‹ Recherches sur les radicaux organométalliquesChapitre 17 sur 47 · Il m. IV. V · texte numérisé non relu

Il m. IV. V

Carbone i6,o5 » 2 15,69

Hydrogène........ 3,38 ■ * 3,58

Etain » » » » •

Iode » 4 2 > 0 ** 4 a » 23 0

qui conduisent à la formule

Sn'Cin^Sn'lC/ H 4 )',I-

En cflel, on a

. Sn* 118 38 )9 4

Ce composé correspond, comme on voit, au sesquistannéthyle

Sn'ftfH 4 ) 3 ,

dans lequel une molécule d'éthyle se trouve remplacée par une molécule d'iode.

ACTION DE l'ÉTAIW SUR L'iODURE DE MÉTHYLE.

Slanrnèthyles .

L'iodure de méthyle dans son contact avec Tétain, soit pur soit allié au sodium, donne naissance à des résultats entièrement comparables à ceux que fournit l'iodure d'éthyle, ainsi que l'analogie le faisait prévoir.

Lorsqu'on chauffe au bain d'huile entre iSoet 160 degrés dans des tubes scellés à la lampe de l'iodure de méthyle et des feuilles d'étain pur, le métal disparaît complètement au bout de douze à quinze heures si l'on emploie •2 7 h 3 parties d'iodure pour 1 d'étain.

On obtient par le refroidissement un liquide brun au fond duquel se déposent parfois de magnifiques cristaux d'un jaune de soufre. Ce liquide brut étant soumis à une distillation fractionnée commence à bouillir vers 5o degrés (il passe alors une petite quantité d'iodure de méthyle inaltéré), puis la température s'élève graduellement, les dernières portions passant vers a3o degrés.

La majeure partie du produit de la réaction de Pétainsur l'iodure de méthyle distille entre 180 et a3o degrés. Le résidu de la cornue consiste en un dépôt rouge d'iodure detain. Le produit brut de cette première distillation étant

abandonné au repos, laisse déposer une quantité considérable de ces beaux cristaux jaunes de soufre, dont j'ai parlé plus haut. Le liquide qui surnage les cristaux étant soumis à une nouvelle rectification, commence à bouillir vers 180 degrés, le thermomètre marque 23o degrés lorsque la distillation est terminée. Vers le milieu de la distillation la liqueur se trouble et de l'iodure rouge d'étain se sépare.

Le liquide brut provenant de cette seconde, distillation laisse encore déposer au bout de quelques heures des cristaux rhomboédriques. On sépare de nouveau le liquide qui les surnage, et Ton procède à une troisième rectification en ne recueillant celte fois que ce qui distille entre 180 et 200 degrés et ayant soin die recevoir dans un autre récipient les portions qui passent au-dessus de cette température et qui cette fois laissent déposer une quantité considérable de cristaux jaunes.

Pour purifier ces derniers, on rassemble tous les dépôts successifs, on les comprime entre des doubles de papier buvard jusqu'à ce qu'ils cessent de le tacher, puis on les dissout à saturation dans un mélange d'alcool et d'éther. La liqueur claire qui passe à travers le filtre étant soumise à l'évaporation spontanée dans un cristallisoir à fond plat * sous une cloche, laisse déposer des cristaux très-nets. Afin d'absorber les vapeurs et de rendre l'évaporation plus rapide, il est bon de placer sous la cloche un vase renfermant de l'acide sulfurique au maximum de concentration. Il faut en outre autant que possible éviter l'action de la lumière, sans quoi les cristaux prendraient une coloration brune. On obtient ainsi des prismes, rhomboïdaux obliques d'un volume considérable et d'une netteté parfaite qui s'opalisent à l'air.

Soumis à l'action d'une douce chaleur, ces cristaux fondent vers la température de 3o degrés et se résolvent en un liquide qui présente l'aspect du soufre fondu. Par un refroidissement gradué, ce liquide se prend en une masse

de beaux prismes rhomboïdaux qu'on peut obtenir parfaitement nets en opérant par décantation; on obtient de la sorte une magnifique cristallisation comparable à celle du bismuth. Ce produit bout régulièrement à la température de 228 degrés.

Sa densité à la température de 22 degrés est égale à 2,872.

Ces cristaux se dissolvent dans l'eau, surtout à ebaud. L'alcool, Tesprit-de-bois, l'acétone et l'éther les dissolvent en quantité considérable.

Une dissolution alcoolique de ces cristaux est décomposée par le sulfate, l'azotate, l'acétate,.- etc., d'argent, avec formation d'iodure d'argent et de sels correspondants d'oxyde de slannétbyle.

L'ammoniaque décompose la dissolution de ces cristaux et donne un précipité blanc, complètement amorphe, d'oxyde de stahnéthyle insoluble dans un excès de réactif et qui présente la plus grande ressemblance avec l'oxyde de stannéthyle.

Soumis à l'analyse, ce composé m'a donné les résullatssuivants : . .

I. 0^,960 de matière m'ont donné par leur combustion avec l'oxyd*de cuivre 0,1 35 d'eau et 0,207 d acide carbonique.

II. o« r ,4 00 du même produit m'ont donné 0,468 d'iodure d'ar-

gent.

III. o |r ,4^9 du même produit m'ont donné o,5i3 d'iodure d'argent.

IV. o« r ,8o2 d'un second échantillon m'ont donné 0,1 14 d'eau et 0,174 d'acide caibonique.

V. o« r ,5io du même produit m'ont donné 0,594 d'iodure d'argent.

Ces résultats, traduits en centièmes, donnent les nombres suivants :

lf.

Hydrogène .

raain

nn

et conduisent

à la formule

C'H'SnI.

En effet, on a

Sn

Le composé cristallisable qui prend naissance dans ces conditions correspond, comme on devait s'y attendre, à l'iodure de stannéthyle : c'est un produit homologue que je désignerai sous le nom diiodure de stanmèthyle .

Afin de contrôler la formule précédente et de fixer l'équivalent de ce composé, j'ai pris la densité de sa vapeur à 70 ou 75 degrés au delà de son point d ebullition, mais dans ces circonstances il éprouve une décomposition profonde, ce qui ne m'a permis de tirer aucune conclusion ; mais le chlorure correspondant n'éprouvant pas d'altération lorsqu'on chauffe dans de semblables limites au-dessus de son point d'ébulli lion, j'ai pu me convaincre qu'il présentait le même mode de groupement que le chlorure de stannéthyle.

Le produit bouillant entre 180 et 200 degrés a été rectifié à plusieurs reprises jusqu'à ce qu'il ne se troublât plus et ne laissât plus déposer de cristaux d'iodure rouge d'étain. J'ai obtenu finalement un liquide incolore, très-limpide, très-mobile et possédant une odeur piquante qui rappelle celle de la moutarde, mais moins pénétrante que celle de

i'iodure de sesquistannélhyle.Cetiodure, qui conservel'état liquide dans le mélange de glace et de sel, se solidifie immédialement dans le bain d'acide carbonique solide et d'éther.

Sa densité est de 2,i55 à la température de 18 degrés. Il bout entre 188 et 190 degrés.

Peu soluble duns l'eau, ce composé se dissout en toutes proportions dans l'alcool et l'élher.

La potasse ,o 'Compose en formant de l'iodure de potassium ainsi qu'ut; oxyde correspondant qui se dissout dans un excès d'alcali. Soumet-on cette liqueur à la distillation, des vapeurs d'eau se dégagent en entraînant l'oxyde qu'on peut condenser dans un récipient refroidi. Celui-ci se présente sous la forme d une huile incolore, douée d'une forte odeur qui par le refroidissement se concrète sous la forme de prismes d'une beauté remarquable.

Soumis à l'analyse, l'iodure liquide m'a fourni les résultats suivants :

I. o 8r ,574 de matière m'ont donne par leur combustion avec l'oxyde de cuivre 0,1 65 d'eau et o,254 d'acide carbonique.

IL o er ,5oo du même produit m'ont donné o,4o5 d'iodure d'argent.

III. o' r ,446duiiièmè produit m'ont donné o, 363 d'iodure d'argent.

IV. o gr ,6io d'un second échantillon m'ont donné 0,173 d'eau et 0,274 d'acide carbonique.

V. o Rr ,62i du même produit m'ont donné o,5o4 d'iodure d'argent.

VI. o gr , 087 d'un troisième échantillon m'ont donné o, 168 d'eau et 0,269 d'acide carbonique.

VIL o gr , 65o du même produit m'ont donné o, 526 d'iodure d'argent.

VIII. o 8 ',58» d'unquatrièmeechanlillonm'ontdonnéo, 472 d'iodure d'argent.

Ces résultats, traduits en centièmes, conduisent aux C. 5

nombres suivants :

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