I. II
Hydrogène
Azote
Étain
Oxygène. .
D'où l'on déduit la formule
C'H^OÀz 0».
Oxalate de stannêthyle .
L'oxalatc de stannêthyle est insoluble dans l'eau. Ce sel se prépare, soit en saturant l'acide oxalique par l'oxyde de stannêthyle, soit par la méthode de double décomposition en faisant agir une dissolution d'oxalate d'ammoniaque sur une dissolution d'iodure de stannêthyle. C'est une poudre amorphe d'un blanc éclatant.
Soumis à l'analyse, ce composé m'a donné les résultats suivants :
o fr ,364 de cette matière m'ont donné 0,1 19 d'eau et 0,362 d'acide carbonique.
D'où l'on déduit les nombres suivants :
Théorie.
Carbone 27,12 C' 1 72 27,28
Hydrogène 3,63 H" 10 3,78
Étain » Sn s . .... 1 18 44» 7°
Oxygène » O*. . 64 24,24
qui conduisent à la formule
2(0 H* SnO), C<0«.
Formiate de stannêthyle
Si Ton projette de l'oxyde de stannêthyle dans de l'acide formique étendu, la dissolution de cet oxyde s'opère avec
facilité, surtout si l'on a soin de chauffer. La quantité de liquide est-elle insuffisante relativement à la quantité de matière dont on fait usage, on voit se déposer au fond du vase une huile incolore et légèrement épaisse qui, par le refroidissement, se prend en une masse de cristaux. Ces derniers étant exprimés entre des doubles de papier buvard, puis repris par l'alcool, s'y dissolvent facilement et s'en séparent par l'évaporation sous la forme de prismes incolores et transparents.
Peu solubles dans l'eau, surtout à froid, ces cristaux se dissolvent très-bien dans l'alcool. Soumis à la distillation, ce sel éprouve une décomposition partielle, mais la majeure partie se sublime sans éprouver d'altération.
Soumis à l'analyse, ces composés m'ont donné les résultats suivants :
I. o 8r ,5i8 de matière m'ont donné 0,21 5 d'eau et o,5o8 d'acide carbonique.
IL o* r ,44° du même produit m'ont donné o« r ,i85 d'eau et o,433 d'acide carbonique.
Ces résultats, traduits en centièmes, conduisent aux nombres suivants : «
Théorie.
Carbone 26,74 26 ,83 C 5 .... 36 27.07
Hydrogène.... 4»6° 4>66 . H e . . . . 6 4>5i
Étain » » Sn.... 5o, 44 > 3 ^
Oxygène » » 0 32 24,06
Composition qu'on peut représenter par la formule
CH'SniO, C'HO 3 .
sJcétate de stannèthyle.
Lorsqu'on fait tomber par petites portions de l'oxyde de stannétyle dans l'acide acétique étendu et bouillant, on
voit se séparer une huile épaisse qui,, par le refroidissement, se concrète eu une masse cristalline. La liqueur aqueuse surnageante laisse également déposer des cristaux qui sont mieux définis. Si Ton décante le liquide et qu'on fasse égoutter la matière concrète ainsi que les cristaux , puis qu'on dissolve le tout dans l'alcool, l'évaporation spontanée fournit des prismes où des tables transparentes d'une très-graude beauté. •
Ce produit, qui n'est autre que l'acétate de stannéthyle, ainsi que le démontrent les analyses qui vont suivre, est peu soluble dans l'eau , surtout à froid *, F alcool le dissout assez bien ; il en est de même de l'esprit-dc-bois et de Téther.
La chaleur le décompose faiblement, la moyenne partie se sublime sous forme de cristaux, sans éprouver d'altération.
Soumis à l'analyse, ce composé a donné les résultats suivants :
I. o gr ,367 de matière m'ont donné, par leur combustion avec l'oxyde de cuivre, o, i83 d'eau et o , 436 d'acide carbonique. .
II. o gr ,3i6 d'un second échantillon m'ont donné o, i55 d'eau et o, 376 d'acide carbonique.
III. o« r ,3c/> du même produit m'ont donné 0,191 d'eau et 0,469 d'acide carbonique.
Traduits en centièmes, ces résultats conduisent aux nombres suivants ;
Théorie.
Carbone. . . »
Hydrogène. .
tètain
Sn. . .*
Oxygène.. . .
La composition de ce sel est exprimée par la formule
C«B*Sn, 0,C«H 3 0 3 .
Les acides butyrique et valériquese comportent, à l'égard C. 4
de l'oxyde de stannéthyle, do la même manière que les acides acétique et formique ; les composés qu'ils fournissent possèdent une composition parallèle et présentent l'isomorphisme le plus complet.
Une dissolution bouillante d'acide tartrique dissout l'oxyde de stannéthyle, et laisse déposer par le refroidisse* ment de petits prismes durs et bien définis. L'acide citrique se comporte d'une manière analogue.
Tous les sels formés par le stannéthyle, lorsqu'ils sont solubles, cristallisent avec facilité. La chaleur les décompose, soit partiellement , soit d'une manière complète; ils participent en cela des propriétés de l'oxyde lui-même, que la chaleur détruit intégralement. Dans toutes ces distillations on observe cette odeur piquante , analogue à celle de l'essence de moutarde, qui caractérise le sesquistannéthyle et ses diverses combinaisons.
Série du sesquistannéthyle:
Nous avons vu précédemment que dans l'action réciproque de l'iodure d'éthylc et de l'étain il se formait, outre l'iodure solide et cristallisable, une huile d'une odeur trèspiquante, substance qu'on obtient en proportions plus considérables lorsqu'on remplace le métaî par des alliages de sodium.
Purifiée par la rectification, l'huile ainsi produite possède les propriétés suivantes. C'est un liquide pesant, incolore ou présentant une couleur ambrée très-faible. Il bout régulièrement entre a35 et a38 degrés sans éprouver la moindre altération. Sa densité est de i,833 à 11 degrés. Trèspeu soluble dans l'eau, ce compose se dissout facilement dans l'alcool et l'éther.
Il dissout l'iode à froid sans éprouver d'altération; haufïe-t-on légèrement, l'iode disparaît. En continuant l'addition de celte substance, il arrive un moment où Inapplication de la chaleur ne produit plus de décoloration; on observe alors la formation d'un liquide éthéré, bouillant
au-dessous de 100 degrés, qui jouit de toutes les propriétés de l'éther iodhydrique. Par le refroidissement la liqueur se prend en une niasse de cristaux, qu'on purifie par la compression entre des doubles de papier buvard et des cristallisations dans l'alcool. Ceux-ci, qu'on obtient entièrement incolores et sous la forme de beaux prismes, ne sont autres que l'iodure de stannéthyle.
La réaction entre l'iode et l'iodure de sesqui stannéthyle s'explique facilement au moyen de l'équation suivante : *
Sn' ( C* H»)», 14- 2I = 2 [ Sn ( C< H» ) I] + O H>, I.
Je ne reviendrai pas sur l'analyse de cette substance que j'ai fait connaître plus haut.
Oxyde de sesquistannéthyle.
Une dissolution aqueuse de potasse caustique décompose l'iodure de sesquistannéthyle, avec formation d'iodure de potassium et d'oxyde de sesquistannéthyle qui se dissout dans l'excès d'alcali. Soumet-on le mélange à la distillation, il se condense dans le récipient un mélange d'oxydé de sesquistannéthyle et d'eau. La dissolution aqueuse saturée peut servir à la préparation des sels de sesquistannéthyle; quant à la masse solidifiée par le refroidissement, on la purifie par des compressions entre du papier buvard et de nouvelles distillations.
Ainsi purifié, ce produit se présente sous la forme de prismes incolores et brillants qui fondent entre 44 eL 45 degrés et distillent à la température de 272 degrés. L'eau, l'alcool, l'esprit-de-bois, l'acétone et l'éther le dissolvent.
Le maintient-on pendaut quelque temps à une température voisine de celle de son ébullition, de l'eau se dégage, et l'on obtient une huile limpide qui n'est autre que l'oxyde anhydre. La matière cristallisée est donc un hydrate. Et ce qui le prouve de la manière la plus évidente, c'est qu'il suffit pour la reproduire de laisser tomber de l'eau goutte à goutte sur la substance huileuse.
Sa dissolution aqueuse possède des réactions fortement alcalines, elle verdit fortement le sirop de violettes, ramène au bleu la teinture rouge de tournesol et sature Iç^s acides les plus énergiques. Une baguette imprégnée d'acide chlorhydrique répand d'épaisses fumées quand on l'approche de cet oxyde chauffé jusqu'à fusion.
Les sels formés par l'oxyde de sesquistannéthyle sont presque tous solubles et cristallisent avec la plus grande . facilité; tous présentent une odeur forte et piquante.
Les chlorures, bromures, iodures de sesquistannéthyle sont liquides et possèdent cette odeur forte et piquante qui rappelle celle de la moutarde.
Soumis à l'analyse, ce composé m'a donné les résultats suivants :
I. o |r ,5oo de matière m'ont donné o,333 d'eau et 0,597 d'acide carbonique.
Iï. o« r ,5i9d'un second échantillon m'ont donné 0,341 d'eau et 0,619 d'acide carbonique.
Ces résultats, traduits en centièmes, conduisent aux nombres suivants :
Théorie.
Carbone 32,57 3a, 47 C' 3 72 32,43
Hydrogène.... 7,40 7,28 H 16 . 16 7,21
Etain • » Sn 1 . ... 118 53, i5
Oxygène » » O a 16 7,21
Sa composition est par conséquent exprimée par la formule
Sn 1 (G«H») s ,0,HO.
Chlorure de sesquistannéthyle.
Ce composé s'obtient en traitant l'oxyde de sesquistannéthyle par l'acide chlorhydrique : il se sépare alors une huile très-limpide, dont l'odeur est plus pénétrante encore que celle de l'iodure. La densité de ce liquide est représentée
par le nombre i,4*8 à -h 8°. Il bout entre 208 et 210 0 . L'eau le dissout en petite proportion et en acquiert l'odeur. L'alcool, l'esprit- de-bois et l'éther le dissolvent facilement.
Vers zéro il se solidifie en prismes d'une transparence parfaite.
Soumis à l'analyse, ce composé m'a donné les résultats suivants :
I. o« r ,457 de matière m'ont donné 0,262 d'eau et 0,499 d'acide carbonique.
II. o* r ,834 du même produit m'ont donné o,5o4 de chlorure d'argent.
III. o |r ,62o 6?un second échantillon m'ont donné 0,369 ^ e chlorure d'argent.
Ces résultats, traduits en centièmes, conduisent aux nombres suivants :