapeur Carbone. ... 3 , 344
10 « Hydrogène . ■ 0,692
1 » Étaiu 8,157
2 » Brome 10,786
Fluorure de stannéthyle.
L'oxyde de stannéthyle se dissout facilement dans l'acide fluorhydrique, Tévaporation de la liqueur fournit de beaux prismes de fluorure de stannéthyle.
La composition de ce produit est représentée par la formule
O H fc Sn,Vl.
Sulfate de stannéthyle.
L'oxyde de stannéthyle se dissout facilement, surtout à l'aide de la chaleur, dans l'acide sulfurique étendu. La dissolution, soumise à l'évaporation spontanée, laisse déposer de belles paillettes cristallines, solubles dans l'alcool et dans l'eau. La distillation le décompose entièrement en donnant naissance à des produits doués d'une odeur irritante.
Soumis à l'analyse, ce composé m'a donné les résultats suivants :
I. o 8r ,6oo de matière m'ont donné o ,522 de sulfate de baryte.
II. o« r ,58i du même produit m'ont donné, par la combustion avec l'oxyde de cuivre, o , 195 d'eau et o ,37 1 d'acide carbonique.
III. o Br ,487 d'un second échantillon m'ont donné 0,171 d'eau eto,3i2 d'acide carbonique.
IV. o gr ,462 du même produit m'ont donné 0,394 de sulfate de baryte.
Ces résultats, traduits en centièmes, conduisent aux
nombres suivants :
ni.
Théorie.
Carbone
Hydrogène. . . .
Étain
» Sn. . .
Ac. sulfurique. 29,66
D'où Ton déduit la formule
C<H'Sn,0,SO».
jizotalc rie stannéthjle.
L'azotate de stannéthyle s'obtient soit par double décomposition, au moyen de Tiodure de stannéthyle et de l'azotate d'argent, soit en dissolvant l'oxyde de stannéthyle dans l'acide azotique étendu, puis abandonnant la liqueur à Févaporation spontanée. Ce sel, qui se dissout facilement dans l'alcool et dans l'eau, se présente sous la forme de prismes qui sont souvent assez volumineux. Lorsqu'on le chaude en vases clos, il fond d'abord, puis décrépite et se décompose complètement. La vapeur qui se dégage présente l'odeur de l'élher nitreux.
Soumis à l'analyse, ce composé m'a donné les résultats suivants :
I. o ,r , 547 de matière m'on t donnée 0,171 d'eau et o, 322 d'acide carbonique.
II. o gr ,493 de ce produit m'ont donné 39 centimètres cubes d'azote à la température de i5 degrés, et sous la pression de o œ ,755 le gaz étant saturé d'humidité.
Ces résultats, traduits en centièmes, conduisent aux nombres suivants ;
Théorie.